Depuis plusieurs jours j'essaie de venir donner des nouvelles, mais rien ne fonctionne, entre mon ordi, les coupures de courant ou de web, blogger qui fait n'importe quoi (maintenant en + de ne pas pouvoir répondre à vos messages, je ne peux plus poster de photos…) j'ai du changer de navigateur et je déteste Edge, j'ai un problème de souris (voui, il me faut une souris)… Bref
Comme je n'ai pas non plus des tas de choses à raconter du fait que j'ai passé une sale quinzaine, entre la fête des mères qui chez moi provoque un profond malaise (mare qu'on glorifie à tout va ces mères touuuuuutes admirables... j'ai un scoop, non, elles ne le sont pas toutes, hélas et ce matraquage est hyper difficile à vivre pour les gens qui n'ont pas eu de chance côté parental) ma santé au plus bas et le reste, j'avoue que je me suis demandé si ça valait le coup de poster quelque chose. Et puis oui.
Parce que je suis ENCORE tombée sur quelques crétins, et que je me dis que je vais parler de ça, encore et encore jusqu'à ce qu'une petite proportion de gens comprenne, que peut-être si je suis chanceuse certains se rappelleront ma publication et éviteront de juger des personnes dont ils ne comprennent pas la vie... Si jamais ça peut faire évoluer ne serait-ce qu'une mentalité, qui à son tour en fera évoluer une autre.... Donc c'est parti pour une séance zèbre
Pour ceux qui ne sauraient pas, le zèbre est le symbole des maladies rares/orphelines.
Pourquoi le zèbre ? C'est un genre de métaphore, qui explique l'errance médicale que les malades subissent, souvent tout au long de leur vie. « Quand vous entendez des battements de sabots, vous pensez aux chevaux, pas aux zèbres. ». Et c'est bien le problème des maladies rares, les médecins associent automatiquement les symptômes que vous leur décrivez à ce qu'ils côtoient tous les jours. Et ils se trompent. Même quand un confrère leur montre une nouvelle voie à explorer, c'est non. Parfois un médecin vous écoute. Mais ils sont beaucoup trop rares....
Pour ma part vous le savez ça fait 35 ans que je souffre, et 30 ans de vaines tentatives pour qu'un médecin m'écoute... J'ai eu un espoir, avec un médecin chinois qui a au moins eu le mérite de me mettre sur la piste, en m'apprenant comment fonctionne la médecine chinoise, qui ne traite pas les symptômes de façon isolée mais le corps dans sa globalité. On pourrait se dire que c'est une évidence. Pas pour la médecine occidentale. Le pire, à part les années de souffrance, d'errance, de tests, c'est qu'on m'a finalement traitée pour des choses que je n'avais pas, faisant au passage de nouveaux dégâts. C'est pour ça qu'aujourd'hui je ne fais plus confiance aux médecins, c'est pour ça que mon cas s'est aggravé, et c'est pour ça que j'ai laissé tomber.
Il y a donc eu mon médecin asiatique, qui avant d'avoir pu pousser plus loin et lancer un protocole durable est décédé. Puis j'ai eu un médecin qui après des années de supplications a enfin fait quelques tests, pas tous, donc résultat tronqué, et je me suis retrouvée classée "fibromyalgie probable". En même temps ça n'a servi à rien, puisque s'il avait cherché plus loin il aurait vu que non, et de toute façon j'ai eu droit à un "oh ça ne se soigne pas, on ne sait pas trop ce que c'est, donc en fait... je ne ferai rien c'est pas intéressant" (texto). Puis j'ai déménagé. Je crois que dans ma nouvelle région, j'ai vu le pire. Avec surtout une médecin totalement obtuse qui m'a poussée dans tout ce qu'il ne fallait pas, m'a prescrit des choses délirantes, fait des examens inutiles en omettant systématiquement ceux qui auraient pu pointer dans la bonne direction. Son acharnement dans le ridicule a fini par me faire tester quelques autres médecins, qui disons-le tout de suite m'ont à peine écoutée. Et prescrit du Doliprane (le labo qui en vend doit vraiment leur faire de jolis cadeaux pour qu'ils refilent cette daube à tours de bras). Ma doc m'a même prescrit du lithium, me disant que tout est histoire de dépression... j'ai fini à moitié shootée, prenant des dizaines de cachets par jour. Pour un résultat zéro sur les soucis de départ, et une quantité astronomique de réactions en chaîne. J'ai donc tout laissé tomber.
Quand je suis allée enterrer mon meilleur ami, à l'étranger, j'en ai profité pour aller voir un médecin. Enfin je n'ai pas eu le choix, je ne pouvais plus marcher, j'avais une double luxation hanche genou, un genre de bronchite, et la souffrance était si terrible que j'ai cru que j'allais mourir, ajoutez à ça une sorte de grosse attaque groupée (perte de cheveux, fatigue intense, pustules sur la peau qui se met à "buller" et je vous en passe). Le médecin vu, c'était un médecin de base, le médecin de quartier quoi, en me voyant et me faisant décrire tous mes symptômes par le menu m'a dit "ben... c'est un SED, y'a pas à chercher midi à 14h, et il faudra faire des examens beaucoup plus poussés parce que pour moi vous avez aussi un lupus". Heu... ????
Il m'a fait faire quelques examens, ça m'a coûté bonbon (tant pis) et m'a bien reconfirmé son diagnostic. Puis remis un dossier à donner à ma doc en rentrant, avec une lettre lui demandant grosso modo de se bouger le c.. et de me faire ENFIN suivre un protocole parce que là, y'a urgence vitale. Je devais lui donner le dossier donc.... Ce que j'ai fait. Naïvement (et surtout parce que j'étais dans l'excitation limite hystérique d'avoir une piste solide)... ça a été ma dernière erreur médicale en la matière : elle a conservé le dossier, qui ensuite a "mystérieusement" disparu, elle a commencé par me dire "n'immmporte quoi" et "les avis des autres je m'en tape"...avant de "perdre" le dossier et les résultats de tous les examens. Depuis ? Je gère, toute seule, sans médecin. C'est fini, je ne ferai plus jamais confiance à un médecin français. Je n'ai pas les moyens d'aller me faire soigner ailleurs. Je laisse donc tomber. Je n'avais même pas eu l'idée sur le moment, mais une copine a fait une recherche pour moi lors d'un voyage, et le doc a pris sa retraite, pas moyen d'obtenir une copie de mon dossier de l'époque auprès du successeur, pourtant plein de bonne volonté, qui n'a gardé que les dossiers de patients résidents, pas ceux "de passage"... dommage.
Me voilà donc avec une kyrielle inquiétante de maladies rares, peu courantes, etc. Parce que j'ai déjà une variante de la maladie de Verneuil, qui au lieu de me faire des kystes de type furoncles (désolée) me fait des sortes de tumeurs bizarres, si on ajoute la fibromyalgie suite à mes essais de PMA (pour rien, vu ce qu'a fait l'ex), mes 2 crabes mis au tapis et mes "AVC" qui pour moi n'en sont pas (mais ce que c'était, je ne sais pas, les symptômes sont les mêmes, mais pour moi non) etc etc...si je rajoute lupus et SED comment vous dire que ma vie n'est pas vraiment agréable à vivre....
Avoir le S.E.D c'est quoi ?
Le Syndrome d'Ehlers-Danlos est une sorte de nuage de symptômes, à sévérité variable, comme par exemple
- Une peau extensible, très fine - je n'ai pas. Et translucide avec une cicatrisation lente et difficile, des ecchymoses à répétition, des vergetures précoces même chez les enfants. J'ai
- Des articulations très flexibles. J'ai eu, mais ça s'est arrangé, sinon je pouvais quand je pliais ma main gauche faire en sorte que mon pouce touche mon avant-bras (faites le test, vous verrez).
- Une fatigue excessive. J'ai
- Des luxations et des entorses à répétition. J'ai
- Une insuffisance respiratoire, parfois identifiée à tort comme de l’asthme. J'ai
- Une fragilité des vaisseaux sanguins et des organes, sujets aux déchirures, surtout dans le type IV. + des saignements de nez spontanés. J'ai
- Des troubles intestinaux ou de la constipation, parfois confondus avec d'autres pathologies comme une colopathie. Je n'ai plus, mais comme j'ai modifié mon alimentation je pense que ça atténue suffisamment.
- Des reflux gastro-oesophagiens. J'ai eu, beauuuucoup, on m'a même traitée pour un ulcère que je n'avais pas, et finalement je contrôle, avec du lait fermenté...
- Des problèmes urinaires. J'ai eu, beaucoup aussi, mais les plantes m'ont arrêté ça totalement
- Des troubles cardiaques, en particulier au niveau des valves. J'ai
- Des problèmes de la vision, avec une vision qui peut varier beaucoup d'un jour à l'autre. J'ai
- Des règles abondantes et douloureuses chez certaines femmes. J'ai (depuis que j'ai 9 ans...bonjour la condamnation à vie, désormais aggravée par la fibromyalgie)
- Des cordes vocales très sensibles et très souples. J'ai, j'ai même irrémédiablement endommagé les miennes en hurlant (pour rien, personne n'est venu m'aider) lors d'une agression. Je ne peux pas parler pendant plus de 2h dans la journée sans souffrir atrocement, au point d'avoir toute la gorge enflammée
- C'est avoir mal non stop (vertèbres/cervicales/bassin bloqués, muscles tétanisés ou autres...), partout, de façon intense pendant les crises.
Certains auront des répits d'autres non, c'est-à-dire une douleur plus "supportable" de temps en temps. Mais ça ne s'arrête jamais....
Alors au quotidien ça fait quoi ? J'ai pris des listings faits par différentes personnes, pour m'aider à vous faire une petite "compil de l'apocalypse"...
- Ne pas pouvoir avoir de contact physique sans avoir mal, ne pas oser dire aux gens "vous me faites mal" parce qu'ils vous serrent la main trop fort, ou trop sèchement, ou vous prennent dans leurs bras parce qu'ils sont contents de vous retrouver. Pour les gens avec des enfants, c'est redouter le moment où ils vont vouloir être portés, câlinés. Je ne parlerai même pas du couple, hein... J'ai l'avantage de m'épargner ça, et je n'ai pas d'enfant. Mon cœur saigne pour les mamans… c'est pleurer quand on doit porter son chien âgé fatigué dans les escaliers, chien qui ne pèse que 10kg mais vous luxe l'épaule, la hanche, puis le genou
- C'est être souvent -voire tout le temps- fatiguée, jusqu'à l'épuisement parce que non, les douleurs ne s'arrêtent pas la nuit. Le moindre mouvement peut les déclencher. Ou même aucun mouvement. C'est donc dormir peu, et mal. Même avec des médicaments à la fois pour dormir et pour lutter contre la douleur.
- C'est se blesser sans arrêt, échapper des choses, être incapable de porter un seau, une casserole d'eau, c'est faire la vaisselle et lever quelque chose du bac pour le mettre dans l'égouttoir en pleurant... j'ai du remplacer une bonne partie de mon matériel de cuisine pour des choses plus légères parce que je ne pouvais plus suivre. Pour le reste, c'est François qui m'aide, quand il y pense ou que je demande. J'aimerais tellement ne pas avoir à demander, que ce soit naturel... C'est se faire une luxation ou une entorse au moindre mouvement moins maîtrisé, comme par exemple tirer son aspirateur pour le faire avancer... Parfois même c'est se faire mal en portant un sac à main, en tapant un texte à l'ordinateur... C'est se luxer les doigts en s'essuyant les mains après la vaisselle.. C'est ne pas être capable de se brosser les cheveux parce que garder les bras en l'air et faire des mouvements, c'est illusoire. Ne parlons pas d'une coiffure sophistiquée hein. A part mettre une pince ou un choucou, chez moi c'est fini. J'ai du mal à me laver les cheveux, et même à me laver tout court. Je n'ai pas d'eau chaude, donc je me lave sous la douche froide autant que possible, ou "au baquet" en mettant de l'eau tiède dans un seau, par petites doses, et en prélevant avec un petit pot pour m'arroser.. Je vous laisse imaginer vu ma masse le temps que ça prend de faire des aller-retour avec la bouilloire électrique, de la lever/vider/remplir encore, le tout à 2 mains parce que c'est trop lourd, etc puis de reprendre avec un petit pot pour verser l'eau sur moi... Parfois, si je n'ai pas François dans les environs, je ne suis pas rassurée de monter seule dans la baignoire dont j'ai du mal à redescendre, donc je me douche carrément dehors, à l'eau froide. Parfois je me luxe le poignet ou l'épaule juste en m'habillant...Arroser mon jardin, arracher des herbes ou autre, c'est atroce. Je vous rappelle que dans mon état je rénove ma maison. Et sans argent. Si on me demande encore pourquoi je n'avance pas plus vite, il ne faut pas s'étonner que je finisse par vraiment me fâcher
- C'est pour certains ne pas supporter les bruits ou les lumières fortes. Une visite en supermarché vire vite au cauchemar quand le petit Kevin beugle comme un veau pour avoir des bonbons, que ça vous déclenche une migraine d'anthologie, quand sa mère lui hurle encore plus fort de la fermer c'est voir la migraine redoubler, et quand sa petite soeur Kevina vient vous coller un coup de pied parce que c'est rigoooolooooo, vous retrouver avec un hématome géant et l'impossibilité de marcher pour sortir du magasin tellement vous souffrez... C'est fondre en larmes parce que ça fait 50 fois que vous demandez à votre conjoint/enfant/parent de baisser le son de la télé/chaîne vu que ça vous a déclenché une migraine à tomber par terre, voir que la personne ne baisse pas le son, ou le fait en vous enguirlandant sous prétexte que vivre avec vous est un enfer...
- C'est se cogner partout, parce qu'à un moment votre vision change et votre équilibre aussi. C'est n'avoir jamais la possibilité de faire confiance à vos articulations parce que vous savez que ça peut lâcher sans prévenir. C'est se faire mal même juste en marchant, ou en se levant de sa chaise (ou en sortant d'une voiture), c'est trébucher sur la moindre bosse, le moindre carrelage décalé, pour quelqu'un comme moi qui aime randonner, on pourrait parler de dénivelé, de cailloux sur le chemin… et essayez donc d'expliquer ça aux gens, qui ne comprennent déjà pas que vous arriviez épuisé sur le départ d'une rando, que vous vous fassiez mal tout du long, sans vous plaindre, et s'étonnent de vous voir terminer la rando presque moins fatiguée qu'eux tout simplement parce que vous êtes tellement habituée à gérer la douleur que même si c'est la cata, globalement c'est "moins pire" que d'autres fois. C'est ne plus pouvoir se relever si pour une raison ou une autre on doit s'asseoir par terre. J'ai appris avec le temps, j'ai mes techniques... mais il m'arrive de rester coincée des heures. Parfois pour monter ou descendre un escalier, quand la douleur est trop forte et qu'on sent les articulations trop instables, c'est ne pas prendre de risque et monter comme un singe, en appui sur "4 pattes", et descendre sur les fesses, assis, se laissant tomber marche par marche...C'est ne jamais pouvoir rester longtemps debout ou assis, même si on aimerait. Et ne trouver aucune position de jour comme de nuit qui soit durablement confortable. Si par miracle ça arrive, personne ne comprendra que vous ne vouliez plus bouger. De même je dirai si quelque chose tombe, personne ne vous aidera à le ramasser, vous regardera souffrir, geindre, et continuera à vous ignorer. Même vos très proches. Donc gérer douleur, humiliation et chagrin.
- C'est finir par ne plus supporter le moindre contact, même avec un objet comme un oreiller. Parfois, la nuit, j'ai tellement mal aux vertèbres que j'ai l'impression d'avoir un couteau planté dans la colonne vertébrale, une douleur brûlante lancinante qui se ravive au moindre mouvement (respiration incluse)... C'est porter des vêtements compressifs ou une gaine, pour ne pas dégringoler de partout et pour "sentir" notre corps, le spandex est votre ami, les genouillères/coudières/orthèses de poignet ou de cheville, minerves n'ont plus aucun secret pour vous, vous en avez d'ailleurs une collection complète impressionnante !
- C'est échapper des objets sans arrêt, faire tomber des choses parce qu'on ne les sent plus dans ses mains. C'est comme si tout à coup votre main était "vide" et "inerte", que vous ne sentiez plus ce qu'elle tient, que vos muscles se relâchent, sans raison, ça peut durer 2 secondes comme 5mn, et c'est suffisant pour faire des dégâts ou vous attirer les foudres de votre entourage
- C'est être traumatisée par des odeurs parce qu'on sent "trop", notre odorat étant trop sensible. Ok, c'est une bénédiction quand on aime les épices, les vins ou je ne sais quoi. Je peux reconnaître tellement de nuances que je n'ai souvent pas de mot pour expliquer, là où les gens sentent "juste" une odeur, moi j'ai comme une immense palette de peintre pleine de couleurs ! En revanche, les parfums des gens vous agressent, rentrer dans un Sephora ou autre est impossible, et vous rêvez de passer au karcher la plupart des gens que vous croisez tellement ils ne se rendent plus compte de la puissance envahissante de leur parfum. Limite vous en venez à préférer quelqu'un qui sent la transpiration...c'est moins agressif.
- C'est aussi pour certains avoir un strabisme, ou des spasmes accommodatifs au point d'être totalement malvoyant si on force trop. Mes yeux ont tendance à faire comme des effets de micro zoom hyper rapide "avant-arrière", je vois mal, mon degré de vision fluctue selon les heures de la journée, selon que je vais "moins mal" ou "plus mal", de si je suis stressée... mais en dehors de ça j'y échappe, alors que je n'ai pas échappé aux autres symptômes....
- C'est avoir des bronchites qui ressemblent à des crises d'asthme (plusieurs fois par an) avec parfois des déchirures musculaires entre les côtes et avoir des côtes bloquées pendant plusieurs semaines... C'est avoir du mal à supporter un soutien-gorge, qui appuie là où ça fait mal. TOUT fait mal, les ceintures, les boutons de pantalons, les bretelles...
- C'est se lever le matin en sachant que de toute façon ce sera une journée difficile, plus ou moins, et se coucher le soir en pleurant parce qu'il faut non seulement évacuer le stress de gérer en continu la douleur de toute la journée, digérer les réactions de gens (surtout des proches) et se dire en prime que de toute façon on ne dormir pas, peu ou au moins extrêmement mal.... C'est ne pas supporter les antidouleurs et devoir prendre sur soi ou soulager une partie de la douleur comme on peut, en expérimentant tout et n'importe quoi parce qu'à un moment donné, on ne peut juste plus gérer cette douleur continue.
- c'est faire des trajets en voiture avec toutes sortes de trucs genre oreillers de différentes tailles, pour caler, essayer de soulager un point de contact, etc. C'est mettre les béquilles dans la voiture, pour le cas où.. Et les orthèse. Le moindre déplacement devient un calvaire. Ne parlons pas de transports en commun. Ou de vélo... D'ailleurs conduire est douloureux, passer les vitesses, ouvrir un coffre, se pencher pour prendre ses papiers et les tendre lors d'un contrôle. Et la ceinture qui bloque et vous étouffe lorsque vous freinez brusquement n'en parlons pas non plus....
- c'est ne jamais pouvoir apprécier le "moment présent" parce que même si tout va bien, ça ne dure jamais plus de quelques minutes... la douleur s'incruste inévitablement, insidieusement....
- C'est être incompris des autres car cela ne se voit pas si on ne le dit pas. et si nous le disons on ne nous croit pas car ceux qui sont le "moins atteints" semblent "aller bien" . Mais il n'en est rien. Nous souffrons en silence...et dans l'indifférence TOTALE
- C'est pour certains aussi avoir le syndrome d'activation mastocytaire qui amplifie les symptômes et occasionne d'autres maux, tel que des malaises en sortie de douches trop chaude, ou en rentrant dans une voiture trop chaude ou avec des facteurs déclencheurs tel que la cigarette ou le stress.
Et maintenant, petit florilège des gentillesses qu'on nous balance à longueur de temps...
"mais pourquoi tu en parles, si tu peux souffrir en silence c'est que tu ne souffres pas tant que ça"
"Tu sembles pas si mal que cela pour quelqu'un qui dit qu'il a mal"
"Tu devrais aller voir un psy, je suis sûre que tes douleurs sont psychologiques" avec la variante du médecin "madame, tout ça c'est dans votre tête, si vous vous blessez c'est que vous êtes maladroite, si vous souffrez c'est de la dépression, si vous avez du mal à bouger c'est que vous êtes trop grosse, si vous faites des bronchites c'est que vous ne vous couvrez pas assez"
"A ton âge on ne peut pas avoir autant de symptômes, c'est de la comédie, tu en rajoutes"
" Tu ne devrais pas te plaindre, d'autres ont pire"
" Tu ne devrais pas te plaindre, j'aime pas les gens qui se plaignent pour rien"
"Tu ne te plains pas donc je ne crois pas que tu sois tant que ça en souffrance"
"Tu pleures tout le temps, t'es vraiment ridicule"
" T'es trop grosse et pas assez musclée, tu devrais faire du sport !"
"arrête de frotter ton poignet/genou on dirait une mémé qui frotte ses rhumatismes"
"Tiens toi droite tu es bossue tu ne ressembles à rien, tu pourrais faire un effort"
Je n'ai qu'une chose à dire : je ne souhaite jamais aux gens d'avoir mal, mais je voudrais qu'ils puissent tous expérimenter une seule journée + nuit du SED, et ensuite je pense que je rigolerais beaucoup pour une fois. Ce sont des remarques dégueulasses, des jugements à 10 centimes, je n'ai désormais plus aucune pitié, je renvoie la balle extrêmement méchamment. STOP à la connerie ambiante, aux gens sans la moindre éducation, sans la moindre empathie.
Ces phrases sont déplacées avec nous comme avec n'importe qui à qui elles seraient adressées, personne en bonne santé ou pas. Quand on est à bout de force, à bout de nerfs, que la douleur nous terrasse, ces phrases sont juste de la méchanceté et de la bêtise crasse.
Après il y a des gens qui souffrent et qui finissent par mettre fin à leur vie. Et puis on se demande pourquoi ? "Mais pourtant elle/il n'avait pas l'air si malheureux/se, il/elle est marié/e, entouré/e, c'est que ça ne tournait pas rond dans sa tête probablement"
J'ai lu cette phrase qui est tellement… juste : Souffrir c'est une chose. Souffrir et subir est bien pire, vos mots peuvent créer des maux qui nous enterrent.. N'appuyez pas/plus sur la gâchette !
La souffrance cache mille maladies que vous ne connaissez pas et que même votre médecin ne connaît pas, ne cherche pas à connaître. Parmi les gens que vous côtoyez, vous ne savez pas si quelqu'un n'est pas dans ce type de souffrance. Avant de juger les autres, commencez par vous juger vous-mêmes, et demandez-vous si vous aidez la personne en lui balançant ces débilités. Proposez un soutien, même léger. Ou juste par pitié n'en rajoutez pas.
Voilà, c'était le poste très joyeux du jour… m'enfin bon. Je reviens aussi vite que possible, avec je l'espère quelques photos mais je ne promets rien. Un gros bisou virtuel avec plein d'amour dedans à celles qui m'ont fait un petit mot, je vous répondrai en privé ou au moins par le biais du blog privé, ça m'a fait beaucoup de bien de lire vos petits messages inquiets, alors je voulais vous rassurer : ok ça ne va pas bien, ça ne peut pas aller bien, mais ça "ira"
tu devras m'apprivoiser
On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi ! (St Exupery)
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dimanche 14 juin 2020
lundi 30 septembre 2013
La mue
Comme je le disais dans le post précédent, j'ai changé....ça a commencé de façon imperceptible, et puis ça s'est accéléré.
J'ai lu un post sur un blog que je lis depuis...pfiou... je l'avais découvert en faisant ce que j'aime assez faire : sautiller de blog en blog par le biais des liens. Parfois on fait de jolies découvertes. Parfois aussi on croit qu'on a fait la découverte de sa vie et puis non... bref (c'est que j'ai un abonnement premium à la loose, moi, messieurs dames). Celui en question me plaît bien, sans savoir dire pourquoi. Pas le moindre lien ou centre d'intérêt commun entre cette personne et moi pourtant...
Je lisais donc ce blog, et dans le post du jour quelque chose m'a vraiment fait bizarre, quelque chose que j'aurais pu écrire. Depuis quelques temps les gens me font remarquer que j'ai changé. Pas faux. Je ne sais pas trop à quoi ça tient. L'article disait qu'on traîne souvent avec soi des tas de choses dont on a du mal à se séparer, qui finissent par devenir partie intégrante de nous, un genre de béquille ou de fondation et puis un jour ces choses disparaissent et on se sent bizarrement vides, déstabilisés, il faut faire face au manque qu'elles laissent, et aussi aux possibilités qui apparaissent à la place. Je me demande ce qui est le pire des 2.... Je sais, dit comme ça je conçois que ça ne semble pas très clair. Pourtant quand on vit la même chose, c'est juste lumineux. Au point que je hochais de la tête toute seule comme une gourde devant mon écran. Elle expliquait qu'elle se sentait quelqu'un de marginal, intrinsèquement on va dire, qui ne peut plus rentrer dans le moule et n'a même pas du tout envie de se forcer à essayer y entrer. Je me suis surprise à rire comme une folle (mais un rire...rha...je ne sais pas...un rire entendu disons) quand elle dit qu'elle s'est mise à regarder le monde comme un pigeon hébété. J'aurais eu du mal à trouver une meilleure image. Hébétée je suis, tout comme elle l'a été découvrant subitement qu'elle n'aime plus ce/ceux qu'elle a aimé, n'a plus ni les mêmes envies ni les mêmes valeurs qu'avant, ne cherche plus à tout prix à trouver SA place... bon sang c'est tellement ça. Même âge que moi. C'est peut-être un cap après tout ? J'étais presque mal à l'aise de lire son article, un article que j'aurais aimé savoir écrire si j'avais eu son talent. Sauf que non, je n'ai même pas ça. Zut.
Je me suis dit que j'allais m'appuyer dessus pour (tenter d') expliquer ce changement que vous avez ressenti.
Ce qui m'arrive c'est que j'ai changé "d'une certaine façon", pas "moi-moi" mais mes envies, mes attentes, ma vision de "moi par rapport aux autres". On en reparlera. Ou pas.
Je crois que tout a commencé quand Mr Superman m'a aidée à faire le deuil de ce qui aurait du être ma vie. Je traîne ça comme un boulet depuis tellement longtemps, la moitié de ma vie. C'est long. Trop....
Il y a eu aussi la trahison de trop, celle qui n'est pas passée et ne sera jamais digérée complètement parce qu'elle a laissé une cicatrice trop profonde.
En fait pour résumer j'ai commencé à changer quand mon petit groupe d'amis hommes s'est installé dans ma vie. C'est un peu comme si j'avais compris que je pouvais enfin enlever les petites roues de mon vélo, parce que si je tombais il y en aurait un pour me ramasser, un autre pour me mettre du mercurochrome (le pansement des héros... pub horripilante mais efficace grrr), et un 3ème pour me consoler. Et que les 3 n'hésiteraient pas non plus à me jeter sur le vélo illico pour que je ne reste pas sur un échec, ni à m'apprendre avec une infinie patience à garder l'équilibre et à rouler droit. Je leur ai dit d'ailleurs. Je leur ai dit texto "grâce à vous je peux enlever les petites roues de mon vélo". Et ils n'ont pas pigé sur le coup, forcément... mwahaha (mais ça ne les dérange pas non plus que je leur dise des choses étranges) et m'ont regardée avec de grands yeux de lémurien sous fumette - je me dis qu'ils ont quand même beaucoup de courage pour supporter moi-la-bizarre
Avant, je me ramassais sans arrêt. En amour, en amitié, tout le temps. Je mettais un espoir fou dans chaque nouvelle rencontre, dans chaque défit, chaque aventure : je voulais tellement que cette fois ce soit quelque chose de bien, de beau, de vrai. Je sais que c'est pathétique, mais c'est comme ça. Le nouveau moi a déplacé ses espoirs
Il y a eu l'assoc que j'ai osé envoyer promener, le "moi d'avant" aurait juste baissé les bras, sauf que là j'ai repris la même activité, autrement. Je peux me passer de structures, je me fiche que ça me coince socialement en local. Je veux faire les choses bien, avec intelligence et intégrité, sinon c'est comme aller chez E..aüs un jour et découvrir qu'ils sont en train de faire un banquet avec plein de champagne et de foie gras alors qu'ils ont fait un larmoyant appel aux dons la veille (ça sent le vécu ? c'est du vécu, je peux même donner l'adresse à la demande)
Pour l'amour c'est pareil... l'amour bas de gamme, ça craint. C'est moche. Là aussi il y a eu ce moment où je me suis rendu compte que les hommes croisés sur le web (à part les brouteurs et les serial f...ers qui sont à eux seuls une bonne partie de ceux rencontrés mais on sait vite que ce sont des mecs à éviter) préféreraient toujours une flopée de relations virtuelles (avec des poupées qui leur mentent) à une vraie rencontre, que ça n'avait rien à voir avec mon physique mais avec le fait que ce sont des mecs qui sont seuls parce qu'il y a une raison logique à ça, et que j'étais la seule à mettre mes tripes sur la table dans l'équation, eux se contentent de mater, de rêvasser, pour faire du rien, et n'avoir à la sortie rien de concret. Les sites, les copines qui font des expériences navrantes, tout ne ramène qu'à la dure réalité. Le mec veut avoir son petit harem virtuel de filles qui lui racontent tout ce qu'il a envie d'entendre, il sait que ce sont juste des mots ou des photos, mais pourtant il préfère ça....ça flatte son égo et il ne veut au final rien d'autre que rêver à ce qui aurait pu se passer, ou pourrait si un miracle se produisait (mais oublie de se regarder objectivement dans la glace)... alors que moi je suis sur un autre chemin, je veux du vrai, du vécu, même un peu foiré, je veux de la peau, je veux de la chaleur... ce qui ne veut pas dire que j'ai l'intention d'attacher quelqu'un, ce n'est pas dans ma nature. Ce que je voulais c'est pouvoir fermer les yeux le soir, et m'endormir (je peux dormir, j'y arriverai... un jour) en toute sérénité en me disant qu'il est là, même loin peu importe, mais qu'il est vraiment là, impliqué et complice. Qu'on vit une belle histoire. Une histoire vraie, pas une histoire pour l'occuper quand il a le temps, l'envie, ou que les autres se sont lassées. Je ne veux pas un anonyme qui me traitera en viande consommable parmi d'autres. Rien que ça, ça m'a pris tellement de temps...un temps infini. J'ai eu l'impression de construire la muraille de Chine en Lego. M'enfin ça va, maintenant je n'ai plus d'illusion, je ne me laisse plus avoir par un mirage et je sais que je suis dans le vrai :-) alors depuis je vais bien
En amitié même topo : je pensais que je ne valais pas grand chose, donc je prenais tout ce qu'on me donnait, même l'artificiel, même l'intéressé parce que je ne valais pas mieux, même le minable, l'amitié au rabais. Et puis il y a eu le jour où je me suis dit que je valais mieux que ça merde à la fin. Mieux que ces amours qui n'en sont pas, mieux que ces amitiés qui profitent ou ces connaissances qui me prennent pour un distributeur, la cantine municipale, SOS amitié à 3h du mat, blablapotin quand on a rien d'autre à faire. J'ai décidé que je préférais être seule que mal accompagnée en somme, même si je ne rêvais que d'une chose, qu'on m'accompagne bon sang. J'ai arrêté d'espérer et d'attendre. J'ai pris ma vie à pleines mains comme on arrache une page dans un cahier, j'ai tout froissé, tout mis à la poubelle, j'ai pris un nouveau carnet et je me suis dit que c'était aujourd'hui le 1er jour du reste de ma vie, que je ne voulais plus gâcher un seul instant parce que le temps j'en ai peu et qu'il file à toute allure. Si quelqu'un m'aime, qu'il me le dise, mais surtout qu'il me le montre, qu'il me le prouve même tiens. Je ne veux plus aller chercher, je veux qu'on vienne me chercher. Je veux qu'on m'apprivoise, qu'on prenne le temps, qu'on me fasse battre le coeur. Je veux des amitiés et des amours à ma taille, je veux du XXXL. Je ne ramasserai plus les miettes de biscuit qu'on me jettera avec condescendance. Je veux la coupe de glace, je veux la chantilly, la petite cerise en haut, les vermicelles en chocolat, la cigarette russe croustillante et même le petit parapluie fluo piqué dans la coupe. Sinon non merci, j'ai déjà mangé jusqu'à plus faim les restes qu'on m'a jeté ! ah mais... J'ai fait comme la fille de ma copine m'a expliqué pour bouder : j'ai dit non, j'ai tapé du pied, j'ai soupiré, haussé les épaules, et j'ai avancé la babine dans une moue qui signifiait que ça allait bien maintenant mais bon la récré est finie.
Je me suis dit que j'allais me ramasser. Pas grave, je trouverai bien un moyen de me reconstruire, même mal, même en faisant semblant que tout va bien. Et sinon tant pis, ça ne pouvait pas être pire de toute façon. Et c'est là curieusement que ma vie a commencé à changer. J'ai dans ma vie des gens fabuleux. Peu mais vraiment des gens extraordinaires. J'ai rencontré (avec pour ma part la peur qui me vrillait le coeur et le ventre) depuis quelques mois pas mal des gens qui me lisent en France et pays limitrophes, et en grande majorité les rencontres ont été si belles que ça m'a fait oublier les autres, tous ces ratés, ces loupés, les fois où j'ai trébuché. Je viens de faire également de belles rencontres, comme j'en rêvais sans plus trop y croire, mais vraiment belles hein, des rencontres étonnantes de gens totalement originaux ou à l'opposé des gens très simples et vrais, des gens qui se comportent enfin bien avec moi, qui me disent des choses gentilles, me font des confidences pas faciles en guettant l'air inquiet pour savoir si je ne vais pas partir en courant. Ben non. Des petits mots très doux pour me dire que notre rencontre c'était bien. Des messages pour me dire qu'ils ont vu au delà de la carapace. Pour me dire qu'ils ont aimé les moments passés ensemble. Et parfois un petit message timide pour demander "on se reverra ? quand ?". J'ai même dit à un que trop déçue ce serait désormais difficile de m'approcher de trop près, parce que comme le renard du Petit Prince si on veut devenir mon ami il faudra y mettre le temps et les formes, histoire de m'apprivoiser... je ne fais plus confiance, je ne peux plus. Et il m'a répondu "j'ai tout mon temps, et si je ne l'ai pas je prendrai quand même tout le temps qu'il faudra. Parce que ça en vaut la peine", le tout accompagné d'un très joli sourire.
Je ne veux plus de relation médiocre, je fais beaucoup d'efforts, j'en ai fait toute ma vie, il est grand temps que les efforts soient partagés et surtout réciproques. On vient de me prouver que c'est possible. Je veux être heureuse, parce que j'y ai droit. Parce que je sais me réjouir de peu, mais que je ne veux pas me contenter de peu. Ma vie change parce que JE change. A 43 ans, il était presque temps vous ne croyez pas ?...
jeudi 4 avril 2013
Des fois, je sais plus
J'ai toujours pensé que j'étais timide, mais non, finalement j'ai fini par comprendre que ce n'est pas le problème. J'ai grandit seule, avec des parents complètement cinglés qui ont tout fait pour me couper du monde, j'ai compris + tard pourquoi... mais le mal était déjà fait. Quand depuis tout petit on vous fait avoir peur des gens, quand vous grandissez avec des parents tout puissants qui vous martèlent que dire bonjour c'est vulgaire, pas poli, quand à l'école les gens savent ce qui se passe chez vous mais n'interviennent pas vous laissant désemparé et convaincu que quoi que vous tentiez vous ne pourriez pas trouver d'aide, vous finissez en adulte totalement inadapté à la vie en société. Je dis toujours que les seules personnes qui peuvent me comprendre vraiment sont ceux qui sont passés par une secte, ont eu un bon gros lavage de cerveau, en sont sortis, et tentent de façon un peu désespérée de s'adapter, autant qu'il est encore possible de le faire.
Me rendre compte que je n'étais pas vraiment timide, juste que je ne savais pas comment faire avec les gens, ça m'a aidée. Un peu. Mais je reste toujours coincée quelque part, parce que je ne sais pas où sont les limites. Je ne sais pas si je peux/dois/devrais parler et à qui, je ne sais pas jusqu'à quel degré je peux entrer en contact physique avec les gens. J'ai grandit sans la moindre affection et suis plutôt du genre très affectueuse, je ne sais jamais si je dois serrer une main, ou faire un signe de tête, ou même faire la bise à quelqu'un. Je ne sais pas si je peux prendre dans mes bras quelqu'un. Je ne sais pas si je peux tenir la main ou le bras de quelqu'un dont je suis proche parce qu'on marche dans un parc et que j'aimerais bien oui mais voilà, est-ce que je peux ? Est-ce que c'est acceptable ?
Il m'arrive même d'être complètement paralysée parce que mon coeur me dit oui, mon cerveau me dit non, et je me retrouve en bagarre contre moi-même, totalement immobile, avec quelqu'un face à moi qui me regarde incrédule, parce que je suis piquée là, littéralement statufiée, et que même si j'ai honte de rester là comme une gourde, je n'arrive pas à me décider, donc à faire quoi que ce soit. Mr Superman me dit toujours "stop freezing, just do it"... j'aimerais bien !
Même quand je suis plus proche de quelqu'un, il m'arrive souvent d'avoir des petits gestes tendres, et 9 fois sur 10 je me rends compte trop tard que c'était déplacé. Ou mal interprété. Par exemple je parlais des expressions faciales avec un ami à moi, et je lui expliquais que quand ça ne va pas, il a une ride qui se marque, là, au milieu du front. J'ai touché son front avec mon doigt pour dessiner la ride en question. Après je ne suis plus jamais entrée en contact physique avec lui, j'ai lu un reproche terrible dans ses yeux. Pareil avec un autre, qui avait de la peine, pleurait, je l'ai pris dans mes bras en lui caressant doucement les cheveux... ouille... plus jamais... je me suis ramassé la plus belle engueulade de ma vie... Alors quand je suis avec quelqu'un et que nous sommes assis, je glisse mes mains sous mes cuisses, pour m'auto bloquer. Si je suis debout, je garde les mains au fond de mes poches, je me concentre pour ne pas les sortir. Et c'est comme ça que parfois j'aimerais consoler, et je n'ose plus...et ça tombe mal parce que là, la personne aurait aimé que. Je fais comment, moi, pour savoir ?!
Il y a aussi ceux qui ne sont pas des amis, et qui interprètent mal, comme ce type que nous connaissons, qui portait son bébé, que j'avais déjà copieusement tripatouillé (le bébé, pas le mec). Pour dire au revoir à ce petit bout de chou, je lui fais une petite caresse sur son petit jambonneau dodu, sauf que j'ai effleuré le bras du mec, et même si je lui ai dit "désolée" (dans le doute) ensuite il m'a fait des propositions pendant des semaines. Merde.
Pareil quand je parle avec quelqu'un. Les gens m'appellent Bones à cause de la série, il parait que je réponds un peu comme Temperance, je ne sais pas, je ne me rend pas compte. Quand on me pose une question, je réponds. Franchement. Un peu trop peut-être, certainement... sur n'importe quel sujet. D'une façon très... analytique. Et ça ne passe pas. Alors je ne parle plus trop (mais je n'en pense pas moins ^^) quand je suis en public. J'ai découvert avec le temps que les gens posent une question mais ne veulent surtout pas une réponse, enfin pas une réponse franche. Ils veulent qu'on leur dise ce qu'ils ont envie d'entendre... et je ne sais pas faire. Ou alors ils posent juste la question comme ça, sans s'intéresser à la réponse. Genre question "sociale-pour-faire-bien-et-meubler-la-conversation". Je déteste meubler, je m'ennuie. Je ne sais pas faire non plus. Alors je me tais. Même, pour éviter d'avoir à répondre, je baisse le nez pour fuir les regards. Y'a toujours le kamikaze de service qui se dit tiens, on va lui poser une question bien crue, histoire de la faire rougir, parce qu'il prend ça pour de la timidité maladive. Il en est pour ses frais, quand il découvre que je réponds, sans rougir, en le regardant dans les yeux pendant que je lui sors une vérité qu'il ne voulait surtout pas entendre. J'évite donc les petites soirées entre pas-amis
Mais hier j'ai fait une découverte de +..... j'étais de sortie avec Messieurs Superman et Dimitri, pour aller chercher des cadres et quelques petits flacons en verre et racks en métal (pour mettre mes petites affaires cosmétiques voui, je suis une pintade en devenir), chez Maisons du Monde si vous voulez tout savoir. J'étais bien, parce qu'avec eux je sais quoi dire ou faire, on en a parlé, longuement, je leur ai expliqué, ils m'ont répondu, les limites sont claires (y'en a pas, juste si c'est très perso je le signale avant de poser ma question, et comme je suis moi, je rajoute qu'il n'y a aucune obligation de me répondre), alors je suis suuuuuper détendue, pas besoin de m'angoisser pour rien. J'étais VRAIMENT bien. Quand je vais dans ce magasin, ils sont hyper polis, et moi j'aime bien. J'aime qu'on me dise bonjour madame, au revoir madame, merci madame. Je suis très vieille France. De même je dis toujours "je vous remercie", "passez une bonne journée", "puis-je vous aider ?", "je vous prie de m'excuser" si je bouscule quelqu'un etc... Je suis démodée non ? si ? Tant pis...
Alors j'aime bien aller chez eux MAIS je n'ai jamais de discussion au delà de la simple politesse. Pourtant cette fois, j'ai eu droit à un long échange, cordial, et vraiment... comment dire... une vraie conversation quoi. Je me demandais si c'était la présence de ces messieurs. Avant de quitter le magasin, ça me démangeait trop, j'ai demandé à la fille pourquoi elle me parlait alors que jamais elle ne l'avait fait avant, j'ai rajouté (pour ne pas trop l'effrayer quand même mwarf) que ça me faisait tellement plaisir. Elle m'a regardée en souriant et m'a dit "ben....ça fait plaisir de vous voir avec le sourire, les autres fois vous avez l'air tellement malheureuse que je ne sais pas quoi vous dire"...
Ben zut alors.... Leçons apprises hier :
1/ Le bonheur rend les gens aimables, quand ça va bien, j'ai le droit de le montrer
2/ Ne pas montrer aux autres qu'on a des problèmes par politesse est illusoire, ils ne sont pas aveugles
3/ si ça se trouve, quand je crois que quelqu'un me déteste, c'est peut-être juste qu'il ne sait pas quoi me dire ou comment me le dire ???
Il n'est pas impossible qu'un jour, je sache tout bien faire comme il faut. Y'a encore du boulot, beaucoup de boulot....
Me rendre compte que je n'étais pas vraiment timide, juste que je ne savais pas comment faire avec les gens, ça m'a aidée. Un peu. Mais je reste toujours coincée quelque part, parce que je ne sais pas où sont les limites. Je ne sais pas si je peux/dois/devrais parler et à qui, je ne sais pas jusqu'à quel degré je peux entrer en contact physique avec les gens. J'ai grandit sans la moindre affection et suis plutôt du genre très affectueuse, je ne sais jamais si je dois serrer une main, ou faire un signe de tête, ou même faire la bise à quelqu'un. Je ne sais pas si je peux prendre dans mes bras quelqu'un. Je ne sais pas si je peux tenir la main ou le bras de quelqu'un dont je suis proche parce qu'on marche dans un parc et que j'aimerais bien oui mais voilà, est-ce que je peux ? Est-ce que c'est acceptable ?
Il m'arrive même d'être complètement paralysée parce que mon coeur me dit oui, mon cerveau me dit non, et je me retrouve en bagarre contre moi-même, totalement immobile, avec quelqu'un face à moi qui me regarde incrédule, parce que je suis piquée là, littéralement statufiée, et que même si j'ai honte de rester là comme une gourde, je n'arrive pas à me décider, donc à faire quoi que ce soit. Mr Superman me dit toujours "stop freezing, just do it"... j'aimerais bien !
Même quand je suis plus proche de quelqu'un, il m'arrive souvent d'avoir des petits gestes tendres, et 9 fois sur 10 je me rends compte trop tard que c'était déplacé. Ou mal interprété. Par exemple je parlais des expressions faciales avec un ami à moi, et je lui expliquais que quand ça ne va pas, il a une ride qui se marque, là, au milieu du front. J'ai touché son front avec mon doigt pour dessiner la ride en question. Après je ne suis plus jamais entrée en contact physique avec lui, j'ai lu un reproche terrible dans ses yeux. Pareil avec un autre, qui avait de la peine, pleurait, je l'ai pris dans mes bras en lui caressant doucement les cheveux... ouille... plus jamais... je me suis ramassé la plus belle engueulade de ma vie... Alors quand je suis avec quelqu'un et que nous sommes assis, je glisse mes mains sous mes cuisses, pour m'auto bloquer. Si je suis debout, je garde les mains au fond de mes poches, je me concentre pour ne pas les sortir. Et c'est comme ça que parfois j'aimerais consoler, et je n'ose plus...et ça tombe mal parce que là, la personne aurait aimé que. Je fais comment, moi, pour savoir ?!
Il y a aussi ceux qui ne sont pas des amis, et qui interprètent mal, comme ce type que nous connaissons, qui portait son bébé, que j'avais déjà copieusement tripatouillé (le bébé, pas le mec). Pour dire au revoir à ce petit bout de chou, je lui fais une petite caresse sur son petit jambonneau dodu, sauf que j'ai effleuré le bras du mec, et même si je lui ai dit "désolée" (dans le doute) ensuite il m'a fait des propositions pendant des semaines. Merde.
Pareil quand je parle avec quelqu'un. Les gens m'appellent Bones à cause de la série, il parait que je réponds un peu comme Temperance, je ne sais pas, je ne me rend pas compte. Quand on me pose une question, je réponds. Franchement. Un peu trop peut-être, certainement... sur n'importe quel sujet. D'une façon très... analytique. Et ça ne passe pas. Alors je ne parle plus trop (mais je n'en pense pas moins ^^) quand je suis en public. J'ai découvert avec le temps que les gens posent une question mais ne veulent surtout pas une réponse, enfin pas une réponse franche. Ils veulent qu'on leur dise ce qu'ils ont envie d'entendre... et je ne sais pas faire. Ou alors ils posent juste la question comme ça, sans s'intéresser à la réponse. Genre question "sociale-pour-faire-bien-et-meubler-la-conversation". Je déteste meubler, je m'ennuie. Je ne sais pas faire non plus. Alors je me tais. Même, pour éviter d'avoir à répondre, je baisse le nez pour fuir les regards. Y'a toujours le kamikaze de service qui se dit tiens, on va lui poser une question bien crue, histoire de la faire rougir, parce qu'il prend ça pour de la timidité maladive. Il en est pour ses frais, quand il découvre que je réponds, sans rougir, en le regardant dans les yeux pendant que je lui sors une vérité qu'il ne voulait surtout pas entendre. J'évite donc les petites soirées entre pas-amis
Mais hier j'ai fait une découverte de +..... j'étais de sortie avec Messieurs Superman et Dimitri, pour aller chercher des cadres et quelques petits flacons en verre et racks en métal (pour mettre mes petites affaires cosmétiques voui, je suis une pintade en devenir), chez Maisons du Monde si vous voulez tout savoir. J'étais bien, parce qu'avec eux je sais quoi dire ou faire, on en a parlé, longuement, je leur ai expliqué, ils m'ont répondu, les limites sont claires (y'en a pas, juste si c'est très perso je le signale avant de poser ma question, et comme je suis moi, je rajoute qu'il n'y a aucune obligation de me répondre), alors je suis suuuuuper détendue, pas besoin de m'angoisser pour rien. J'étais VRAIMENT bien. Quand je vais dans ce magasin, ils sont hyper polis, et moi j'aime bien. J'aime qu'on me dise bonjour madame, au revoir madame, merci madame. Je suis très vieille France. De même je dis toujours "je vous remercie", "passez une bonne journée", "puis-je vous aider ?", "je vous prie de m'excuser" si je bouscule quelqu'un etc... Je suis démodée non ? si ? Tant pis...
Alors j'aime bien aller chez eux MAIS je n'ai jamais de discussion au delà de la simple politesse. Pourtant cette fois, j'ai eu droit à un long échange, cordial, et vraiment... comment dire... une vraie conversation quoi. Je me demandais si c'était la présence de ces messieurs. Avant de quitter le magasin, ça me démangeait trop, j'ai demandé à la fille pourquoi elle me parlait alors que jamais elle ne l'avait fait avant, j'ai rajouté (pour ne pas trop l'effrayer quand même mwarf) que ça me faisait tellement plaisir. Elle m'a regardée en souriant et m'a dit "ben....ça fait plaisir de vous voir avec le sourire, les autres fois vous avez l'air tellement malheureuse que je ne sais pas quoi vous dire"...
Ben zut alors.... Leçons apprises hier :
1/ Le bonheur rend les gens aimables, quand ça va bien, j'ai le droit de le montrer
2/ Ne pas montrer aux autres qu'on a des problèmes par politesse est illusoire, ils ne sont pas aveugles
3/ si ça se trouve, quand je crois que quelqu'un me déteste, c'est peut-être juste qu'il ne sait pas quoi me dire ou comment me le dire ???
Il n'est pas impossible qu'un jour, je sache tout bien faire comme il faut. Y'a encore du boulot, beaucoup de boulot....
samedi 23 février 2013
And that's who I am
encore un tag qui attend en réserve depuis longtemps, auquel je finis par répondre. Juste histoire de rassurer mes quelques lecteurs : si, je lis vos messages, si, j'y réponds. Pas toujours vite, je fais de mon mieux...
cette fois le tag consistait à aller sur "and that's who I am" et de reprendre tous les tags qui me décrivent. J'ai fait, un moment, après j'avoue que j'ai fait une pause pour aller regarder tomber la neige, puis une pause pour pougner mon chat, puis une pause pour faire le ménage et... et j'ai abrégé la lecture du site sinon j'y serais encore
bon, ben voilà, ça me définit, pas complètement
j'ai trouvé un texte qui m'a plu, je le recopie, il appartient (selon ce que j'ai pu en comprendre) à Martin Chase, illustre inconnu qui a rempli le même tag que moi, inconnu que j'aurais aimé rencontrer...
"I believe family isn't blood but people you want in your life & want you in theirs. I make mistakes, all the time, I can be hard to handle when I feel down. I'm not perfect, I try to be a "better me", I don't like my appearance but try to deal with it. I hope for better days but loose my hope. I can look so damn strong, just I hide my sorrows very well. I pick myself up when I fall. I'd rather go for truth, no matter how hard it is to hear it, than being lied to because I need to know I worth the truth. I'm the one who cares about you & your life, not the one that "mind". I'm the one who will love you no matter what you do, and would give the world to make you smile. I'm the one who've been hurt so badly that I don't think I can ever trust anyone again. I want to be loved but I'm afraid of letting someone get close to me, because I've been deceived so much. This is me, so take me as I am, or watch me as I walk away". Martin, je ne sais pas qui tu es, mais je t'aime, épouse-moi. Voilà
*heu pour ceux qui prendraient mon blog en cours de route, oui, je demande parfois les gens en mariage... non, ça ne veut pas dire que je veuille épouser tous ces gens, surtout que le mariage, comment dire, j'ai donné quoi... nan en fait c'est une façon détournée de leur dire que je les aime. C'est tout... je sais, je sais...vous ne comprenez pas, tant pis...on a l'habitude hein !*
Bon sinon : je n'aime pas la chasse, ni la corrida (si c'est culturel, je propose qu'on revienne aussi aux jeux du cirque, lâchez les lions, j'ai des clients, et puis on peut revenir au supplice du pal, de la roue... c'est historique !), je n'aime pas Mylène Farmer (lapidez-moi mais elle me déprime et je n'aime pas sa voix), parfois je m'ennuie tellement quand je sors avec des gens que je me sauve, littéralement. Je peux être super dynamique et comique, et l'instant d'après m'effondrer, et sombrer dans la nostalgie, la mélancolie. Je peux voir des cadavres à la pelle sans broncher, mais voir un petit oiseau mort ou un écureuil écrasé me remplit de désespoir. Si j'entends une chanson du genre "mon vieux" (même si mon père n'était pas quelqu'un de bien, pas de lien avec lui), le petit âne gris, ou Stewball, je pleure comme une madeleine. Je fais des trucs insensés par amour, parfois aussi par amitié, parce que je ne sais pas aimer à moitié, j'ai tendance à faire des cadeaux (pas forcément matériels) qui ne "passent pas par les portes". Je crois en des trucs débiles et démodés comme la loyauté. Je lis des livres sur l'origine des mots et les racines latines ou grecques, des trucs très rasoirs sur l'histoire d'untel ou untel au Moyen-Age ou pendant l'Antiquité (personnages dont tout le monde se fout à part moi) et je n'arrive pas à lire les trucs que tout le monde aime (Musso, Levy, Douglas Kennedy). J'aime les dragons, les gargouilles, je trouve les ornithorynques et les marabouts (l'oiseau, pas l'arnaqueur) très mignons, mais je ne raffole pas des images de dauphin bien bleu... je suis une fille avec plein de problèmes d'adaptation à la société et à son "goût commun" en somme !
cette fois le tag consistait à aller sur "and that's who I am" et de reprendre tous les tags qui me décrivent. J'ai fait, un moment, après j'avoue que j'ai fait une pause pour aller regarder tomber la neige, puis une pause pour pougner mon chat, puis une pause pour faire le ménage et... et j'ai abrégé la lecture du site sinon j'y serais encore
bon, ben voilà, ça me définit, pas complètement
j'ai trouvé un texte qui m'a plu, je le recopie, il appartient (selon ce que j'ai pu en comprendre) à Martin Chase, illustre inconnu qui a rempli le même tag que moi, inconnu que j'aurais aimé rencontrer...
"I believe family isn't blood but people you want in your life & want you in theirs. I make mistakes, all the time, I can be hard to handle when I feel down. I'm not perfect, I try to be a "better me", I don't like my appearance but try to deal with it. I hope for better days but loose my hope. I can look so damn strong, just I hide my sorrows very well. I pick myself up when I fall. I'd rather go for truth, no matter how hard it is to hear it, than being lied to because I need to know I worth the truth. I'm the one who cares about you & your life, not the one that "mind". I'm the one who will love you no matter what you do, and would give the world to make you smile. I'm the one who've been hurt so badly that I don't think I can ever trust anyone again. I want to be loved but I'm afraid of letting someone get close to me, because I've been deceived so much. This is me, so take me as I am, or watch me as I walk away". Martin, je ne sais pas qui tu es, mais je t'aime, épouse-moi. Voilà
*heu pour ceux qui prendraient mon blog en cours de route, oui, je demande parfois les gens en mariage... non, ça ne veut pas dire que je veuille épouser tous ces gens, surtout que le mariage, comment dire, j'ai donné quoi... nan en fait c'est une façon détournée de leur dire que je les aime. C'est tout... je sais, je sais...vous ne comprenez pas, tant pis...on a l'habitude hein !*
Bon sinon : je n'aime pas la chasse, ni la corrida (si c'est culturel, je propose qu'on revienne aussi aux jeux du cirque, lâchez les lions, j'ai des clients, et puis on peut revenir au supplice du pal, de la roue... c'est historique !), je n'aime pas Mylène Farmer (lapidez-moi mais elle me déprime et je n'aime pas sa voix), parfois je m'ennuie tellement quand je sors avec des gens que je me sauve, littéralement. Je peux être super dynamique et comique, et l'instant d'après m'effondrer, et sombrer dans la nostalgie, la mélancolie. Je peux voir des cadavres à la pelle sans broncher, mais voir un petit oiseau mort ou un écureuil écrasé me remplit de désespoir. Si j'entends une chanson du genre "mon vieux" (même si mon père n'était pas quelqu'un de bien, pas de lien avec lui), le petit âne gris, ou Stewball, je pleure comme une madeleine. Je fais des trucs insensés par amour, parfois aussi par amitié, parce que je ne sais pas aimer à moitié, j'ai tendance à faire des cadeaux (pas forcément matériels) qui ne "passent pas par les portes". Je crois en des trucs débiles et démodés comme la loyauté. Je lis des livres sur l'origine des mots et les racines latines ou grecques, des trucs très rasoirs sur l'histoire d'untel ou untel au Moyen-Age ou pendant l'Antiquité (personnages dont tout le monde se fout à part moi) et je n'arrive pas à lire les trucs que tout le monde aime (Musso, Levy, Douglas Kennedy). J'aime les dragons, les gargouilles, je trouve les ornithorynques et les marabouts (l'oiseau, pas l'arnaqueur) très mignons, mais je ne raffole pas des images de dauphin bien bleu... je suis une fille avec plein de problèmes d'adaptation à la société et à son "goût commun" en somme !
je sais, ce dernier est moins marrant, mais...
bon ben voilà, vous savez tout sur moi ou presque
*désolée, ravie de vous avoir connus*
mardi 19 février 2013
Dreaming of
J'ai reçu plusieurs tags en rapport avec le fameux "bucket list" et le "1000 things to do before I die"
Je me demande toujours pourquoi ça fascine autant les gens de connaitre les rêves des autres... J'ai donc voulu sagement répondre aux tags, mais en regardant les 2 sites en question, je n'ai pas trouvé grand chose qui me ressemble. Tout le monde rêve de rencontrer une célébrité, de voyager partout dans le monde, d'avoir tel ou tel objet.
J'ai -comme tout le monde ?- fait à un moment donné une liste de toutes les choses que j'aurais voulu faire avant de mourir. Principalement parce que je devais mourir un peu + vite que la moyenne. J'ai survécu, mais pas mes rêves. Bien aidée par un homme qui m'a détruit moral et santé, une grande partie de ma liste ne pouvait plus être réalisée
Alors j'ai quand même trouvé sur les sites imposés 4 choses qui me correspondent, ressemblent à mes rêves. Tellement sages, et pourtant tellement inaccessibles :-(
Je me demande toujours pourquoi ça fascine autant les gens de connaitre les rêves des autres... J'ai donc voulu sagement répondre aux tags, mais en regardant les 2 sites en question, je n'ai pas trouvé grand chose qui me ressemble. Tout le monde rêve de rencontrer une célébrité, de voyager partout dans le monde, d'avoir tel ou tel objet.
J'ai -comme tout le monde ?- fait à un moment donné une liste de toutes les choses que j'aurais voulu faire avant de mourir. Principalement parce que je devais mourir un peu + vite que la moyenne. J'ai survécu, mais pas mes rêves. Bien aidée par un homme qui m'a détruit moral et santé, une grande partie de ma liste ne pouvait plus être réalisée
Alors j'ai quand même trouvé sur les sites imposés 4 choses qui me correspondent, ressemblent à mes rêves. Tellement sages, et pourtant tellement inaccessibles :-(
je pensais avoir réussi, mais je ne sais plus....
Ne serait-ce pas fabuleux d'avoir tous les jours un petit mot doux ?
parce qu'il n'y a rien de plus romantique
et celui-ci hélas ne semble pas fait pour moi :-(
mercredi 24 décembre 2008
Le "fine print"
Bien, pour commencer, juste histoire que vous et moi on se comprenne bien. Je ne fais pas un blog pour avoir de la popularité. La popularité, je m'en fiche. Je ne fais pas un blog pour avoir de la pitié, je suis assez pitoyable toute seule dans mon coin. Je ne fais pas un blog pour être amie avec la terre entière, en fait je ne cherche pas vraiment de nouveaux amis, parce que des amis, j'en ai très peu, et de temps à autres il prend l'envie à l'un d'entre eux de me planter un couteau, une hache, ou un javelot dans le dos. Et je suis un peu fatiguée, voyez-vous, des gens qui me trahissent, des gens qui profitent de moi, des gens tout sucre tout miel qui ne se gênent pas pour me plumer... alors bon, maintenant, si quelqu'un veut être "un bon pote" pour moi, ça me convient, mais c'est moi qui fixe les règles du jeu désormais. Je ne dis pas que je n'aurai plus jamais de nouveaux amis, les vrais, ceux qu'on a, qu'on garde, qu'on protège, pour qui on traverse un brasier. Mais pour le moment je me suis trop fait mal à accorder ma confiance à des gens qui ne la méritaient pas, si vous voulez devenir mon ami, je préfère vous avertir que ça prendra du temps. Si vous voulez une dinde à plumer, soyez mignons : allez la chercher ailleurs. Le gros pigeon que je suis s'est mis à la retraite du plumage..... Si je fais un blog, c'est surtout pour communiquer + facilement avec mes amis, mes copains (oui, je fais le distingo), vu que je ne sais jamais à qui j'ai dit quoi, j'en avais marre de répéter 3 fois la même chose à certains, tout en oubliant quelqu'un d'autre au passage. Et puis ça me permet de vider mon coeur quand il est un peu trop lourd, avec la possibilité pour les gens qui me lisent de simplement zapper quand ça ne les intéresse pas. C'est impudique, oui, probablement, j'ai essayé d'autres choses mais c'est l'écrit, qui me libère le mieux. Oh, et j'ai aussi un sens de l'humour très spécial, je me moque beaucoup de moi, j'aime les sarcasmes, l'humour noir. Si vous n'aimez pas, tant pis. Je passe mon temps à me cogner, à me faire mal, à essayer de digérer des trucs indigestes, alors parfois je suis en colère, parfois je passe par des phases de mélancolie profonde, limite de désespoir total. Je peux aussi être joyeuse, je ne suis pas en continu une petite gargouille dépressive.... je peux être super enthousiaste pour plein de choses, combative quand il le faut, rêveuse et renfermée à d'autres moments.... J'ai un scoop les gens, je ne suis pas un robot. Dommage. Je n'oblige personne à me lire. Si ce que j'écris ne vous plaît pas, allez lire ailleurs, vous n'avez que l'embarras du choix :-) J'accepte volontiers de partager des petits bouts de moi avec celui ou celle qui aura envie de me lire, mais à condition que cette personne se comporte correctement. Je n'aime que 3 choses dans la nature "humaine" : la loyauté, l'intégrité, et les gens "who care". Le physique, la situation sociale, et tout le reste je m'en fiche. Si tu sais toucher mon coeur, et si tu as la patience pour tenter de m'apprivoiser, alors tout est possible. Sinon laisse tomber tout de suite. Merci !
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