tu devras m'apprivoiser
On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi ! (St Exupery)
mardi 22 octobre 2019
Abuseurs et abusés
C'est un post long, trop long, mais tant pis. Je voulais le publier depuis longtemps, l'occasion m'a été faite de le poster sur un groupe pseudo féministe, qui va le faire sauter très vite, alors je me suis dit que j'allais le laisser là, au chaud... C'est aussi un post polémique, alors ceux qui ne veulent pas le lire, je comprends, personne ne vous y oblige. Pour les curieux, pour ceux qui pensent qu'ils ne sont pas concernés, pour ceux qui ont pu l'être sans savoir quoi faire... vous pouvez le lire. L'écrire est mon choix, le lire c'est le vôtre. Le comprendre et le mettre en oeuvre, ça ne tient qu'à vous.
Comment quelqu'un peut abuser de vous. Et pourquoi parfois ce n'est pas du tout évident de s'en sortir.
Si quelqu'un pense que ça ne peut pas lui arriver, ou que "elle n'a qu'à partir !" ou encore "elle n'avait qu'à se rebeller", c'est que vous n'avez jamais eu à faire face vous-même.
Ces gens-là sont dangereux. Redoutables. Ils commencent toujours "petit". Pour voir si ça passe. Pour voir jusqu'où ça peut passer" plutôt.
Ce sont les petites cruautés quotidiennes, les petites humiliations. Vu de l'extérieur, ça n'a pas l'air "si terrible". Vous entendrez même des phrases du genre "oh elle en fait tout un plat, c'est pas la mer à boire". Parfois, c'est tout l'océan qui a déjà été bu, hélas...
Quand je dis que c'est pour voir jusqu'où ça peut passer, ce n'est pas par rapport à la personne maltraitée, oh non, en général elle est déjà dedans jusqu'au cou, et depuis un bon moment, non, c'est par rapport à l'entourage. Pour voir si les gens se rendent compte, pour voir s'ils réagissent et comment. Vont-ils prendre votre défense ? Vont-il lui demander de se comporter mieux ? Ou est-ce qu'ils vont rire, s'en fiche comme de l'an 40 ??
Je n'ai vu que 2 fois au cours de ma vie quelqu'un dire "heu... t'es gentil là, mais tu ne fais pas ça, du tout, en ma présence ou pas". 2 pauvres petites fois. Les autres fois, les gens ont baissé les yeux, ricané, franchement rigolé même, en ont rajouté, ont fait comme s'ils n'avaient pas entendu... ou juste roulé des yeux...
L'abuseur, lui, bien rassuré, saura que c'est bon, et l'autoroute des abus en tous genre lui est ouverte, en grand. Il entre immédiatement en action. Pourquoi s'en priver ? L'abusé, lui, n'a aucune chance ou presque d'en réchapper, il est seul, il a peur, et surtout il sait déjà comment ça va se passer... Il ne croit plus aux promesses, aux regards larmoyants, aux fleurs ou autre cadeau pour adoucir les choses...
Le pire, dans tout ça, c'est que non seulement les autorités ne vous aident pas (vous avez essayé d'aller porter plainte pour viol conjugal ? Essayez, on en reparlera). Les services sociaux ne vous aident pas (ils se contentent de vous balancer quelques banalités, n'écoutent rien de ce que vous leur dites, et vous renvoient vers un avocat, qui -lui- commencera par vous demander comment vous aller payer). Les associations ne vous aident pas (vous n'avez pas d'enfant, votre cas n'est pas assez grave, vous êtes allé voir l'assistante sociale ? Vous avez fait appel à la famille ? Comment ça vous n'en avez pas...si si, je vous ai écoutée). Le médecin ne vous aide pas (vous seriez épaté de voir comme un médecin peut se planquer derrière des excuses bidon, ou vous filer tous les anti dépresseurs que vous voulez pour un régime mais pas un seul si vous êtes au fond de la pire déprime). La famille si vous en avez une ne vous aide pas (on ne veut pas se mêler de vos affaires, il ne te frappe pas, tu as une sécurité financière, au bout de 20 ans y'a forcément des soucis qu'il ne faut pas exagérer). Et vos amis, vos connaissances non plus (on a notre vie, on ne veut pas se mêler de vos affaires nous non plus, on ne sait pas tout, on n'avait pas réalisé). Même s'ils disent vous aimer. La voilà, la réalité. L'abusé est SEUL. Quand vous mettez vos connaissances/amis/famille devant les faits, exposés sans complaisance, ils sont même capables de vous regarder les yeux pleins de reproches, soit pour vous dire que vous auriez du leur expliquer mieux (ça fait 10 ans, pourtant, que vous expliquez), soit pour jurer la main sur le coeur qu'ils n'ont rien vu (pourtant, tu as ri quand je me suis faite traiter de bonne à rien), soit pour carrément douter de vous (tu as des preuves ?) etc. Les gens sont profondément lâches et égoïstes. Il faut l'accepter.
Le fait de ne pas partir fait dire à beaucoup "bah alors c'était pas si grave". L'abusé reste, pas par masochisme, pas par faiblesse, pas par loyauté. S'il n'est pas réellement et efficacement entouré, il ne PEUT PAS partir.
Le mécanisme, c'est que l'abuseur va déjà vous faire perdre votre famille, si vous en avez une, puis vos amis. Comme au départ les "vrais" amis vous disent "tu ne devrais pas le laisser te parler comme ça", "tu devrais te rebeller", vous leur expliquez que c'est peut-être à lui qu'ils devraient dire de ne plus vous agresser. Que vous n'avez nulle part où aller. Que vous avez besoin d'eux. Alors ils vous tournent le dos. Ce qui vous fait réaliser qu'ils n'étaient pas de vrais amis. Ensuite vous prenez d'autres amis. Un peu moins bien, parce que vous ne voyez déjà plus grand monde. Et que beaucoup s'en vont directement en comprenant la situation. A force, votre abuseur vous répète "ben tu vois, tu ne sais pas garder tes amis, tu es trop nulle", "tu as les amis que tu mérites". Votre confiance s'émousse. Rien à voir avec un quelconque syndrome de Stockholm hein, c'est un syndrome de perte de confiance en soi qui s'installe. Si ça se trouve, effectivement, je ne mérite pas mieux... Petit à petit, vous en êtes réduits à avoir pour amis des gens pas top du tout, mais à en être content, parce que c'est mieux que rien. Vous vous repliez sur vous-même, et dans un cas poussé à l'extrême comme pour moi, vous êtes juste tellement désabusé en même temps que fatigué, vous n'avez tellement plus confiance ni en vous ni en les autres que ça y est, vous êtes seul, ou c'est tout comme.
Ensuite, l'idée, c'est de vous conditionner et de vous contrôler. Conditionner à encaisser de plus en plus de choses...à perdre toute confiance en soi, toute estime de soi... ça commence doucement, principalement avec l'image de soi, genre "ma collègue, ELLE, elle sait s'habiller", "la voisine ELLE elle est jolie", "ma pote machin ELLE elle est sportive", etc. Puis ça en vient aux capacités intellectuelles "non, je ne vais pas t'apprendre à faire ça, tu ne sauras pas" (peu importe à quel point vous insistez), "mais ma pauvre tu en es bien incapable, regarde, tu n'as déjà pas sur faire tel truc".
Par exemple c'est votre abuseur qui vous dira comment vous habiller (mal de préférence, je n'arrive pas à croire qu'il m'ait conseillé certains vêtements...), il vous appellera sans arrêt au téléphone, histoire de savoir ce que vous faites, mais vous raccrochera au nez dès qu'il aura quelque chose à faire, pour bien vous faire sentir que vous n'êtes rien, n'avez aucune valeur. Je me souviens de ce jour où, malade comme un chien, je n'avais qu'une envie : ne pas être seule... J'avais peur, j'avais mal. Il m'avait déjà téléphoné une bonne dizaine de fois depuis le matin, pour me raconter qu'un crétin ne démarrait pas au feu et me hurler dans les oreilles, pour me dire que son collègue était allé manger je ne sais où avec je ne sais qui, pour me dire qu'il y avait un nouveau code à son boulot, pour.. etc...matin où levée aux aurores j'avais passé 4 ou 5 heures à faire ses interminables lessives/repassage des ses 140 chemises, alors que je tenais à peine debout. Il m'appelle à nouveau pour me dire que non, il ne rentrera pas pour midi finalement, même si je suis malade. Il me demande ce que je vais manger, je lui réponds "rien, pas le courage, je vais juste me faire griller un hot dog même si je n'aime pas ça". Et là il me répond "hot dog ? trop bien, je rentre !". Ce qui m'avait fait expliquer à plusieurs personnes : "pour lui je vaux moins qu'une saucisse". Tout le monde avait bien ri. Dommage, faire rire ce n'était pas l'idée à la base....Ou cette fois où il m'a fait littéralement passer pour une demeurée, en m'expliquant le lundi qu'il déteste machin, que c'est un salaud, en me disant le mardi qu'il l'a mal jugé, en le détestant à nouveau le mercredi parce qu'il cherche à lui faire perdre son boulot, puis en allant manger chez lui (en me faisant au passage acheter un gâteau cher et un bouquet de fleurs pour sa femme), puis en me disant le samedi que franchement, c'est une ordure... le lundi suivant, croisant un autre de ses collègues, et ne sachant pas de quel "côté" il est, ni même dans quel sens penchait le mari ce jour-là, je me suis tue, pour ne pas faire de bourde. Il a donc balancé à son collègue que j'étais asociale et conne, et que c'est pour ça que je n'ouvrais pas la bouche... Collègue qui n'a pas bronché. Moi non plus (tellement j'étais sidérée tout autant que fatiguée).
Pour le contrôle, il viendra avec vous chez le médecin, dans la salle d'examen, et vous finirez par trouver ça normal, parce que vous ne savez plus où est la limite, vous vous sentirez presque protégée. Il vous critiquera tellement quand vous conduisez, vous faisant passer pour un danger public, alors vous ne conduirez plus, de peur d'abîmer la voiture, de faire un accident, de blesser quelqu'un... Pour vous dire à quel point un conditionnement fonctionne : j'en étais venue à croire que je n'aimais pas les abricots, parce qu'il m'avait tellement bien expliqué que LUI n'aimait pas que je finissais par me dire il a raison. Je ne mangeais plus de fromage, parce qu'il n'en aimait presque aucun, etc. J'ai regardé des émissions de télé que je trouvais débiles, mais pour partager "au moins ça" avec quelqu'un, même si ce quelqu'un c'était lui... Je lui préparais des repas gastronomiques, il n'a JAMAIS eu faim, même pendant les quelques années où nous n'avions rien. Sur la fin, je me souviens qu'il mangeait devant la télé, sans même prêter attention à ce qu'il avait dans l'assiette... Sans parler des fois où il jubilait, comme le jour où j'avais passé des heures à préparer un repas indien, pour lui et son pote, pote qui est venu les mains dans les poches, comme d'hab, et s'est contenté d'un "c'est très correct". Franchement, aujourd'hui, il me dit ça, il prend le plat en pleine tronche le mec... Mais je n'osais pas...j'attendais que le mari dise quelque chose. Mais non.
Au final, non seulement vous êtes seul, mais vous finissez par vous dire qu'en prime c'est bien mérité, parce que vous êtes incapable d'avoir des amis, incapable de faire des choses même simples. Vous ne pouvez même pas imaginer comment la merveilleuse machine qui a un jour été mon cerveau s'est détruite. Les dégâts sont incommensurables, pas à cause des mes "grillages" de cerveau, non, juste avec ce no-man's-land de culture et d'échange qu'a été ma vie.
La 3ème étape arrive pour vous contraindre à n'avoir aucune indépendance : vous n'avez plus de compte bancaire, parce qu'il vous dit que c'est plus simple d'en avoir un seul, vous n'apparaissez plus sur aucun document, parce que "c'est lui qui paie, c'est normal que ce soit son nom seul sur les factures", vous vous apercevez un jour que pour la nouvelle voiture, ben elle est seulement à son nom, tout comme le plan d'épargne. En fait, vous n'êtes rien, vous n'avez personne et maintenant vous n'avez rien non plus.
Là, on est à la 4ème étape : isolement, dépréciation de soi et appauvrissement de vos capacités intellectuelles, dépossession de tout, il ne reste plus qu'à faire en sorte que vous ne puissiez pas du tout en sortir. Parce qu'il vous reste encore la carte "je peux bosser et me débrouiller si je m'en vais". Quand il a repris des études, je l'ai encouragé, soutenu. J'ai fait en sorte que ça se passe au mieux, je l'ai accompagné tout le long. Quand on a déménagé, que ça se soit bien passé ou pas, je n'ai pas bronché, j'ai fait les cartons, j'y ai mis de l'enthousiasme, etc. Parce que, très connement, je me disais "quand il sera installé, ce sera mon tour". Sauf que non. Il fallait que je fasse toujours plus, pour qu'il monte en grade, pour qu'il ne perde pas son boulot, etc. Je l'ai empêché de faire un placement arnaque, j'ai insisté et trouvé les arguments pour qu'il soit augmenté, j'ai fait à sa place ou avec lui les stocks, les commandes, les rangements de local, les réceptions de livraison. Mais quand j'ai fini par dire bon, ok, là ça fait des années que je fais du bénévolat, je pourrais peut-être avoir ton aide pour du boulot, puisque tu dis tout le temps que tu connais tout le monde, que tu as "des relations". La seule chose qu'il m'a proposé ce sont quelques heures de ménage, genre 2h tous les 2 jours, le soir, à 40km d'ici (petites routes peu praticables en hiver), donc même pas rentable financièrement, chez un type dont il venait de me dire qu'il ne payait jamais ses employés, heures supp comprises, et que c'était un margoulin. J'aurais du prendre, hein, mais j'avais peur de gréver le budget. Peur d'aller à 40km et d'abîmer la voiture. Peur de décevoir... Je lui ai demandé de m'aider, pour vendre mes créations. Il n'a rien fait. J'ai proposé de donner des affaires à une assoc locale, pour pouvoir bouger un peu dans quelques pièces, il a été d'accord. J'ai compris pourquoi plus tard : il n'y a eu que MES affaires qui ont été données... Il m'avait dit qu'il leur avait expliqué que c'était moi qui avait eu l'idée. Je lui ai demandé de "glisser" dans la conversation que je cherche un travail, il a dit ok. Sauf auprès d'enfants, hein, on sait pourquoi. Il est rentré en me disant que tout ce qu'ils pouvaient faire c'est me faire garder des enfants, les emmener à l'école, etc. Et qu'accessoirement si ça ne me va pas, il ne m'aidera plus. Parce qu'il m'aidait ? Ah bon ?? En fait, l'assoc en question, j'ai fini par y aller quand même. J'ai expliqué mon cas, correctement, sans détour. La nénette m'a répondu "heu... mais on ne savait pas que vous cherchiez, et puis on ne nous a pas dit pour les enfants... de toute façon c'est LUI le donateur, c'est bien ce qui est inscrit partout, pas vous"... Ok. Et bien entendu quand je lui ai demandé si elle pourrait au moins m'aider pour rencontrer quelqu'un pour aller vendre au marché de Noël "on vous recontactera"... avant de ne plus me donner signe de vie, malgré quelques relances. J'ai su aussi que j'avais postulé à quelques endroits et qu'il y était passé pour le boulot, parlant de moi comme d'une incapable et d'une imbécile profonde, donc j'ai mieux compris les refus. Pire, même en y allant on ne me recevait pas, ou on m'écoutait mais on préférait lui faire confiance, à lui, qui a "une situation".
Game over.
A partir de là, comme je le disais, les chevaux sont lâchés, il ne s'est plus privé de rien, puisque je n'avais plus aucun moyen de me défendre. Je raconterai un de ces jours mon expérience en PMA, pour illustrer le propos.
L'abuseur choisit toujours bien sa victime. Il prend en général quelqu'un qui a déjà été abusé, histoire d'avoir un travail un peu plus facile. Oui, l'abuseur est fainéant, aussi mais c'est presque le moindre de ses défauts. Dans mon cas, je dis toujours que je suis passée de la secte de mes parents à la réclusion à perpétuité. C'est stratégique : puisque vous avez déjà survécu à une situation d'abus, vous pourrez en supporter une autre. Quelqu'un qui a vécu dans la dentelle avant aura du mal à nager dans les ronces. Quelqu'un qui a vécu toute sa vie dans les ronces aura le cuir tanné. CQFD. Il suffira seulement pour l'abuser de tester pour voir jusqu'où ça peut aller. Mais il sait déjà qu'il pourra aller loin. Et vite.
A partir de là, vous ne vous rebellez plus. Parce que vous n'avez plus la force, plus l'envie. Parce que vous vous dites que ça n'en vaut plus la peine. Tant pis. Les abus ne vous font même plus réagir, c'est presque comme si ça ne vous atteignait plus, parce que vous n'êtes déjà plus "vous". On vous dira souvent que vous manquez de courage, que vous êtes faible. C'est faux. Il vous en aura fallu, du courage pour tenir, toutes ces années. Pour trouver la force de continuer, vous protéger comme vous pouviez, protéger d'autres personnes aussi parfois. Le courage, c'est bien. Mais face à un abuseur, ça ne sert à RIEN. La seule chose qui sert, c'est l'entourage. Et je vous rappelle que l'entourage, vous l'avez perdu, il y a longtemps...
Alors vous allez me dire "mais ON peut faire QUOI de concret ?".
En fait, l'abuseur, il n'est pas seul. Parfois, VOUS êtes son complice. Par ignorance, par lâcheté, par faiblesse... La personne faible, ce n'est pas l'abusé, c'est l'abuseur, mais c'est aussi celle qui baisse les yeux, fait semblant de n'avoir rien vu, rien entendu. C'est celui qui n'aura pas dit à un mec qui rabaisse sa femme devant lui "hey, tu te calmes ou tu vas prendre mon poing sur le nez, excuse-toi et que je n'apprenne pas que tu lui auras fait quoi que ce soit comme misère quand je ne serai plus là". Ou la nana qui ricane au lieu de dire "tu lui parles correctement, ce n'est pas ton souffre douleur, si tu te comportes mal je la verrai ELLE et SANS TOI".
L'abusé finit par croire que tout est sa faute, qu'il mérite tout ça, juste parce que personne ne se tient à ses côtés, personne ne lui prend la main pour lui dire "je suis là, tu ne te battras pas seul".
L'espèce humaine est un ramassis d'animaux incompétents (si vous avez un doute, allez regarder l'émission où on met 2 clampins à poil pour 3 semaines dans la nature) et dégénérés dans leur comportement. J'ai beaucoup vu écrit ces derniers temps "l'homme, le plus grand prédateur". Mwarf.. L'humain n'est prédateur de rien, il a éliminé tout ce qui pouvait être un prédateur pour lui, un prédateur ne prend que le nécessaire pour sa survie. L'humain est un destructeur, pour son biotope mais aussi pour sa propre espèce. Pas un seul endroit où il ne trouve un prétexte (territorialités, ressources, religion, tout est bon !) pour massacrer, les animaux mais aussi les autres humains.
La différence majeure entre l'homme et l'animal, c'est que l'animal n'avance pas à couvert. Le serpent sait qu'il peut se faire manger par le rapace, le lapin par le renard, l'insecte par l'oiseau... l'humain dissimule. On peut facilement se faire avoir par quelqu'un qui a l'air "si gentil", mais qui est en réalité une belle ordure. Quand un troupeau d'éléphants est attaqué, ils protègent le plus faible. Nous sommes bien moins intelligents et pourvus de qualités de cœur que les animaux. Nous sommes faibles, nous sommes peu adaptés à notre environnement, et souvent, nous sommes aussi hélas pitoyables dans nos comportements.
Il y a quelques temps, pour me faire un compliment, quelqu'un m'a dit "oh vous au moins, vous êtes très humaine". Je comprends l'idée. Mais ça m'horrifie. Je lui ai dit (parce que je savais que la personne comprendrai) : "si vous voulez me faire un super compliment, dites-moi que je suis un animal sympa, genre une maman opossum, ou un vieil éléphant, ça me fera bien d'avantage plaisir". Un sourire entendu a réglé l'affaire :-)
Est-ce qu'il reste des gens "bien", des gens qui se lèvent pour dire non ? Des gens qui protègent les leurs, quoi qu'il en coûte ? Des gens qui protègent même de parfaits inconnus, juste "parce que" ?? Oui. Il y en a. Parfois, ça fait la une des journaux. Bien moins souvent que les comportements débiles ou agressifs. Mais il y en a peu. C'est, comme beaucoup d'autres une espèce en voie de disparition. Personnellement, j'en ai connu 3 dans ma vie. Pas un de +. C'est peu, j'arrive à 50 ans, j'ai rencontré des milliers de gens...
Si vous me demandez : bon, ok, je fais quoi pour faire partie de ce "happy few" ? J'ai envie de dire "ça ne tient qu'à vous". Vous pouvez dire "non, je ne suis pas d'accord" quand la situation se produit devant vous. Vous pouvez aller dire à quelqu'un d'abusé "je suis là, je ne sais pas comment t'aider, qu'est-ce que je peux faire à mon niveau ?". Vous pouvez ne pas être un humain de base, égoïste et lâche, c'est VOUS qui pouvez faire la différence, TOUTE la différence...Soyez un éléphant.
Les démons ne peuplent pas d'hypothétiques enfers, ils sont parmi nous, et nous les laissons faire, parfois même nous leur simplifions la tâche. Les monstres ne se cachent pas sous nos lits, ils partagent nos vies. Et parfois même, quand on perd tout ce qui fait qu'on "est soi", ils dorment aussi dans nos propres cerveaux.
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Ce serait un mensonge si je disais que moi je défendrais la personne, j'en sais rien, je pense qu'on ne peut pas savoir tant qu'on est pas face à ça.
RépondreSupprimerJ'ai un collègue qui a défendu une femme dans la rue qui se faisait insulter et taper par son mari, il s'est interposé et a bousculé le mari... Et au final le mari ET sa femme ont porté plainte... Il a fini au tribunal et c'est lui qui a eu des soucis.
Je ne travail qu'avec des hommes, je suis la seule femme au milieu de 15/20 bonhommes chaque jour... Je peux te dire que j'entend tout un tas de choses, mais les femmes ne sont pas mieux, je dirai qu'elles sont même pire, c'est plus sournois. Je suis secrétaire et au boulot on me dit toujours secrétaire=secret et se taire...
Des fois j'en ai marre de devoir tout entendre, c'est sans doute pour ça que je vis seule, au moins mes animaux ne me cassent pas les oreilles avec des conneries!
Je pense que tu t'es sorti avec courage d'une situation bien difficile et je trouves que tu te débrouilles très bien avec ta maison et tes astuces économies, tu fais de la bonne cuisine, tu bricoles dans plusieurs domaines, tu te dépatouilles pour trouver des idées comme conduire des gens pour profiter de leur voiture.
C'est vrai qu'on est souvent coincé à un moment, je connais une personne qui avait eu 3 enfants, avait laissé son travail pour élever sa famille, et le mari la pourrissait et la trompait, mais comment partir avec 3 enfants en bas âge et sans travail??? C'est facile de dire Moi je ferai ci, Moi Je ferai ça, mais rien n'est facile... Elle a eu le soutien de ses parents, elle a pu retourner chez eux avec ses 3 enfants, des années plus tard elle a maintenant un travail et son appart.
Rien n'est jamais simple dans la vie et ceux qui disent le contraire et pense pouvoir tout arranger en 2 secondes n'ont rien compris et font sans doute parti de ceux qui n'aiderait pas du tout une personne mais la dénigrerait plutôt...
Bonne soirée!
François a déjà eu un problème comme ça, avec les 2 qui ont voulu porter plainte contre lui... ça me dépasse ! Le gros problème, ce sont les gens qui sont proches de nous, qui ne bougent pas... Je me souviens d'une fois où je suis intervenue, un type imbuvable qui agonissait sa copine d'injures devant nous lors d'une sortie de groupe. Je ne connaissais ni l'un ni l'autre, les autres participants oui, et personne ne bougeait. J'ai fini par me lever, lui dire "écoute, tu ne parles pas comme ça à une femme à ma table, tu te tiens correctement, et surtout tu respectes les gens assis avec toi, TOUS". Il m'avait répliqué vertement de me mêler de ce qui me regarde, à quoi j'avais répondu qu'hélas en se donnant en spectacle devant nous, il faisait en sorte que ça devienne aussi notre affaire. Je lui ai fait fermer son clapet. Si ça n'avait pas été suffisant, je crois bien que j'allais lui envoyer un direct du gauche...LOL. J'étais contente, il s'est assis et n'a plus bronché... et j'étais surtout heureuse du regard lancé par sa copine, plein de reconnaissance, copine qui l'a quitté depuis ouf. Mais j'étais aussi profondément triste en me disant "personne n'aurait fait ça pour moi". Sans famille, mes vrais amis tous décédés, à part François personne ne bougerait un orteil.
SupprimerJe crois que je préfère vraiment les plantes et les animaux, si je pouvais trouver un petit boulot à temps partiel pour améliorer l'ordinaire (ou empêcher la catastrophe programmée au moins), et surtout garder mon "chez moi" je crois que je finirais par fuir tout contact humain !
Rho, rien à voir, mais j'ai pensé à toi, je ne sais pas si tu connais ou si l'arbre peut t'intéresser, mais un type sérieux que je suis sur Youtube a proposé d'envoyer des graines (quelques unes, 2 ou 3 je pense) aux gens qui lui enverront une enveloppe timbrée, des graines d'arbre à miel, pour les abeilles. Je crois qu'il n'en donne plus, il a été dévalisé, mais si jamais je reçois mes graines et que tu en veux, je penserai à toi :-)
Bonne nuit :-)
C'est marrant hier j'ai pensé à toi aussi, une amie m'a promené en voiture, on est allé dans un magasin que je ne connaissais pas, Action, il y a plein de choses jolies, des fins de stocks, et j'ai pris plein de bricoles pour offrir, du coup ce matin je t'ai envoyé un truc, ça te fera un courrier autre qu'une facture.
SupprimerJe crois que j'avais entendu parler de cet arbre dans Silence ça pousse, ma bouture du sorbier a refait des feuilles!
Bonne journée
Ouiiiiii je connais Action, c'est super pour la déco, les loisirs créa et tout ça... mais ici ça fait hyper loin, et hélas ils n'ont jamais grand chose en rayon snif... Mais il ne fallait pas m'envoyer des trucs, tu m'as déjà bien gâtée avec les sedums, qui poussent comme des petits fous, à croire que mon sol lunaire leur plait vraiment, j'en ai même tenté sur une zone où des plantes pénibles poussent (dont une qui me fait des allergies), ils s'imposent ! Excellent !!! Je n'en ai pas perdu un seul morceau. En revanche mes essais de transplantation du petit plan trouvé lors d'une promenade, tu sais, tu m'avais dit que ça t'intéressait, ben... mortibus... bouh... mais je ne renonce pas, je vais attendre le printemps, j'ai croisé le type qui en a plein son mur, il m'a dit ok, je laisse pour vous jusqu'au printemps...héhé... bien sage, je lui ferai un gâteau pour le remercier (même si techniquement je crois que c'est lui qui voudrait me remercier de nettoyer son mur haha).
SupprimerExcellent pour la bouture de robinier !!! Si jamais ça ne marche pas, tu dis, j'irai déplanter à la bêche, j'en ai encore repéré un autre bosquet pas loin, y'a de quoi faire hihi
Bonne journée :-)
Robinier je voulais dire lol ou faux acacia!
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