La prudence, c'est bien. L'excès de zèle, c'est ridicule. Ce pays fait n'importe quoi....
tu devras m'apprivoiser
On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi ! (St Exupery)
jeudi 28 mai 2020
Bienvenue dans la 4ème dimension
Bon, les gens, j'ai fait une expérience proche du paranormal. A savoir un "bref" passage en magasin de brico dans un petit patelin paumé à pétaouchnok (j'ai profité d'une sortie de François pour tenter d'aller acheter quelques fournitures). Sur place, parking moyennement rempli, bien. Je mets mon masque et me dirige vers l'entrée, y'avait un portique qui donnait directement sur l'entrée, et personne aux alentours, je me dis je passe. Non. Ah ? Le mec de l'entrée (qui gardait les caddies comme un berger ses moutons) me dit "faut faire le tour" en me pointant du doigt un truc derrière moi. Je regarde et je vois un dédale de barrières, qui amenait jusqu'à l'autre bout du magasin/parking. Diantre. Ok, la dernière fois que j'ai vu un truc pareil, c'était pour le concert de Motörhead... J'avais quand même une genouillère qui me tenait de la cheville à au dessus du genou, hein, je précise... Je dis au mec "mais y'a quelqu'un qui vient de passer par cet endroit il y a 1mn !". Il me dit oui, mais non. Pourquoi cette différence de traitement ? On ne le saura jamais. Ou alors il est misogyne... Il faut faire le tour... Je boite, je fais le parcours à petite vitesse en le maudissant. J'arrive vers l'entrée.... je vois un mec passer devant moi, crânement, par le côté direct.... GRRRRR.... j'ai pas été polie. Bref. Ensuite, gel à mettre sur les mains. Je ricane, je lui dis que c'est bien, mais vu que tout le monde appuie sur le bouton avec les mains sales et contaminées, hein... Donc je sors MON gel, il me dit non il faut mettre du gel de la bouteille. Je mets de MON gel sur la bouteille pour la nettoyer, puis du gel de la bouteille sur mes mains, et du mien par dessus. Ah, j'ai oublié de te dire : il fallait un masque ou un foulard autour du nez. Un jeune voulait rentrer, il ne pouvait pas, je l'ai dépanné d'un masque, en le passant par dessus les barricades. Le mec de l'entrée était fumasse (un type moyen oriental, aux cheveux hyper gras coupés à la Mireille Mathieu et suant de façon anormale, dont le QI proche de celui du caillou l'empêchait visiblement de faire une phrase entière cohérente. Ou alors il était bourré... je sais pas..si ça se trouve il avait sifflé la bouteille de gel alcoolisé, et pissé dedans pour remplacer le liquide, vu sa couleur peu engageante... oh bon sang...). J'ai donc du me re désinfecter, alors que je n'ai rien touché à part le masque sorti de mon sac...gnuf.... Je pensais mon calvaire fini, rentrant enfin dans le magasin. Que nenni... une fois à l'intérieur, des gens pour surveiller, et des marquages au sol. Pour schématiser, il faut faire le tour de TOUS les rayons, dans l'ordre. Et garder une distance avec les gens. Ce qui veut dire que la mémère qui s'était arrêtée 15mn devant les graines ben... tout le monde attendait derrière elle, en file indienne, qu'elle veuille bien bouger son popotin. Y compris ceux qui auraient pu passer par l'allée centrale et aller dans l'allée qui les intéressait, genre 20m + loin. GRRRRRR-bis. Bon, ça a fini par bien s'énerver, surtout qu'il ne fallait que 25 personnes à la fois dans le magasin, ils ont donc permis aux gens de la "doubler"... sauf que bien sûr même cirque au rayon suivant. Ensuite, si jamais on avait oublié un truc, on devait refaire TOUT le tour, en reprenant depuis le début... vous voyez le truc de fous ? J'ai donc profité de 10 secondes d'inattention pour sauter prestement de l'autre côté d'un marquage central entre 2 barrières, pour me retrouver presque vers la sortie, là où il y avait le rayon quincaillerie tant convoité. Hahaha... Je chope mes mini barres en métal. Puis donc direction la caisse. Au passage je demande à un mec du magasin qui traînait là, et se demandait d'où je sortais vu que la file indienne était à l'autre bout, toujours coincée quelque part derrière un indécis, où est le béton. Il me dit dehors. Je lui dis "et on y va comment ?"... il me répond "on n'y va pas"... Hahaha... je commençais à en avoir plein le dos (pour rester polie). Bien... passons en caisse, j'arrive devant un truc qui tient + du poste frontière en pleine guerilla sud américaine entre narco trafiquants et junte militaire... Des barrières, des couloirs de barrières, des marquages partout, la caisse derrière un cube de plexi... avec dedans une caissière qui ressemblait à un astronaute ....que tu voudrais claquer la bise à la caissière (non, c'est bon, sympa comme un redressement fiscal) ça me semblerait moins compliqué d'aller braquer une banque... Aaaadmettons (au niveau de ridicule où on était, hein, j'étais plus à ça près). Après 5mn à essayer de comprendre où je dois passer, j'attends sagement planquée dans un rayon qu'un client passe, pour voir s'il connait le chemin mystère amenant au saint graal....et je le suis. A distance bien entendu. Walala.... erreur !... le client avait perdu un truc en route... panique de la caissière... Mais quoi que qui où... appelez l'armée, appelez la sécurité civile... on a un problèèèèème...mayday mayday... Le mec a fini par reculer avec son caddie, à grand renfort de gestes comme pour faire manœuvrer un avion sur une piste, jusqu'à une zone de délestage... de transit... je crois que j'aurais été lui, j'aurais eu peur d'une fouille au corps haha. Je me suis dit qu'à ce niveau, si je vois sortir des mecs pour le karchériser à la javel, je ne serai même pas surprise (adieu mec, on t'aimait bien, on dira à tes enfants que tu t'es battu courageusement pour de la peinture des pinceaux et des boulons, meurs en héros mon frère... haha)..... Et là, c'était mon tour, je me dis elle scanne mes 4 barrettes en métal, et je me casse... s'eut été trop facile. Nan. On m'a fait avancer, toujours avec des gestes d'agent de piste, ou de majorette c'est un peu pareil au final (dommage, y'avait pas les sucettes fluo pour guider les avions...ou la musique rigolote pour aller avec la majorette, pfff je ne suis que déception).. pour avancer disais-je jusqu'à la table après la "cabine". On m'a demandé de poser mes achats, bien alignés, code barre vers le haut... puis de reculer sur la croix. Quelle croix ??? Ok c'est la croix et la bannière mais... je ne suis pas Jésus, je ne monte pas sur la croix. Hein ? Ah ok, croix au sol, à 3m de là en arrière... fallait la voir, hein, y'avait tellement de marquages que perso, le seul endroit que j'ai pu repérer c'est cet étrange endroit gris au sol... à savoir le seul qui devait être vierge de tout scotchage exotique au ruban jaune et noir, c'était un peu comme si on avait voulu marquer une scène de crime de masse tellement y'en avait partout. Le FBI serait apparu, j'aurais même pas trouvé ça étrange... La caissière sort en me criant de rester sur la croix (des fois que j'aurais eu une subite envie de lui sauter dessus dans un grand élan fraternel...hic beurk), elle scanne mes trucs, je m'avance nononon malheureuse que je suis, je dois attendre qu'elle soit rentrée dans sa guérite (ce qui était fait) et qu'elle me fasse signe (ce qui n'était pas fait) pour avancer... J'avoue que là, j'avais déjà un méchant fou rire qui montait, qui montait même aussi vite que mon envie de décapiter quelques crétins à coups de pelle... ensuite elle me dit de payer avec ma carte (heureusement que françois m'avait prêté la sienne, je n'en ai pas et je n'aurais donc pas pu payer)... je dis non. Parce que moi aussi je suis joueuse. J'ai demandé qu'on désinfecte le terminal avant. Voilà. Moi aussi je peux faire suer les gens... gnark. Branle-bas de combat, protestations, mais j'y ai tenu mordicus. Ils ont donc désinfecté. Et j'ai enfin pu sortir, non sans balancer quelques "mots d'amour" au mec qui m'a fait faire un tour géant avec ma genouillère, hein, parce que hé oh...Une chose est sûre, je n'y retournerai jamais. JA-MAIS. Même si c'est le dernier magasin de brico sur terre.
La prudence, c'est bien. L'excès de zèle, c'est ridicule. Ce pays fait n'importe quoi....
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C'est drôle et ce n'est pas drôle en même temps!
RépondreSupprimerJe ne suis pas retournée dans le magasin de bricolage depuis longtemps, mais j'étais allée à la jardinerie et il y' avait juste du gel à l'entrée et des plexi aux caisses, sinon 0 marquage et 0 personne à l'entrée.
Dans une autre jardinerie ils juste fait une entrée/sortie différente et deux dames désinfectaient les chariots.
Bonne soirée
Non mais franchement, là, c'était juste n'importe quoi… je ne savais plus si je devais rigoler ou m'énerver, j'avais l'impression d'être dans Astérix, avec la "maison qui rend fou"...si c'est ça partout, je peux te dire que mes achats vont attendre. Je voulais faire une jardinerie bientôt (j'ai besoin d'un bout de liner pour ma mini mare) mais si c'est à moitié comme ça je sens que je vais défoncer quelqu'un à coups de pelle. Donc autant rester chez moi haha...
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