tu devras m'apprivoiser

tu devras m'apprivoiser
On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi ! (St Exupery)
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dimanche 3 janvier 2021

Crinkle cookies, lectures de décembre et vœux

Pour le nouvel an (que je ne fête pas), nous avons opté pour la soirée pyjama et à nouveau un repas en miniature


Mais un dessert grand format (très bon) mwahaha... https://odelices.ouest-france.fr/recette/verrines-citron-mascarpone-r1407/


Cette année je n'avais pas de grande envie de cuisine, maiiiiis chaque année j'ai mes petits "rites" comme par exemple commencer par faire des spritz, puis quelques autres bredele, et ce sont les crinkle chocolate cookies (craquelins) qui viennent fermer la marche. Un grand classique, que je fais parfois en version citron aussi. Là il me restait des fonds de tablettes en mélange, du chocolat noir très bas de gamme Côte d'Or très périmé (quand c'est pas bon, ça traîne), un peu de chocolat au lait 1er prix (mais moins pire)... liquidons les stocks !

Recette pour 10 biscuits

100g de chocolat (normalement pâtissier, mais on fait avec ce qu'on a, et limite avec mon mélange noir/lait c'était encore meilleur !) + 25g de beurre - faire fondre soit au micro ondes soit au bain-marie

1 œuf et 40g de sucre en poudre, à fouetter jusqu'à ce que le mélange soit mousseux.

Ajouter le mélange choco au mélange oeuf/sucre, puis rajouter tout le reste petit à petit, en évitant de faire trop de grumeaux : vanille (pour moi en poudre, mais on peut mettre liquide ou même s'en passer), 95g de farine (blanche, basique), 1/4 de cuillère à café de levure chimique, une pincée de sel

Mettre la préparation au frigo pour 1h en couvrant de film alimentaire.

Mettre le four à préchauffer à 180° (pour un mini four qui chauffe peu comme le mien, je monte à ce qui indique environ 220 pour avoir les 180 nécessaires). Mettre du sucre glace dans un petit bol (peu). Prendre des boules de pâte et les rouler dans les mains, comme on ferait pour des truffes, puis les aplatir légèrement et enfin les rouler dans le sucre glace. Les mettre sur la plaque du four (ou dans un plat) couverte de papier cuisson. Enfourner pour 12mn. On sait que ça a marché si le dessus du biscuit craquèle. 
Goût pas trop sucré, et surtout texture super (comme un brownie dedans, à peine plus sec sur le dessus)



*j'adore*

Si vous voulez ceux au citron, il y a la recette par exemple ici https://cuisine.journaldesfemmes.fr/recette/1005409-craqueles-au-citron-ou-lemon-crinkles
(je conseille de diviser les proportions par 2, parce que je trouve que ces biscuits, qu'ils soient au chocolat ou au citron, même en boite en métal, ne se conservent pas très longtemps dans les meilleures conditions...normalement la recette de ceux au chocolats utilise le double d'ingrédients par rapport à ce que j'utilise

Juste ce qu'il fallait avant de passer à LA traditionnelle galette des rois (je n'en fais qu'une par an), et à la tout autant traditionnelle fournée de bugnes de St Etienne (moelleuses). Pourtant cette année je pense que je vais zapper les bugnes... le côté friture ne me fait pas trop envie. Ou alors j'en ferai pour le pas-tout-à-fait-voisin. 

Passons aux lectures de décembre, en résumé, je ne voulais pas publier ici mais mon club de lecture étant en "vacances" jusqu'à fin janvier, j'ai eu peur de perdre le fil, alors je résume ici (désolée pour celles qui n'aiment pas lire) : 


- minute papillon : ça commençait plutôt bien, original, mais A. Valogne a le chic pour faire retomber un soufflé, personnages ultra caricaturaux (la trop riche trop fantasque et trop égoïste en guise de méchante, la très gentille très malheureuse et très empathique qui vient pense-t-elle pour s'occuper de sa mère pleine de TOC pour découvrir qu'en fait on l'a embauchée à prix d'or pour s'occuper d'un chien, blablabla), le père absent qui ne sait pas qu'il a un fils et puis tout à coup magiiiiieeeee tout est bien qui finit bien, on s'aime, on fait des bébés, la méchante est piégée..., histoire digne des pires Barbara Cartland. J'appelle ça un livre crème au beurre. Si on y goûte un peu, ça peut passer, mais tout le livre c'est juste écœurant de gnangnanterie.  
- la cerise sur le gâteau : ça met du temps à démarrer, au début idem, même auteur, même ressort, un homme totalement dévoué à son travail qui se fait jeter à la retraite (si, c'est le terme qui convient), qui ne sait pas comment occuper sa vie, sa femme qui espérait que ce serait le moment pour en profiter ensemble, les incompréhensions, la famille qui est loin, les voisins pénibles... puis pour le nouveau retraité la découverte de l'écologie à travers un challenge pour l'école de son petit fils, et toute sa vie et celle des siens en est chamboulée, cette nouvelle distraction pour lui se transforme en obsession. Jusqu'aux 2/3 ça se lit (ça ne fait pas mal à la tête hein), un petit moment jouissif avec la chute d'un arbre qui vient solutionner définitivement le problème des voisins, on va le dire côté histoire c'est un peu n'importe quoi, j'adore ces histoires où tout va toujours bien pour des gens qui n'ont au final que des "problèmes" de bobos... fin encore à la Barbara Cartland. Si vous n'aimez pas les films à l'eau de rose, il faut éviter soigneusement. Je crois que je l'ai encore, il a fait le tour du club de lecture donc d'occasion (ce qui veut dire que parfois il y a des marques, des défauts, etc) si quelqu'un le veut...je m'en séparerai très volontiers
- le chat névrotique c'est un peu pareil, quelques pages pour s'occuper dans un train, ça peut passer, c'est distrayant, ça fait sourire (si on a déjà eu un chat, hein)....sinon c'est vite redondant, quand il n'y a pas carrément des infos limites idiotes. Disons que picorer quelques petits bouts, ça passe. Juste quelques images (c'est vendu dans la catégorie BD), ou quelques bouts de texte. 

Le début est la partie la plus marrante selon moi. Je vous la remets ici : Dieu créa une boule de poils qu'Il baptisa "le chat", faute de mieux. Il considéra sa nouvelle création et hocha son auguste tête : le résultat n'était pas tout à fait à la hauteur de ses espérances. Il souleva la chose à bout de bras. Et la chose pendouilla, inerte. Il la posa par terre, et elle se répandit comme de la pâte à crêpes.... Intrigué, Dieu retourna le corps, l'étira jusqu'à 2 fois sa longueur initiale. Puis il en fit une petite boule, la pétrit, l'aplatit, la replia comme une pâte feuilletée. La chose n'ouvrit même pas les yeux. Alors Dieu fourragea dans sa barbe chenue. Fallait-il se fâcher ou en rire ? Il savait, bien sûr, que ce qu'il venait de créer n'était pas exactement ce qu'il avait fait de mieux jusque-là. Mais il n'avait pas le temps de replancher. Pas avec cette satanée échéance : sept jours, c'est vite passé ! Il haussa les épaules "Enfin ! On ne peut pas gagner à tous les coups !".... voilà... si quelqu'un veut le poche, je l'ai encore, mais il est d'occasion, il a fait le tour du club de lecture avant moi. 
- chère mamie - Résumé : dans ce recueil, Virginie Grimaldi compile des petites chroniques adressées initialement à sa grand-mère sur les réseaux sociaux et se raconte en une année découpée en quatre saisons … Mon avis : au début c'est frais, mais... si les bénéfices du livre n'allaient pas à une bonne cause, je n'aurais pas été plus loin que la moitié. Pourquoi ? Parce que d'habitude quand cette dame écrit, c'est relativement correct. Là non... ce sont supposément des lettres qu'elle écrit à sa MAMIE... et quand elle décrit certaines situations, non, ça ne ressemble pas du tout à quelque chose qu'on écrirait à sa mamie (même si certains je n'en doute pas ont des mamies rock n' roll) genre "c'est comme chez le gynéco , j'ai la phobie qu'ils reviennent alors que je suis en train de baisser ma culotte , pleine lune vers le ciel"... Pour le reste c'est banal, parfois un poil vulgaire, c'est écrit avec les pieds (on dirait le récit d'une ado), on me dira que c'est de l'humour, ben dans ce cas ne pas intituler ça "chère mamie" mais "chère copine" ou "chers lecteurs" ou je ne sais quoi d'autre... La pauvre mamie, franchement, à part pour le titre pour lequel elle sert de prétexte bah... Moi si j'avais la chance d'avoir une mamie je lui parlerais d'elle, j'y mettrai des sentiments (mot qui va probablement être rayé des dictionnaires tant il semble dépassé)... Bref - achat regretté amèrement, aussitôt refilé au club
- vous prendrez bien un dessert. Le résumé officiel : Paul, Charles, Nicolas, Louise, Eléonore, Jeanne et les autres appartiennent à une même famille. Réunis dans un chalet pour fêter à la fois Noël et l'anniversaire de Louis, le patriarche, ils racontent tour à tour le huis clos dans lequel ils se retrouvent, le temps d'une soirée, coincés par la neige. Ouverture des cadeaux, ivresse, retrouvailles, guirlandes et cotillons, la magie de Noël opère jusqu'à ce que les vieux démons, les secrets et les cadavres dans le placard fassent irruption. Mon avis ? J'ai hésité entre dire j'aime et je déteste... Alors si on aime la Chick-lit, c'est très bien, ça se lit facilement et vite (!)....sauf que je n'aime pas la chick-lit et que je me dis que ça aurait pu (avec du talent) être tellement autre chose, en fait ce que je reproche au livre c'est qu'on se retrouve face à une famille comme on en connait tous, dysfonctionnelle, pleine de rancœurs. On aurait pu avoir un petit bijou de cynisme et d'humour noir (ce que j'espérais très fort, vous savez, le principe des méchants qu'on adore détester) mais non, comme toujours c'est caricatural et ça ne m'a pas donné l'envie de m'attacher aux uns ou aux autres... Donc c'est bien, si on aime le style, sinon si on espère quelque chose de fin on peut oublier
- il faut qu'on parle de Kevin. Résumé : À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian exécute neuf personnes dans son lycée. A travers des lettres au père dont elle est séparée, sa mère retrace l’itinéraire meurtrier de leur fils. Un roman coup-de-poing, violent, complexe, qui s’attaque aux pires des tabous. Alors c'est un livre excellent "dans son genre"... (oui, je sais, je sais). Il est passionnant, voir cette mère analyser ce qui n'allait pas, ce qu'elle se reproche, etc. Je ne vois néanmoins pas le BUT de cette analyse fine. Comprendre pourquoi son fils a commis cette abomination ? Comprendre ce qui n'allait pas dans sa relation avec son fils ?? Je regrette beaucoup qu'avec cette auto-flagellation de la mère on ne traite pas vraiment du côté psychopathe de Kevin. Je crois que j'aurais aimé avoir pour contrebalancer tout ça un avis d'un psychologue, quelqu'un capable de nous rendre les personnages attachants, peut-être un avis éclairé qui de temps à autres viendrait nous donner au moins des clés de réflexion. Ce livre est dur, lourd, aborde 2 thèmes difficiles : le fait que certains enfants sont juste profondément aptes à faire le mal, on veut à tout prix les en dédouaner en mettant ça sur le compte d'une éducation déficiente (non, pas forcément, si tout joue un rôle, il faut aussi admettre que parfois il n'y a pas d'explication "simple" !), et le fait qu'une mère peut ne pas aimer son enfant, et même en avoir peur. Je crois que j'ai préféré le film, que je n'aurais pas du voir avant, parce qu'il était plus facile d'avoir un lien émotionnel avec les personnages au niveau du film que du livre. Donc oui, le livre est bon. Non, je ne l'ai pas aimé. 


oui ou pourquoi pas

- changer l'eau des fleurs. Résumé : Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge. Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée. Mais quels événements ont mené Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s’entremêlent ?
Après le succès des Oubliés du dimanche, un nouvel hymne au merveilleux des choses simples.
Mon avis : coup de coeur pour ce gros pavé, j'ai eu peur d'une copie de  romans comme l'élégance du hérisson et autres romans "feel good". Mais force est de constater que Valérie Perrin a un talent de conteuse, et je me suis régalée. C'est bourré d'émotions, mais pas de pathos. Je ne sais pas si j'ai aimé parce que j'ai des portions de vie qui font que je me suis sentie tellement proche de Violette... ou si c'est le livre qui est bon, mais ça m'a donné envie de lire l'autre succès de V. Perrin (les oubliés du dimanche). 
- la disparition de Josef Mengele : ok, là ce n'est pas du tout dans le léger. Je connais déjà bien le sujet, je m'y suis beaucoup intéressée, surtout après le collège, où j'ai découvert que les américains n'ont pas tous été de gentils libérateurs, qu'au départ si nous nous sommes fait marcher dessus par Hitler c'est bien grâce à eux, puisque s'ils ont envoyé leurs pauvres hommes mourir sur nos plages ce n'était pas par grandeur d'âme mais parce qu'ils avaient une peur bleue de la montée du bloc de l'Est, j'ai lu les écrits de Ford dont Hitler s'est inspiré etc. Donc j'ai déjà lu énormément sur le sujet, y compris tout ce qu'on ne nous donne pas à lire en France. Je savais déjà les complicités des chefs d'états d'Amérique du sud, du moyen orient, je savais déjà l'exfiltration (opération paperclip par exemple) et le recyclage de nazis dans les plus grandes institutions américaines (NASA, etc). Je continue néanmoins à lire sur le sujet, sans aucun plaisir pourtant, histoire de contrebalancer toutes les âneries qu'on nous enseigne à l'école. Est-ce que j'ai aimé le livre ? Pas vraiment. Mais il se lit bien, et il est important de continuer à s'informer, pour ne jamais laisser certaines choses se reproduire. Néanmoins on y va tout droit. L'humanité n'apprend rien, c'est désolant.
- ravage : chef d'oeuvre, je me suis beaucoup intéressée à toute cette littérature qui aurait du nous faire ouvrir les yeux depuis fort longtemps, nous avertir, nous alarmer. Mais les gens préfèrent regarder les programmes télé abrutissants, on ferme tout autant nos yeux que nos cerveaux. J'ai donc acheté ce livre qui manquait à ma petite collection et il est venu s'installer auprès d'Orwell, de soleil vert, et autres livres que tout le monde devrait avoir lu, et si possible en étant capable de les mettre en résonnance avec l'époque contemporaine...
- la servante écarlate : même chose qu'au dessus. On parle encore de dystopie... Je vous invite si vous le lisez (ou regardez la série) à bien analyser comment "on en est arrivé là". Vous verrez que de très imaginaire, on peut se dire que le livre était plutôt tout à fait visionnaire. 
- never let me go  - résumé : Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham dans les années quatre-vingt-dix ; une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l'idée qu'ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelles raisons les avait-on réunis là ? J'ai choisi de mettre le titre anglais et ce n'est pas pour rien. La version anglaise est totalement meilleure que la version traduite en français. Encore faut-il pouvoir lire en anglais, mais si c'est le cas optez pour la VO. Tant de subtilités sont perdues dans la traduction que je trouve particulièrement mauvaise. C'est un livre qui -si on avait évité la 1ère moitié extrêmement lente (j'ai failli dire chiante)- pourrait sans problème rentrer sur ma petite étagère de "livres qu'il faut avoir lu". J'aime beaucoup les romans d'anticipation et les dystopies, surtout quand on comprend qu'hélas ils sont de plus en plus proche d'une réalité qui -elle- n'est plus très éloignée de ce qui nous attend. Il est également sorti en film... mais le film n'est pas bon non plus. Une critique du film se trouve sur ce lien, qui traduit tout à fait mon ressenti
https://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/03/01/never-let-me-go-un-cauchemar-anglais-platement-illustre_1486400_3476.html
- tous tes secrets. Résumé : À Melville Heights, il ne se passe jamais rien.
Aussi, quand on retrouve dans ce quartier huppé de Bristol, un cadavre lardé de coups de couteau, les résidents sont atterrés. Qui a pu commettre un crime pareil ? Dans le voisinage, tout le monde se connaît : on est entre gens bien. D’ailleurs, on ne fait pas que se côtoyer entre voisins, on s’épie. Josephine développe une véritable obsession pour Tom, le charmant directeur du collège qui vit à deux pas de chez elle. Mais elle n’est pas la seule à guetter ses moindres faits et gestes : Jenna soupçonne le proviseur d’avoir une attirance malsaine pour les adolescentes. Quels sombres secrets cache donc cet homme trop beau pour être honnête ? Mon avis : un bon polar, peut-être pas le meilleur de l'année mais ça tient vraiment bien la route, j'ai aimé le huis-clos du quartier, l'alternance des personnages sur des chapitres courts pour raconter une histoire qui tient en haleine, le fait que tout le monde a un comportement ambigu, qu'il y ait des "encarts" avec des éléments qui viennent réalimenter l'intrigue ou brouiller les pistes (pages de journal, interrogatoires, etc) est un plus alors que d'habitude ce genre d'inclusion peut me gêner. 

Et pour finir je vous souhaite une année 2021 la moins pire possible (je n'ose plus dire une bonne année hein), j'aimerais pouvoir penser qu'elle sera moins affreuse que 2020, mais si j'en crois leurs propres déclarations il semblerait que certains dirigeants nous aient déjà prévu une suite pas du tout réjouissante...


Je vous présente donc mes voeux "veux"


et surtout vous rappelle de faire autant que possible tout ce qui peut vous rendre heureux. Je vous laisse avec un texte d'un de mes poètes préférés



lundi 16 novembre 2020

Re-con-finement jour 13 - projets et livres lus

Alors j'ai fait mon petit bilan....
En fait j'ai du taf en retard pour mon plafond, pour mes peintures (de mur),  pour les travaux au jardin (y'a du lourd - très lourd - dont l'abattage d'arbustes, la tombée de grosses branches, etc), sur mes projets scrap (vi, je participe à un projet aquarelle et découpes), ma broderie à finir, un gros projet créatif en cours (j'ai constitué un petit groupe avec lequel nous allons rénover ou plutôt tenter de donner une seconde vie à une maison Lundby, chacune de notre côté, en nous entraidant à distance), je vais apprendre également à quelques unes des filles à réparer/customiser leur BJD (une poupée toute articulée asiatique, en résine). Il faut également que je reprenne mes ventes de merdouilles de l'ex et de matériel créatif qui ne me sert plus, ce qui prend un temps infini pour bien peu de résultats. Il me faut 300€ et au bout d'un mois et demi, j'en ai récupéré 15..c'est dire. Et enfin je me suis inscrite sur un groupe pour mettre à disposition certaines de mes compétences (de recherche de personnes), ça va me prendre pas mal de temps aussi, ajoutez à ça ma santé qui -bien que nettement meilleure- vacille... tout ceci sera beaucoup plus compliqué que ça ne devrait l'être en temps normal, j'aurais du mettre tout ça en route il y a un bon moment et puis... j'ai été dépassée (et pas qu'un peu). Bref, il est temps de m'y mettre, il me faut faire des choix de priorisation. 

C'est pourquoi je vais encore faire quelques articles puis je ne viendrai plus alimenter aussi régulièrement mon blog pendant quelques temps, je pense même que ça va durer assez longtemps. Je posterai quelques photos de mes avancées (travaux maison, créatif et choses de ce genre), mais je m'impliquerai moins. Il faut se faire une raison, les gens ne lisent plus, ni les blogs, ni les livres. Ils sont sur instagram-ou-ma-vie-photoshopée, sur twitter-ou-je-te-fais-signe-même-quand-je-vais-faire-caca. Je n'ai pas pris le train en marche, et ne le prendrai pas.

Pour le moment, je vous fais déjà une groooosse mise à jour de mes lectures, mais je ne le ferai plus, c'est la dernière fois. J'ai trop peu de contacts qui lisent, donc ça ne sert plus à grand chose, je poste la même chose sur un groupe de lecture, donc je pense que ce sera suffisant. Je me contenterai probablement de la liste des livres classés en 2 catégories : j'ai aimé/je n'ai pas accroché 

Sur l'album google privé où je passe des photos vous aurez certainement des petits cadeaux à récupérer (par exemple je vais faire de grosses sessions de découpes/tamponnages et je mettrai mes surplus dans l'album, si ça intéresse quelqu'un de récupérer). 

Franchement je ne sais pas quand (et si) je reprendrai un rythme régulier, parce que j'ai perdu ma motivation, et si je calcule bien j'ai dans les 3 mois de retard (au moins ?) dans mes projets et c'est vertigineux, surtout avec mes problèmes d'ordinateur lent (qui est en bout de bout de bout de course) et de web mou du genou. J'ai un autre blog que j'espère aussi pouvoir réalimenter (plus perso, qui à la base devait se transformer en petit livre, et puis finalement je n'ai même plus envie parce que trop perso... On dira qu'il aura été ma thérapie, faute de mieux) mais je ne suis même pas sûre de pouvoir le faire tellement le reste a pris de retard. 

Pour cette fois je termine la liste de mes lectures, je lirai peu jusqu'à la fin de l'année, pas plus de 3 livres, j'avoue que j'ai moins envie de lire. 

Officiel : Le Maroc, c’est un pays dont j’ai hérité un prénom que je passe ma vie à épeler et un bronzage permanent qui supporte mal l’hiver à Paris, surtout quand il s’agissait de trouver un petit boulot pour payer mes études. »
Marwan est français, un point c’est tout. Alors, comme ses deux frères, il ne comprend pas pourquoi leur père, garagiste à Clichy, a souhaité être enterré à Casablanca. Comme si le chagrin ne suffisait pas. Pourquoi leur imposer ça ?
C’est Marwan qui ira. C’est lui qui accompagnera le cercueil dans l’avion, tandis que le reste de la famille ­arrivera par la route. Et c’est à lui que sa grand-mère, dernier lien avec ce pays qu’il connaît mal, racontera toute l’histoire. L’incroyable histoire
Mon avis : un joli livre sur le deuil, le déracinement, la recherche d'identité. Une réussite

Officiel : C'est l'histoire d'un père qui élève seul ses deux fils. Une histoire d'amour. Les années passent et les enfants grandissent. Ils choisissent ce qui a de l'importance à leurs yeux, ceux qu'ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C'est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le coeur de trois hommes.
Laurent Petitmangin, dans ce premier roman fulgurant, dénoue avec une sensibilité et une finesse infinies le fil des destinées d'hommes en devenir.
Mon avis : coup de coeur de mon libraire, qui a bien raison (il a toujours raison)

 
Officiel :« Boy Diola », c'est ainsi qu'on appelait le villageois de Casamance venu à Dakar pour trouver du travail. Ce villageois, c'est toi, mon père, Apéraw en diola. À force de côtoyer de trop près la souffrance, tu as décidé de partir. Pendant des mois, tu t'es rendu au port jusqu'à ce que ton tour arrive, un matin de 1969. Tu as laissé derrière toi les histoires racontées autour du feu, les animaux de la brousse, les arachides cultivées toute ta jeunesse. De ce voyage tu ne dis rien. Ensuite, tout s'enchaîne très vite. L'arrivée à Marseille, l'installation à Aulnay-sous-Bois, la vie d'ouvrier chez Citroën, le licenciement, la débrouille. Odyssée depuis le fin fond de l'Afrique jusqu'aux quartiers populaires de la banlieue parisienne, Boy Diola met en scène, avec une pointe d'humour et beaucoup d'émotion, cet homme partagé entre deux mondes et donne ainsi corps et voix à ceux que l'on n'entend pas.

Mon avis : bien, mais j'ai largement moins aimé que les précédents

Officiel : Le meilleur moyen d'alléger ses peines, c'est encore de les partager.
Avec son sable fin et son ciel azur, l'Avenue du Parc Resort and Spa est l'endroit idéal pour se remettre d'un coup dur. À condition de donner sa chance à la chance.
Alors que Samya tente de pardonner l'adultère de son mari, Alison aimerait oublier qu'elle s'est fait plaquer au pied de l'autel. Jessie s'est excusée mille fois pour le chat et le lave-linge, mais Jérémy est à bout : une pause s'impose. Apolline rêve d'un enfant qui ne vient pas. Quant à Mia, dix-neuf ans et déjà maman, elle se voit rejetée par sa famille. Geneviève, elle, perd peu à peu la mémoire.
Ensemble, elles vont libérer leurs émotions et s'apporter un soutien inattendu.
Avec au bout du chemin, un gain inestimable : l'espoir

Mon avis : l'écriture est légère, on passe un peu par tous les sentiments, c'est mignonnet... enfin... bon.. je sais que tout le monde l'a adoré, mais pour moi il ne passera pas à la postérité (le monde des bisounours, le retour), disons que si on croit encore à l'entraide, à la complicité etc on peut passer un bon moment en le lisant (on sent bien à quel point je suis blasée face à des auteurs qui n'ont probablement jamais eu de vrais problèmes à régler, mais en parlent comme s'ils savaient ? Non, ils ne savent pas. Dommage)

Officiel : «Elle m'a brusquement quitté un jeudi soir. Je ne m'y attendais pas. Autour de moi, tout s'est écroulé, les murs, le ciel et mes pensées. Et puis il y a eu ce coup de fil de ma mère. En sanglots, elle m'explique qu'Adolphe, un vieux chat asthmatique, a disparu au beau milieu du bois de Boulogne. Et alors ? Elle me supplie de l'aider à le retrouver. En temps normal, j'aurais refusé. Mais je n'en avais pas la force ; c'est ainsi que l'aventure a commencé»
Mon avis : un roman court, sous forme d'allégorie, la recherche du chat servant de trame à Jules pour se poser les bonnes questions concernant sa vie...ça aurait pu être totalement réussi (parce qu'il y a des passages touchants, des passages drôles, etc), mais le trait est parfois si lourd dans la caricature de certains personnages que ça abîme le roman... bon, si vous devez lire un seul livre de cet auteur, même si tout le monde a adoré celui-ci, je vous conseille plutôt Les Orphée


Officiel : Lise et Cerise n'ont en commun que la rime. Tout oppose la mère et la fille. D'ailleurs c'est simple, Lise voulait un garçon. À la mort d'Axel, mari et père adoré, les deux femmes se retrouvent en tête à tête, et se repoussent comme des aimants réfractaires. Mais une inconnue s'invite dans l'équation. Elle efface tout, même les ressentiments, et apporte d'inespérées retrouvailles. Car il n'est jamais trop tard pour s'aimer... Dans la famille Venoge, on se déchire avec panache. Pourtant, la tendresse est bien là, en embuscade, et lorsqu'elle s'engouffre enfin dans la brèche, elle transforme les années perdues en heures gagnées. Lorraine Fouchet nous l'affirme, le bonheur est réservé à tout le monde
Mon avis : un livre sur le non amour d'une mère pour son enfant, ça fait écho à mon histoire, donc j'ai plutôt adhéré. Ne vous inquiétez pas, ça finit bien. Je vais le classer dans les "feel good" malgré que l'histoire puisse avoir l'air difficile. 


Officiel : Le cœur du père de Dom cesse de battre dans les bras d'une femme qui s'éclipse après avoir ouvert aux secours. Orphelin à quinze ans, Dom tente de recoller les morceaux et se lance sur la piste de cette mystérieuse amoureuse.
Mais un nouveau coup de tonnerre éclate lorsqu'il reçoit les condoléances d'un inconnu qui aurait rencontré ses parents en Argentine, juste avant la naissance de leur fille. Seulement voilà, Dom est fils unique ! Cette révélation fracassante en entraîne d'autres qui le conduisent à quitter son île de Groix pour aller doubler le cap Horn, au pays des glaciers bleus, à la recherche de la vérité.
Porté par une écriture lumineuse et pleine de surprises, Tout ce que tu vas vivre est un condensé d'optimisme où l'espoir triomphe face aux aléas de la vie. Un roman d'une savoureuse tendresse.
Mon avis : un ton au-dessus du précédent, j'ai préféré. Encore sur l'idée du roman "feel good", facile à lire, qui ne passera pas non plus à la postérité, même si le sujet est plutôt dramatique il n'est pas "triste", et une lettre inclue qu'on lit, et relit. Dans ces temps où on commence à comprendre qu'on va vers du toujours plus lourd, un peu de feel good ne fait pas de mal. 

Ensuite passons aux romans graphiques/BD. Je ne vais pas faire redondant, mais j'ai aimé ceux-ci, très différents les uns des autres, et pour des raisons différentes. Comme je pense que peu sont intéressés par le style, je vous invite à aller voir les avis sur un site type BD-Fugue









dimanche 11 octobre 2020

Lectures du challenge

Publication uniquement sur mes lectures, si vous n'êtes pas intéressés par le sujet, vous pouvez sortir, c'est l'heure de la récré :-D 

J'ai beauuuucoup de retard pour lister mes lectures, donc on va y aller à la méthode expéditive, je vais tenter de lister 5 ou 6 par semaine, pour me mettre à jour

Blabla officiel  : Jeanne a été placée en maison de retraite par ses enfants. Et le pire, c'est que chacun se renvoie la balle pour déterminer qui a été à l'initiative de cette mascarade.
Elle a beau avoir 81 ans, une ribambelle de petits-enfants et des tonnes de carnets noircis au fil du temps, preuves de son (très) long passage sur Terre, elle n'a pas dit son dernier mot. Son plan : simuler la démence et les rendre tous dingues.
Sauf que, ce lieu dans lequel elle ne voyait qu'hostilité va lui révéler bien des surprises...
En prenant part, d'abord sur la pointe des pieds, puis avec une ardeur qu'on ne lui connaissait pas, aux rendez-vous mensuels d'une clique de pensionnaires plus agités qu'une colonie de vacances, Jeanne va réveiller des pans de sa personnalité qu'elle pensait à jamais enfouis : la curiosité, l'espoir... et surtout : l'audace. Qu'on se le dise : au " jeu des regrets " de l'avant-dernier vendredi du mois, rien n'est jamais perdu.
Avis : le début est juste délicieux, vraiment. Le format "journal intime de la mamie qui veut se venger" m'a fait pensé que j'étais sûre de tenir une pépite, mais à partir de disons le milieu bah... non, c'est totalement fantaisiste, et croyez-moi, vu le nombre d'heures de bénévolat que j'ai pu faire dans les maisons de retraite, on est extraordinairement loin de la vérité. Dans les maisons pour retraités riches, peut-être, mais celles où j'ai pu intervenir tiennent + du mouroir que d'autre chose. Le décalage avec la réalité est beaucoup trop violent pour que je passe "par dessus" et me projette sagement dans l'histoire, C'est dommage. Donc à lire si vous voulez un excellent livre "feel good", si vous avez une image d'Epinal des EHPADs ou si vous allez pouvoir offrir à vos aînés une retraite dans un bel écrin vous pouvez y aller, mais si vous pensez voir un soupçon de réalité et/ou que vous êtes pauvres, ça va vous bercer d'illusions (parfois confortables, mais hélas trompeuses)


Blabla officiel : Être l'arrière-petit fils de Lazare, le petit-neveu de Samuel, le petit-fils d'Ernest, le neveu de Roger, descendre de ces hommes-là, au fond, m'obligeait.
Pour Antoine Silber est venu le temps de trouver sa place dans sa lignée familiale. Après un livre sur sa mère, Le silence de ma mère, et un livre sur son père, Ton père pour la vie, il décide de remonter plus loin, de suivre pas à pas cette famille de juifs polonais, natifs de Cracovie, qui, bientôt, se disperseront, au début du vingtième siècle, rejoignant en cela l'histoire de tant de juifs contraints à l'exil, fuyant les pogroms puis plus tard, l'horreur nazie. L'Amérique pour certains, Anvers et le quartier des diamantaires, les plages d'Ostende ou la France pour les autres, tous viennent de Cracovie, de Kazimierz, le quartier juif de la ville où son arrière grand-père était rabbin. C'est là que l'auteur décide de retourner, là où il ne reste que des adresses imprécises et des tombes profanées, dans cette ville qui immédiatement lui paraît familière et connue, dans ces rues pleines de froid et de glace où il lui semble apercevoir les silhouettes de ses ancêtres, dont il raconte avec émotion, les histoires, les choix, les succès et les échecs, tout cet entrelacs de vies et de destinées qui feront de lui une partie de ce qu'il est aujourd'hui. D'où vient-on ? Quel rôle joue-t-on dans la transmission de ce qui est l'histoire d'une famille mais aussi, plus largement l'histoire d'un peuple entier. Mais ce voyage initiatique vers le passé, Antoine Silber ne le fait pas seul. Il est accompagné de Laurence, la femme aimée, celle qui écoute, comprend, tient fort la main dans les moments de trop grande émotion. Et c'est aussi l'histoire d'un couple qui fait écho à celle d'une famille. 
Antoine Silber nous donne là son livre le plus accompli, celui qui, par sa densité et sa sincérité, mêle avec profondeur et justesse la grande Histoire et son histoire particulière. En redonnant vie à ces âmes enfuies, en leur prêtant sa voix et ses mots, il nous les donne à voir et à aimer.

Avis : pas grand chose à rajouter, c'est un livre court qui se lit vite (même si j'ai fini par me faire une fiche avec "qui est qui" parce que dès qu'il y a trop de personnages je me perds un peu, donc fiche version arbre généalogique et ensuite ça roule tout seul), livre émouvant si on aime l'idée de la recherche, pour savoir où on va c'est bien de savoir d'où on vient, comprendre les mécanismes d'une famille dans l'Histoire (pour moi qui suis férue de généalogie buissonnière, c'était forcément intéressant). Le tout avec le plaisir de la découverte et les déceptions, quand la réalité peut ne pas correspondre à ce que l'imaginaire avec créé. Un bon livre, si on aime le genre, et comme j'avais déjà lu les 2 autres du même auteur sur sa mère et son père je pense que c'est plus judicieux de commencer par celui-ci (et de ne lire même que celui-ci), plutôt que les 2 autres qui sont moins bien écrits je trouve



Plutôt que de vous faire un long blabla, si vous lisez ceci et la critique en dessous, vous avez un bon panorama. J'ai bien aimé -  je pense que c'est mon préféré des 3



Blablabla officiel : Anthony Peardew a passé la moitié de sa vie à collectionner les objets perdus dans l'espoir de réparer une promesse brisée. Le vieil homme, autrefois écrivain célébré, décide de léguer sa demeure victorienne et les trésors qu'elle recèle à sa fidèle assistante Laura, sans se douter de l'heureuse suite de rencontres que cela va provoquer.
Avec sa galerie de personnages attachants et son intrigue savamment ficelée, un premier roman enchanteur, à l'humour et au charme irrésistiblement british.

Mon avis : je vais déjà parler de ce qui ne m'a pas plu dans le livre. C'est un roman qui frôle le "feel good", je trouve peu de livres réussis dans ce domaine, il très anglais, peut-être trop anglais, et j'ai eu énormément de mal à rentrer dans l'histoire, ma lecture fut parfois laborieuse, j'ai même pensé à lâcher le livre en cours de route. NB : quand je dis que je n'aime pas les livres "feel good", c'est que souvent la réalité est si éloignée de ce qu'on lit dans ces livres que c'est profondément dérangeant quand on a vécu la réalité en question. Je pense à "nos étoiles contraires", là, tout de suite, qui m'a beaucoup énervée quand je l'ai vu au cinéma. C'est très beau, très larmoyant, plein de bons sentiments. La réalité de la maladie hélas, c'est tout autre chose, et ça me gène énormément qu'on essaie de toujours lisser ça à coup de tout le monde s'aime et se soutient. Bref, parenthèse refermée.
Maintenant ce qui m'a plu. J'ai aimé l'idée de l'histoire en 2 parties, d'un côté Anthony, son histoire, la collecte des objets , et la 2ème avec un éditeur et son assistante unis par l'amour  du cinéma, histoires qui se rejoignent à la fin. J'ai également aimé la double histoire des objets, celle vue par Anthony et celle réelle en italique. La fin est très émouvante, l'écriture très poétique, les personnages attachants (comme la détestable sœur de l'éditeur qui plagie des livres, la petite fille trisomique, etc)...en fait j'aurais vraiment aimé dire que ce livre est une pépite. Ce qui m'en empêche c'est ce côté profondément lent de certains passages qui m'a fait passer à 2 doigts de ne pas le lire entièrement. Ce qui aurait été dommage...


Blablabla officiel : reprenant point par point la réalité de ce qui est connu de l'histoire des dynasties pharaoniques et de la culture de l'Egypte ancienne, l'auteur s'attache à montrer que la littérature et le tourisme de masse ont inventé depuis deux siècles une Egypte mythologique qui n'a que peu à voir avec celle des véritables égyptologues

Mon avis : oui mais non. Oui parce que je suis la 1ère à m'arracher les cheveux un par un avec une pince à épiler quand je vois les idioties qu'on enseigne encore à l'école en France, qu'on répète dans les articles, dont on fait des livres, suivant le bon vieux procédé du "un mensonge répété 1000 fois devient une vérité"... oui parce que je ne comprends pas qu'on ne s'intéresse pas d'avantage à certaines civilisations dont Sumer (dont il est question dans le livre), ou des régions ou peuples ou personnages (on nous casse les bonbons avec la Grèce et la démocratie, j'en ris toujours autant, belle imposture, mais quid de la Macédoine ?), tout en nous bassinant avec des approximations ou des contre-vérités sur d'autres personnages/situations. Mais NON en majuscules pour ce livre, qui est tout à la gloire de Sumer (pourquoi pas) sauf qu'il est truffé d'inexactitudes, pour ne pas dire de bêtises crasses, alors quand on veut dénoncer une imposture il me semble quand même intéressant de commencer par ne pas en pondre une. J'ai commencé par rire, puis balancé le livre avant la fin. Parce que quand même...Voilà. Voui, je suis énervée... (et là c'est rien, j'ai lu un livre sur la 2nde guerre mondiale à base de l'amérique a sauvé l'europe teuteuteu... qui m'a fait hurler comme un loup en rut, je vais vous épargner ça)...


Françoise Bourdon la forge au loup : Attention, j'ai bien dit bourdON et pas bourdIN.... bien


Blablabla officiel : Les Ardennes au début du XXe siècle. Hermine a juste vingt ans lorsqu'elle épouse Séverin et part vivre à la Lombarde, la propriété familiale où règne en maîtresse absolue la redoutable Mme Lecœur. La jeune femme se passionne rapidement pour la Forge au Loup, la prospère fabrique de boulonnerie que dirige sa belle-mère. À la mort de celle-ci, Hermine reprend seule les commandes de l'usine. Elle doit alors affronter les tourments d'un destin marqué par la guerre, la trahison et les amours manquées, portée par cette passion qui l'anime pour sa terre, sa maison et les siens...

Mon avis : Une chronique familiale, un destin de femmes, un livre régionaliste.... pourquoi pas. Mais j'ai trouvé dommage de ne pas se concentrer d'avantage sur la psychologie des personnages, ça aurait grandement étoffé le récit (notamment sur la relation mère-fils compliquée par le décès d'un autre enfant, sur les espoirs d'une femme qui tient de main de maître une fabrique et doit trouver qui sera digne de lui succéder, le cousin meunier et son espoir déçu, la jeune femme qui choisit le mauvais camp, le chef d'atelier violeur, etc)... Pas un chef-d'œuvre du tout, mais ça reste un bon livre si on aime ce genre et ça se lit très facilement.

Pennac - la petite marchande de prose

Blablabla officiel : «"L'amour, Malaussène, je vous propose l'amour !" L'amour ? J'ai Julie, j'ai Louna, j'ai Thérèse, j'ai Clara, Verdun, le Petit et Jérémy. J'ai Julius et j'ai Belleville...
"Entendons-nous bien, mon petit, je ne vous propose pas la botte ; c'est l'amour avec un grand A que je vous offre : tout l'amour du monde !"
Aussi incroyable que cela puisse paraître, j'ai accepté. J'ai eu tort.»
Transformé en objet d'adoration universelle par la reine Zabo, éditeur de génie, Benjamin Malaussène va payer au prix fort toutes les passions déchaînées par la parution d'un best-seller dont il est censé être l'auteur.
Vol de manuscrit, vengeance, passion de l'écriture, frénésie des lecteurs, ébullition éditoriale, délires publicitaires, La petite marchande de prose est un feu d'artifice tiré à la gloire du roman. De tous les romans.

Mon avis : j'aime bien Pennac, sa plume qui frôle parfois le San Antonio, ses histoires farfelues. J'ai lu les 2 précédents, "au bonheur des ogres" et "la fée carabine" (je vous conseille des les lire en 1er, pas que ce soit indispensable du tout, on peut lire "la petite marchande" seul, mais autant les lire avant pour avoir déjà une vue globale de la famille au sens large et s'y retrouver un peu plus facilement dans la galerie épique de personnages)... précédents lus avec un bonheur parfois fluctuant, mais on s'attache forcément à la famille Malaussène. Pour moi qui n'en ai pas eu -de famille- ça ressemble à un assemblage hétéroclite qui m'aurait bien plu... mais ce 3ème opus, que tout le monde a adoré.... comment vous dire... l'écriture est truculente, il y a tellement de personnages hauts en couleurs, l'intrigue même est intéressante, les situations rocambolesques... sauf que.... sauf que pendant la moitié du livre on a le héro au tapis, et on suit ses digressions mentales, et ça, je l'ai trouvé totalement indigeste, j'ai même sauté des petits paragraphes. Le réalisme, c'est assez loin de l'univers de Pennac, mais ça passe malgré tout... sauf que là on a en prime des phrases en langue étrangère qui pour moi n'apportent rien, et surtout une histoire de pseudo coma, de prélèvement d'organes, d'organes récupérés sur un autre tout ça pour un happy end... j'ai grimacé, beaucoup : c'était trop. Le livre aurait été parfait sans ça....

bon, je vais vous la faire courte : une page, un jour, une pensée. Franchement la plupart sont à la limite de la gnangnanterie, ça fait très philosophie bas de gamme un peu bobo, pour gens qui n'ont pas de "vrais" problèmes à affronter.... il n'y a pas grand chose à sauver, on peut lire la même chose sur internet sans couper d'arbre pour imprimer ça, donc...
Je vous en mets une qui me semble être la meilleure, mais vraiment, honnêtement, vous pouvez zapper, il y a d'autres livres du même genre beaucoup + qualitatifs... 

il doit m'en rester une vingtaine de lus, donc mon challenge de l'été a été largement rempli. Il a même débordé... 

jeudi 13 août 2020

Lectures, mini brico, blabla

Si la lecture ne vous intéresse pas, j'ai mis une séparations avec des xxxxxx après les livres, pour que vous puissiez zapper le sujet :-)

Commençons par les lectures, vous n'aurez pas tout, il doit en manquer 7 ou 8, mais je ne retrouve plus la liste, et comme j'ai une mémoire de poisson rouge et qu'ils sont tous partis en boite à lire, j'ai déjà oublié. Pour le challenge de l'été, j'ai lu 

 1/ tuer n'est pas jouer : Michel Leman est un acteur "montant" qui reçoit un jour dans sa loge la visite de Patrick Manchot qui veut le faire chanter. Il le tue par accident... et peu de temps après il rencontre sa fille Juliette, groupie qui sait se rendre indispensable pour lui au point qu'il l'épouse. Bien qu'elle semble n'avoir aucun lien avec son père, on comprend vite que Juliette joue un double jeu. Michel se trouve piégé dans un engrenage qui vise à lui prendre sa vie. Il décide de retourner la situation. Mon avis :
Toute l'histoire est vue du point de vue de Michel, permettant de voir la machination dont il est la proie, de vivre ses doutes et ses oscillations entre réalité et fiction, à la limite de la folie. Un polar qui aurait pu déboucher sur une réussite s'il n'était entaché par d'interminables passages sur les doutes et les stratégies du métier d'acteur, je me suis ennuyée fermement du début à la fin. Du même auteur j'avais lu belle à tuer, et ce n'était déjà pas une réussite. Je fatigue un peu de ces romans/polars/thrillers "faciles" avec intrigue téléphonée, Mr est homo mais pas totalement, Mme est folle et veut à tout prix détruire Mr... Vu vu et revu... J'aime lire 3 livres d'un même auteur, pour celle -ci, je vais m'arrêter à 2, sans regret  

2/ le livre de ma mère : Ce livre bouleversant est l'évocation d'une femme à la fois "quotidienne" et sublime, une mère, aujourd'hui morte, qui n'a vécu que pour son fils et par son fils.
Ce livre d'un fils est aussi le livre de tous les fils. Chacun de nous y reconnaîtra sa propre mère, sainte sentinelle, courage et bonté, chaleur et regard d'amour.
Et tout fils pleurant sa mère disparue y retrouvera les reproches qu'il s'adresse à lui-même lorsqu'il pense à telle circonstance où il s'est montré ingrat, indifférent ou incompréhensif. Regrets ou remords toujours tardifs. "Aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra et tous les fils se fâchent et s'impatientent contre leurs mères, les fous si tôt punis."
Mon avis : je suis un peu... mitigée... Déjà j'ai eu du mal à rentrer dans le livre, moi qui n'ai pas eu de parents dignes de ce nom. Des géniteurs profondément tarés (au sens propre comme figuré), mauvais jusqu'à la moelle. Alors un hymne à l'amour maternel (ou plutôt filial) j'avais peur de ne pas avoir "les codes". Bon, ça va, on peut le lire même avec une histoire handicapante comme la mienne. Mais... Autant il y a de beaux passages (un poil lyriques parfois, voire même naïfs à l'extrême et ça en devient pénible), émouvants, qui nous rappellent qu'il faut aimer les gens qu'on aime parce qu'un jour ils ne seront plus là, autant j'ai trouvé assez... déroutants les passages trop prenants pour moi où l'auteur se fustige, nous étouffe avec sa culpabilité de n'avoir pas assez aimé (ou pas comme il faut) cette mère sanctifiée... Tout ça pour finir sur une note désespérante à base de à quoi bon aimer puisqu'on perd les gens qu'on aime, à quoi bon vivre puisqu'on meurt.. Je ne saurais pas trop me prononcer, je n'ai pas vraiment aimé, mais je n'ai pas détesté non plus...

3/ nul ne saura : Alors qu'il arpente la plage de Sarasota, en Floride, avec son détecteur de métaux, Vincent, onze ans, fait une découverte macabre : sous un lit d'algues gît une main ornée d'un rubis. S'il prévient aussitôt les autorités, il se garde bien de leur remettre son " trésor ", dont il espère tirer un bon prix... Lui et ses proches deviennent dès lors la cible d'un homme prêt à tout pour récupérer la bague. Cassie Sheridan, ex-chroniqueuse vedette de Key News dépêchée sur place pour rendre compte de la progression d'un cyclone, pressent qu'elle tient là un scoop - et une chance de remettre sa carrière sur les rails. Mais Cassie ignore qu'elle va bientôt être rattrapée par de mauvais souvenirs.. Mon avis :
Un polar plutôt bien ficelé, pas révolutionnaire mais qui tient la route. Mais pas un livre dont je garderai un souvenir impérissable...

4/ retour à rédemption : Vingt ans après avoir purgé sa peine à Rédemption, camp de redressement pour mineurs, Peter Shepard renoue avec son passé comme on reçoit un coup de couteau en plein cœur. Le brillant avocat d'affaires de San Francisco pensait avoir tiré un trait définitif sur ce sinistre établissement. Le meurtre de sa famille lui fait douloureusement retrouver la mémoire. Mon avis : si vous n'aimez pas les livres du type S. King, laissez tomber. On est dans la violence, les descriptions parfois épouvantablement réalistes (si vous ne voulez pas entendre parler de mouche s'évadant de la bouche d'un petit enfant mort, de viols, de prédicateur fou, laissez le livre en rayon). J'ai forcément eu du mal, parce que ces histoires d'enfants perdus, vu mon enfance, ça me parle un peu trop. A part ça le livre est un peu difficile à lire à cause des allers-retours dans le passé, et j'avoue avoir carrément zappé un petit morceau, vraiment trop redondant. C'est probablement pour ça que j'ai du louper un twist, parce que je n'ai pas compris pourquoi le "tueur" tue la famille de son ami. Peu importe, si vous aimez S; King, ça devrait vous plaire. Perso je n'ai plus envie de lire ce genre de livre (ce qui explique mon empressement à vider rapido toute ma pile à lire)

5&6 / conjuration et le 7ème templier : dans la pure veine du Da Vinci. C'est vraiment tout ce que j'ai à en dire, ce qui explique que j'ai terminé ni l'un ni l'autre. Je sais, c'est rare, en général je m'accroche, mais là j'ai décidé de ne pas m'infliger ces lectures...
7 / Affaires privées de Jerry Oster : À New York, avec la canicule, la violence redouble : seize squatters meurent dans un incendie criminel, d'honorables citoyens se défoulent en tabassant des clochards avec des battes de base-ball, et un maniaque coupe les doigts de ses victimes avant de les leur fourrer dans la bouche. La ville est-elle devenue folle ? C'est ce que se demande l'inspecteur Joe Cullen qui enquête sur la mort du préfet de police. Sale boulot, car le préfet n'était pas seulement son boss mais un ami d'enfance... tout comme Tom Valentine, le suspect numéro un - Mon avis : ça aurait pu être bon, parce que corruption, vengeance, etc ça fait un bon combo avec le flic en bout de course qui n'a rien perdu de ses petites cellules grises... mais le style... soit c'est voulu et je n'ai pas aimé, soit c'est juste raté 

8/ à toute épreuve : Parfois, Mickey aimerait bien être un lycéen comme les autres. Être accepté par les membres de son équipe de basket, traîner avec ses amis, sortir avec la belle Rachel... Mais Mickey est un Bolitar, et avec le nom, vont les responsabilités.
Celle d'élucider une série de disparitions qui ébranlent son lycée. Celle d'aider ce Jared que son amie Ema n'a jamais rencontré, mais dont elle se sent déjà si proche sur la Toile, et qui s'est volatilisé. Celle, enfin, de percer le mystère autour de la mort de son père.
Oui, Mickey est bien un Bolitar et, comme son oncle Myron, il va devoir apprendre le prix de la vérité.
Mon avis : c'est le dernier volume de la trilogie, j'avais lu le 1er, zappé le 2ème. Mon avis : tout le monde a adoré, donc ce doit être bon. J'ai eu l'impression de lire un livre pour ados. Et je ne suis plus une ado depuis fort longtemps... voilà voilà dit-elle, en hochant la tête (je ne sais pas combien de fois il emploie cette expression de hocher la tête, mais beaucoup beaucoup trop souvent)

9/ origine suspecte : Après la disparition de Greta dans l'incendie de sa maison, les soupçons de la police se portent très vite sur son mari Alec, au grand désarroi de leur fille Zoé. Emue par le désespoir de sa nièce, et inconsciente du danger qui la guette, Britt, la sœur de Greta, décide de mener son enquête. La vérité passera par la découverte d'un douloureux secret familial...  Mon avis : du pur P. MacDonald, avec ce que ça comporte de positif (intrigue palpitante, fausses pistes, on se déteste et puis finalement on s'aiiiiime), et de négatif (c'est toujours un peu "trop", on comprend qui a tué bien avant la fin même si on ne sait pas exactement pourquoi, chez cette auteur quand on en a lu un ou 2 on sent le truc arriver à des km). Un bon polar, pas révolutionnaire, mais qui permet de passer le temps. On jurerait que tout ce qu'elle a écrit était destiné à devenir un téléfilm de milieu d'après-midi ...

10/ intime pulsion : Acid Row. Une cité-dépotoir en Angleterre. Une banlieue ou le meilleur côtoie le pire. Ou il suffit d'un rien pour déclencher les événements les plus fous, y compris l'horreur. Et un matin la rumeur naît, court, s'enflamme : Amy, une fillette de onze ans, a disparu. L'émeute se déclenche, nourrie par la chaleur, les rancœurs et les frustrations. Tandis que la police, débordée sur le terrain, s'efforce en vain de contenir la foule déchaînée, les enquêteurs, dans une infernale course contre la montre, tentent de retrouver la jeune Amy. Mais parmi les désaxés et derrière les coupables tout trouvés, quel est le véritable criminel ? Mon avis : intéressant, mais hélas gâché par des portraits façon collection de cas sociaux, personnages frôlant la caricature, parfois loin de toute vraisemblance (le mec qui fait semblant d'être pédophile, vraiment ???)... au final je pense qu'elle décrit un monde dont elle ne connait rien, et ça se ressent bien trop fortement. Ou alors il faut le lire en ayant également jamais vécu dans ces quartiers... ce qui n'est hélas pas mon cas



11/ dans les bois : Été 1985, New Jersey. Paul Copeland est animateur d'un camp de vacances à la lisière des bois. Une nuit, il abandonne quelques heures son poste. Quatre jeunes en profitent pour s'éclipser, dont sa sœur, Camille. On ne les reverra plus. Seuls deux corps seront retrouvés. On attribuera leur mort à un tueur en série qui sévissait dans la région. Vingt ans plus tard. Paul est devenu procureur. Alors qu'il plaide dans une affaire de viol, il est appelé à identifier un corps. Stupéfait, il reconnaît formellement Gil Ferez, un des disparus. Pourquoi les parents de Gil s'obstinent-ils à nier son identité ? Et si Gil a été en vie tout ce temps, se pourrait-il que Camille le soit aujourd’hui ? Bien décidé à faire la lumière sur le drame qui n'a jamais cessé de le ronger, Paul va replonger dans les souvenirs de cette terrible nuit... Mon avis : si vous n'avez jamais rien lu de cet auteur, vous pouvez y aller, c'est relativement bien mené, relativement palpitant, même si avec un peu d'expérience on voit arriver l'intrigue gros comme un camion. C'est un peu le problème avec certains auteurs comme lui ou Mary Higgins Clark : ils reprennent un peu toujours le même schéma pour les intrigues, donc forcément après quelques volumes on connait le truc, donc on sait avant la fin. Et c'est bien dommage. Cette histoire n'est pas la meilleure mais ça se lit bien, c'est efficace. 
12 / agatha raisin pas de pot pour la jardinière :  Au retour de ses vacances, Agatha Raisin rencontre Mary Fortune, jardinière émérite qui a pris la place qu'elle convoitait dans le cœur de son voisin, James Lacey. Mais avant qu'elle n'ait le temps de l'évincer, la séductrice est retrouvée morte, enfoncée tête la première dans un de ses grands pots de fleurs. Mon avis : c'est le tome 3, qui se lit très bien sans avoir lu les 2 premiers, mais je conseille quand même de les lire dans l'ordre à cause de certains passages qui pourraient spoiler les volumes précédents. Me suivez-vous ? Haha. Bref. Sont-ce de bons livres ? Pas vraiment. Mais c'est super distrayant, on passe un bon moment, il y a énormément de petites choses bien vues sur la psychologie des uns et des autres (ah les petites mesquineries si réjouissantes). Si on prend le livre pour ce qu'il est, une bonne distraction, ça fonctionne très bien. Si on cherche une bonne intrigue, il vaut mieux ne pas s'y aventurer.. Agatha c'est une quinquagénaire "attachiante", on se retrouve dans une ambiance plus Inspecteur Barnaby que Miss Marple, mais allez savoir pourquoi : ça fonctionne ! 
13/ la commode aux tiroirs de couleurs : Enfin, après tant d'années de patience domptée, j'allais savoir pourquoi elle s'emballait tant pour cacher le secret que renfermaient ces neufs tiroirs. Ma grand-mère les nommait ses renferme-mémoire. " A la mort de sa grand-mère chérie, une jeune femme reçoit en héritage une intrigante commode, objet de tous les fantasmes de ses petits-enfants. Le temps d'une nuit, la narratrice va ouvrir ces neuf tiroirs de couleur, et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant ces nombreux secrets qui ont scellé le destin de plusieurs générations de femmes, entre France et Espagne. Mon avis : j'avoue ne l'avoir lu que parce que je me demandais ce que pouvait bien écrire Olivia Ruiz. Je n'ai pas suivi le télécrochet dont elle est issue, mais j'ai suivi son  époque M. Malzieu. Alors le livre a du mal à démarrer, mais ensuite c'est assez tendre, touchant, on suit de façon assez délicate sans pathos excessif l'histoire de ces espagnols déracinés, j'aime l'idée de la commode arbre généalogique (voui, je suis en plein dedans, ça me touche forcément). Néanmoins je vais y mettre 2 bémols : je n'ai pas été autant émue que j'aurais aimé l'être, c'est bien dommage, et je pense qu'il faut aimer le style de ses chansons pour aimer le style du livre. 

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Ensuite passons au bricolage... j'ai décidé que j'en avais marre de me ramasser la porte du dressing sur la figure, ne me demandez pas pourquoi cette saleté de porte se décrochait régulièrement, surtout que les rares fois où elle ne se décrochait pas (métal hein, c'est lourd) elle se retrouvait coincée pour une raison tout aussi inconnue. Alors OUI j'adorais mon papier peint dessus, ça m'avait pris du temps pour le poser correctement, mais après 10 ans à me bagarrer avec cette saleté, j'ai décidé que j'avais assez donné. J'ai donc entrepris de tout démonter. C'était sans compter sur le côté retors de l'ex, qui avait jugé bon de coller (très fort, indécollable) des sortes de montants (qui tiennent quoi ? Rien je pense..) sur les murs, sur les côtés... En même temps on parle du mec qui a laissé la baignoire 2 ans 1/2 au milieu de la salle à manger, et qui a stocké à l'abri des poubelles tout en mettant les photos et autres souvenirs dehors... quelque part, c'est raccord...
Impossible donc d'arracher ces montants sans faire de dégâts terribles (pas envie de repeindre toute la chambre, j'adore peindre mais je n'ai pas le budget), ça a bien pris dans les 3h au lieu de 15mn pour réussir à démonter le rail du haut, dans lequel l'autre porte était désespérément coincée...gneugneugneu... 
Pourquoi ? Parce que le montant venait se coller CONTRE le rail du haut, pile là où il y avait la dernière vis... Bon, à force de tirer dessus comme une malade, de jouer du tournevis, du burin et du reste, ça a fini par lâcher, et je me le suis pris pile sur le nez. Bobo. Bah en même temps j'ai un gros pif, bien épaté (et ce n'est pas épatant), un peu + ou un peu moins... Heureusement pas cassé, le nez. 
Allez, gros plan sur la misère
vous la voyez, la vis qui était pile au dessus du montant en bois collé, avec seulement 1cm d'espace donc impossible d'y passer un tournevis ? Vous la voyez la misère de peinture, avec une zone taupe et le reste gris (pourquoi ? aucune idée...j'ai renoncé à comprendre). En même temps, avec tous les emplacements de vis à boucher, la barre noire, les supports blancs, il ne manque plus grand chose pour avoir une palette complète de couleurs. Mais j'ai pas d'sous alors on fera comme si c'était très bien...

Une fois ce rude travail accompli, galvanisée par ce mini succès, je me dis que je vais aussi défaire le rail en bas, histoire de faire plus propre. Sauf que la barre en bois collée bah... elle est collée pile sur le rail. Elle a même été légèrement  creusée pour vraiment s'appuyer dessus...
avouez qu'il faut vraiment avoir un esprit malade pour pondre une ânerie pareille (oui, attendez, le plus drôle, j'avais tout dévissé mais il y a une vis SOUS le bois.. sans commentaire, donc j'ai du revisser le rail). Sans parler du mur dans le dressing, qui n'a pas été fini sur les 20cm du bas comme vous pouvez le constater. Ou de la tringle en métal qui retient le rayon au dessus parce que sinon ça part en quenouille (ailleurs, ce sont des bouts de bois même pas rabotés)... On la sent bien, ma grosse fatigue ? 
Là je me suis dit ok, on arrête, le rail restera, je ferai comme si je ne le voyais pas... Je pourrais chercher un genre de cache ou autre, mais je ne vais même pas me donner ce mal. 
*adieu mon papier peint, je t'aimais bien*

Voilà donc une fois les porte retirées, je n'avais rien pour mettre à la place, donc j'ai chopé une barre qui traînait dans le garage, j'avais des supports (ok, rien n'est de la même couleur mais je m'en fiche), et il me restait des rideaux Ikea pas chers (pour celles et ceux qui me suivent de près depuis longtemps, ça date de la fuite d'eau, vous vous souvenez, la cascade dans mon étage du bas...)
Voilà. Nickel, fini, je ne me luxerai plus les poignets en essayant d'aller chercher des vêtements.
Bon,'il faudra que je trouve de l'enduit, il y a une fissure énorme dans le truc (dans le siporex qui fait la cloison de gauche) de l'époque où il y a eu le tremblement de terre, il faut démonter tout l'intérieur, je n'ai pas les moyens d'acheter de quoi faire ça propre, donc je vais réutiliser les rayons caca faits par l'ex, qui tiennent avec un système idiot, tout peindre pour que ce soit propre et ça fera l'affaire, et il me faut une latte de bois en haut que je peindrai en blanc ou gris pour cacher la misère de l'arrachage du rail...et des curvers pour ranger le linge de maison. 
(NB : pour ceux qui se demandent quelle est cette chose étrange au sol, c'est bien une alèse, histoire de protéger des pipis intempestifs des animaux malades et/ou en fin de vie qui dorment, voui, dans une des 2 chambres, on se relaie pour en prendre soin jour et nuit...ce qui explique qu'il n'y a jamais de vue "générale", simplement parce que la vue de tas de coussins, alèses et d'un animal en fin de vie ne me semblent pas quelque chose à partager. Voilà merci bisous)

Côté jardin j'ai chaque semaine des petites récoltes disparates, patates nouvelles, petites tomates, blettes... pas grand chose mais franchement je n'avais plus la force pour faire mieux. On s'en contentera !

Je suis aussi retournée chercher des prunes chez ma pas vraiment voisine, des pruneaux cette fois, toujours trop chers mais je m'en fiche, ça me convient. Et elle a eu la gentillesse de me mettre + que le poids prévu. Je suis très contente !

Sinon que vous dire... je n'ai pas fait grand chose à part du ménage, des trajets à la déchetterie, du rangement...  J'espère toujours qu'à force ça va finir par se voir mais non. J'ai beau jeter des pleins camions, c'est comme si j'avais à peine bougé un carton...

Oh... si... la meilleure... Nous avons eu la délicieuse, la charmante surprise d'avoir une panne d'eau. 
Ah ? 
A force d'insister j'ai fini par trouver un contact qui m'a dit que la canalisation a pété à genre 500m de chez moi. Bon. Donc journée de canicule sans eau. Nickel. Admettons. 
Engin de travaux, tracteur pour virer le bois coupé empilé sur le coin, gros trou...
c'est effectivement une grosse fuite

Le soir, en passant devant, je vois que c'est rebouché. Je rentre, je vérifie, j'ai à nouveau de l'eau au robinet (avec beaucoup d'air et de boue, merci, j'ai cru que mon mitigeur allait filer à travers la pièce comme une fusée tellement ça a tout secoué, encore pire que le matin lors de ma tentative désespérée d'avoir de l'eau)... m'enfin ok. Vous me connaissez, j'ai un petit côté écureuil prévoyant, j'avais préféré demander à François de m'emmener au supermarché le plus proche, histoire d'augmenter un peu mon stock d'eau. Je ne sais pas... une intuition. 
Et le lendemain matin... suuuuurprise, à nouveau plus d'eau. 
Pour toute la journée. 
En plein pic de canicule...
Je cache ma joie...
Le matin pourtant, en passant devant les travaux, François leur avait demandé s'il fallait s'attendre à une nouvelle coupure. Noooo-non, lui ont répondu les crétins en charge du chantier...Qu'on m'apporte les gars et je les transforme en kebab. Ou en engrais à massif. Ou les 2. 
Gneugneugneu
Depuis l'eau n'est pas revenue, vu que ça ne touche que 4 maisons je pense qu'ils s'en battent un peu les steaks, personne "d'important" dans le lot... alors...
On se moque souvent de mon côté stockage de l’extrême. Mais cette fois, je pense que mes voisins ne rient pas tant que ça....
Je le prends bien, hein, je suis zen, détendue, je respire...

Pour le moment je cherche activement à trouver une tonne (donc 1.000 litres hein, on est d'accord... je dis ça parce qu'on m'a proposé une tonne de 200 litres...nan, une tonne c'est 1.000 litres), qu'on pourrait me livrer, et qui ne coûte pas un rein. Mission qui s'avère impossible 
j'essaierai peut-être de commander quelques bidons d'un autre format, même si ça ne m'arrange pas, parce que je voudrais pouvoir récupérer TOUTE l'eau de mes gouttières. J'ai un grand toit, autant profiter !

Oh, avant de vous laisser, j'ai ce code AMOUR5 (c'est un "cinq", pas un "s" à la fin) que je n'utiliserai pas, je ne sais pas combien de temps il est valable, m'enfin si ça peut être utile à quelqu'un...


Je reviens plus tard avec de la généalogie, la drague chez le martin pêcheur et certainement quelques autres sujets sans intérêt dont j'ai le secret haha