Si vous ne voulez pas lire de trucs plus privés, zappez les deux premiers paragraphes. C'est surtout là pour poser la situation. Je vous ai mis un marqueur avec des **** pour voir où reprendre.
Je vous préviens, ça va être long, suuuuper long.
Pour ceux qui ont manqué des épisodes, sont nouveaux ou ne reçoivent pas la version "privée" de ce blog, qui en est la version unplugged, sans filtre quoi, je vous raconte comment ça a commencé, et comment je me suis retrouvée dans une situation apocalyptique...Mon mari (après m'avoir fait quelques coups pendables et m'avoir bien méprisée pendant des années) est parti supposément pour faire un remplacement, qui a duré étrangement longtemps, pendant que je bossais comme une malade pour faire des travaux ici (maison, terrain, etc) en me ruinant le peu de santé qu'il me restait, pour qu'il soit fier de moi, et lui achetant "pour le récompenser de son courage" (!!!!!) une place de concert rare et lui organisant un voyage au Portugal pour qu'il se repose (les 2 me sont restés sur les bras, bien entendu, pompant mes économies de 20 ans), j'ai fini par apprendre qu'en réalité il était en vacances tout ce temps... alors quand il a refait surface et m'a dit qu'il réfléchissait à rentrer ...j'ai répondu qu'en réalité qu'il rentre ou pas, est-ce que ça ferait une grosse différence ?... Il a décidé de ne pas revenir, ce dont je le remercie finalement, de se trouver une nouvelle adresse, une nouvelle compagne, une nouvelle vie, me coinçant dans celle-ci sans possibilité de m'en sortir. Pourquoi ? Parce que c'est quelqu'un qui ne m'aime pas, ne m'a probablement jamais aimée, mais surtout jamais respectée. Il a pris une femme comme il a pris ses milliers de trucs qu'il a empilés partout, les a mis dans des cartons, et les a regardé pourrir. J'ai tenu toutes ces années, perdant mes amis les uns après les autres parce qu'ils le critiquaient (normal, ils le voyaient comme il était), je prenais sa défense, et restais persuadée -gourde que j'étais- qu'un jour ce serait mon tour, que quand il serait dans une situation stable il m'aiderait, à trouver du boulot, me soigner, ou au moins m'encouragerait, m'aiderait à combattre mes phobies, etc. Je l'avais toujours soutenu, même quand il n'y avait plus rien à manger, l'avais empêché de faire la grosse bêtise que lui conseillaient ses parents (se faire couper un doigt accidenté), l'avais soutenu quand il a repris des études (j'ai brûlé il y a un mois le gigantesque livre en anglais que j'avais mis 3 mois à lui traduire, traduction qu'il n'a jamais pris la peine de lire), j'avais serré les dents et tenté de digérer (raté !) sa trahison pour la PMA, son manque total d'empathie quand je lui parlais de ma souffrance morale, etc, En gros, quand j'ai été malade, épuisée physiquement et moralement au point de griller 2 fois mon pauvre cerveau (puis 2 autres fois, en moins grave), avec un chat en fin de vie que j'ai du veiller seule jour et nuit pendant 4 mois, et totalement isolée parce que je l'avais trop défendu, il a décidé que c'est bon, il pouvait me laisser mourir toute seule, dans mon coin, dans une situation trop compliquée pour moi. En effet, je ne peux pas ouvrir de compte en banque réel, je ne peux pas me faire soigner (puisqu'il a domicilié son compte sécurité sociale -dont je dépends puisque je ne travaille pas- à sa nouvelle adresse, que je ne connais pas, donc je ne peux pas prouver que je suis "moi et chez moi" en quelque sorte), etc etc... Tous les contrats sont à son nom, je ne peux rien faire pour les reprendre à mon nom, je me suis retrouvée complètement coincée. Et sans moyen de transport Enfin je composais, jusqu'à ce qu'il me retire aussi l'accès au compte en banque commun (qui servait à payer l'entretien de la maison), alors que lui avait pris dessus un emprunt sans mon accord, le plan d'épargne commun, etc. Il est venu plusieurs fois "se servir" ici en mon absence, des gens venaient de sa part, j'ai fini par avoir vraiment peur. Et là je le pense sincèrement déçu que je ne me sois pas suicidée. J'aurais voulu qu'il se comporte mieux, pour moi, mais aussi pour lui. Parce que ça aurait été le signe qu'il avait évolué, grandi. Mais non. Je précise que mes ennuis de santé assez conséquents sont doublés de mes phobies surtout sociales (qu'il a bien entretenues), de mon hyper sensibilité, de ma fatigue de me battre.
Que faire ? J'ai commencé par essayer de tenir en m'occupant encore plus. J'ai tenu la main de plus de gens en fin de vie, fait des maraudes pour les SDF, de l'alphabétisation pour des étrangers, j'ai correspondu avec quelqu'un en prison, tout ça bénévolement, j'ai même hébergé pour un Noël une dame et son fils handicapé qui avaient besoin d'une pause dans leur vie de galère. Mais ça ne suffisait pas, et ça commençait à être trop violent émotionnellement. Suite au décès d'une dame que j'aimais beaucoup, j'ai flanché, j'ai dit stop. Je ne sais pas faire mes deuils, j'en ai encore une dizaine à digérer, et je n'y arrive pas.. Pour le plus ancien, ça fait très très longtemps que je m'y efforce. Et ça ne marche pas. Vivre une nouvelle histoire ? Techniquement, je ne veux plus vivre avec quelqu'un, parce que ça me fait peur, je fais un rejet total. Je ne veux pas prendre le risque de me retrouver comme avec lui, quand je devais repasser pendant des heures, cuisiner à n'en plus finir pour essayer qu'il soit "bien", être sans arrêt disponible au téléphone pendant des heures, me taper des beaux-parents qui me détestent, leurs remarques, les humiliations, le risque que quelqu'un me fasse à nouveau me sentir nulle, incapable de tout, etc. MAIS en même temps je ne peux pas vivre seule pour plusieurs raisons : s'il m'arrive quelque chose, je m'en fiche de pourrir sur place et qu'on me retrouve bouffée par les vers mais je veux qu'on prenne en charge mes animaux. J'aimerais aussi que quelqu'un parle pour moi si je devais me retrouver dans une situation médicale où je ne pourrai pas exprimer ma volonté. Je ne me sentais plus non plus en sécurité ici. Et même, au quotidien, j'ai d'une certaine façon vécu seule depuis ma naissance, à mi chemin entre ce que doit être la vie d'une recluse et de quelqu'un qui serait dans une secte, j'ai quand même envie de savoir ce que ça fait d'avoir une "famille", même composée à ma façon, une sorte de gloubiboulga de gens bienveillants. Croyez-moi, quand vous n'avez aucune famille, que vos amis les plus proches sont morts, que trop de trahisons vous ont blessé un peu trop fort, ce n'est pas évident de vivre un quotidien acceptable. Je n'ai ni travail, ni espoir en la matière. A la limite, je n'existe pas, et j'avais légitimement envie que ça change.
Pour ça, j'ai commencé par héberger temporairement la personne qui était la plus proche de moi, en fin de vie, et comme il avait le sida, bien sûr ça m'a un peu plus isolée. J'ai découvert avec lui que les mentalités n'ont pas évolué, au contraire. Je l'ai même en partie accompagné pour son dernier trajet vers l'endroit où il avait choisi de finir sa vie. Je ne regrette pas. Mais objectivement, je n'étais pas assez solide. Je me suis mangé un mur, psychologiquement parlant. J'ai fait comme toujours, j'ai pris sur moi. Puis j'ai accueilli une copine, depuis décédée elle aussi d'un cancer, et son mari, malade également, qui une fois que sa femme est morte a choisi de faire comme si je n'existais pas. François m'a parlé de ça, quand il a divorcé il a eu la même blague, les gens qu'il avait le plus aidés changeaient de trottoir, ne donnaient plus de nouvelles, histoire -les enfoirés- de "respecter sa solitude" (texto !). Mwarf. Après j'ai un de mes amis qui est rentré dans son pays. Et sur place, ça ne s'est pas bien passé. Et puis j'ai appris le décès d'un autre ami proche... C'était juste trop.
********************
Tout le monde attendait qu'au mieux je meurs enfin, puisque je suis une bombe médicale qui ne demande qu'à être dégoupillé, ou qu'au pire je me suicide histoire de ne pas leur compliquer plus la vie...Y'en a même qui me l'ont carrément soufflé à l'oreille... Quand on me dit d'aller à gauche en insistant un peu trop, je vais à droite. C'est comme ça que je me suis dit "ok, tout le monde veut que je lâche la rampe, je ne la lâche pas encore, je vais me chercher un(e) co-locataire". Je sais, je sais...je vous entends soupirer...mais voilà...Bien, donc trouver un(e) colloc, lui demander un mini loyer, et ça me permettra de manger...je ferai un contrat d'un an maxi, comme ça si jamais ça ne me convient pas, c'est "juste" un an à tenir. Sauf que :
- maison pourrie, sans chauffage réel, sans eau chaude, loin de tout, pas de transports en commun, etc
- même en demandant très peu pour une chambre et l'accès libre aux parties communes, ça s'est avéré plus périlleux que prévu
- comme d'hab je suis tombée sur des cinglés (ou alors c'est normal, mais dans ce cas je voudrais qu'on me téléporte sur une autre planète, merci)
La 1ère qui a postulé c'est une dame la soixantaine. Une sorte de Folcoche, si vous voyez le genre (dites-moi que vous avez lu vipère au poing, pitié). Elle me rappelait cruellement ma génitrice, froide, mauvaise comme une teigne, je l'ai mise dehors au bout de 5mn, traumatisée...
La 2ème (oui, encore une femme), la cinquantaine, qui veut en paraître 20 (raté !), et a du vivre comme une princesse toute sa vie, a commencé à me lister ses exigences (liste interminable), comme avoir un dressing que je devais lui aménager pour ses 300 paires de chaussures (sérieux ? 300 ?? les gens sont des mille-pattes ou bien ?),
faire aménager la salle-de-bains (avec quel argent ?), etc...
Au revoir
J'ai eu ensuite un mec, la soixantaine, qui avait lui aussi une très longue liste, mais surtout imposait quelques petits détails quotidiens comme le bénédicité avant les repas, la messe le dimanche avec lui (??), et voulait principalement "me reprendre en main" pour m'acheminer vers la spiritualité. Je l'ai acheminé vers la porte.
La 2ème (oui, encore une femme), la cinquantaine, qui veut en paraître 20 (raté !), et a du vivre comme une princesse toute sa vie, a commencé à me lister ses exigences (liste interminable), comme avoir un dressing que je devais lui aménager pour ses 300 paires de chaussures (sérieux ? 300 ?? les gens sont des mille-pattes ou bien ?),
faire aménager la salle-de-bains (avec quel argent ?), etc...
Au revoir
J'ai eu ensuite un mec, la soixantaine, qui avait lui aussi une très longue liste, mais surtout imposait quelques petits détails quotidiens comme le bénédicité avant les repas, la messe le dimanche avec lui (??), et voulait principalement "me reprendre en main" pour m'acheminer vers la spiritualité. Je l'ai acheminé vers la porte.
A suivi un couple qui voulait que je prenne pour l'année scolaire leur fille, une post ado qui faisait vraiment n'importe quoi, donc il lui fallait un garde chiourme, mais bon, ils me donneraient les 100€ demandés, sauf qu'en plus de la surveillance continue je devrais leur rendre des comptes tous les jours sur tout ce qu'elle avait fait, dit, etc. L'accompagner jusqu'à la fac (mais non !), voir avec qui elle traînait, lui faire à manger, sa lessive, et...
et rien, emmenez votre Gremlin merci, l'esclavage c'est bon, j'ai déjà donné
Next : un mec, la cinquantaine, qui avait l'air normal au début... Juste au début. Parce que sont venues ses conditions... Je devais l'accompagner à la danse puisqu'il n'avait plus de partenaire (je ne danse pas), je devais l'accompagner à ses cours de je ne sais plus quoi donc faire un régime très strict pour pouvoir être sa partenaire de tango, et lui laisser la maison entière 2 week-ends par mois. Pour faire quoi ? Et je vais où, moi ? Il s'en fout. Heu... ben tant pis alors...Pis en prime il adorait Céline Dion et Mariah Carey qu'il écoutait en boucle. Vu mes goûts musicaux pourtant très larges, je me suis dit que vraiment, ça n'allait pas être possible.
Une nana qui se cherchait une bonne, un mec super bricoleur qui voulait surtout bricoler avec moi parce que woulala il aime bien les grosses poitrines même si je suis pas son genre c'est pas grave parce qu'il est siiii seuuuuul depuis siiiii longteeeeeemps (au secouuuuuuuuurs), un mec qui avait l'air de sortir d'un film d'épouvante, un autre qui cherchait un genre de lieu de RDV pour lui et sa maîtresse parce qu'il avait eu un peu chaud vu que son mari le cherchait pour le démolir, un mec qui voulait que je prenne sa mère âgée en charge totale et que donc je fasse aménager ma maison puis que je bosse gratos 24/24 pour fifrelin, une nénette qui fumait des trucs pas nets et voulait emménager avec quelques potes...
A un moment, j'avoue que j'ai flippé, j'ai failli taser un des mecs, et j'ai pensé qu'une des filles méritait un bon coup de pelle derrière les oreilles. Je ne voulais qu'une chose : ne plus jamais croiser personne...
J'étais un peu au bout de ma vie. Je racontais ça sur le blog privé, ça faisait rire tout le monde, moi moins.
Une nana qui se cherchait une bonne, un mec super bricoleur qui voulait surtout bricoler avec moi parce que woulala il aime bien les grosses poitrines même si je suis pas son genre c'est pas grave parce qu'il est siiii seuuuuul depuis siiiii longteeeeeemps (au secouuuuuuuuurs), un mec qui avait l'air de sortir d'un film d'épouvante, un autre qui cherchait un genre de lieu de RDV pour lui et sa maîtresse parce qu'il avait eu un peu chaud vu que son mari le cherchait pour le démolir, un mec qui voulait que je prenne sa mère âgée en charge totale et que donc je fasse aménager ma maison puis que je bosse gratos 24/24 pour fifrelin, une nénette qui fumait des trucs pas nets et voulait emménager avec quelques potes...
A un moment, j'avoue que j'ai flippé, j'ai failli taser un des mecs, et j'ai pensé qu'une des filles méritait un bon coup de pelle derrière les oreilles. Je ne voulais qu'une chose : ne plus jamais croiser personne...
J'étais un peu au bout de ma vie. Je racontais ça sur le blog privé, ça faisait rire tout le monde, moi moins.
Il faut comprendre un truc. J'ai beaucoup côtoyé des militaires (qui hélas ne respectent pas les valeurs de leur vocation), je viens d'un milieu minier, ça laisse des traces... ce sont des groupes où l'esprit d'équipe est primordial... Pour moi qui ai vécu si seule, même restreint c'est cette idée de groupe que je recherchais... Vous savez, le "on part à 5, on rentre à 5, peu importe ce qui se passe" qui normalement devrait avoir cours chez les légionnaires (j'ai vu que non). Le "on affronte les galères ensemble" des familles de mineurs... Je voulais vraiment trouver ça chez quelqu'un. Je m'occupais déjà un peu de François, qui avait lui aussi une vie de merde. J'avais du mal à lui faire reprendre pied, mais au moins lui, il comprenait ce que j'avais vécu, nos vies bien que différentes se retrouvent sur beaucoup de points. Lui, il ne riait pas de me voir si mal. C'était bien le seul...
Dans le même temps, il était logé par un couple de marchands de sommeil, dans un appart insalubre, sans eau autre que le robinet de l'évier, des infiltrations partout, pas de chauffage, même pas de quoi cuisiner, il en était à manger des boites de conserves, froides... quartier dangereux, et avec sa micro retraite il ne pouvait clairement même plus manger sur la fin. Le bruit, l'impossibilité de dormir, sa santé qui périclitait (il a de gros soucis lui aussi)....Il avait perdu ses illusions, tout comme moi. Nous sommes devenus amis, plutôt un genre de lien familial en quelque sorte... Il a l'âge d'être mon père, c'est une des rares personnes en qui j'ai confiance, et il comprend mon besoin d'indépendance -il a la sienne chevillée au corps-, tout comme mon besoin d'avoir un genre de famille, il est dans le même cas. Nous avons assez de points communs pour avoir de vraies discussions, j'ai un peu revécu intellectuellement en le rencontrant : histoire, musique, nature, animaux, etc. J'avais enfin quelqu'un avec qui parler, vraiment parler.
Dans le même temps, il était logé par un couple de marchands de sommeil, dans un appart insalubre, sans eau autre que le robinet de l'évier, des infiltrations partout, pas de chauffage, même pas de quoi cuisiner, il en était à manger des boites de conserves, froides... quartier dangereux, et avec sa micro retraite il ne pouvait clairement même plus manger sur la fin. Le bruit, l'impossibilité de dormir, sa santé qui périclitait (il a de gros soucis lui aussi)....Il avait perdu ses illusions, tout comme moi. Nous sommes devenus amis, plutôt un genre de lien familial en quelque sorte... Il a l'âge d'être mon père, c'est une des rares personnes en qui j'ai confiance, et il comprend mon besoin d'indépendance -il a la sienne chevillée au corps-, tout comme mon besoin d'avoir un genre de famille, il est dans le même cas. Nous avons assez de points communs pour avoir de vraies discussions, j'ai un peu revécu intellectuellement en le rencontrant : histoire, musique, nature, animaux, etc. J'avais enfin quelqu'un avec qui parler, vraiment parler.
Il lui est arrivé de se faire attaquer en ville, ça a même fini au tribunal. Il a commencé à être en danger quand un malade (interné et relâché régulièrement) a décidé de s'en prendre à lui (comme ça, sans raison). Plainte, sans suite, on ne peut rien faire, il n'est pas responsable... Et là, cerise sur le gâteau : les services sociaux l'ont placé dans un appart... à côté de chez François. Le type se promenait avec un couteau, surgissait devant lui...Ses proprios voulaient vendre, et il n'avait pas les moyens d'acheter, on le poussait vers la sortie, gentiment...
Alors je lui ai proposé de venir vivre ici, gratos, il pourrait prendre une chambre, mettre ses affaires dans mes combles, il aurait une "boite aux lettres" et pourrait vivre sa vie comme il le voudrait.
Même si ça n'a pas été évident au début, nous avons trouvé un genre d'équilibre. Il se prend en charge (nourriture, lessives, etc), remonte la pente, et même si j'en suis plus ou moins au même point, j'ai enfin "une famille". Toute petite, mais ça me va. Peut-être qu'un jour la vie me fera croiser quelqu'un d'autre pour l'agrandir, une sorte de grand frère, de petite soeur, de cousin fantasque, ou de mamie gâteau. J'aimerais bien, mais si ce n'est pas le cas tant pis.
En attendant, on ne se marche pas dessus, on ne s'encombre pas mutuellement, et quand on a envie de parler à quelqu'un, ben c'est facile, on l'a sous la main. J'ai eu des moments très difficiles côté santé et moral, il a été là. Quand il a découvert que côté santé c'était assez grave pour lui aussi, je l'ai soutenu. Sa présence est rassurante, il a fait des arts martiaux, de la boxe, de la lutte, il a de beaux restes même à son âge, je me sens en sécurité...
Il est aussi un excellent vecteur pour me booster, il ne me freine pas, si je lui dis que je vais faire des gros travaux, il me demande si j'ai besoin d'aide. Jamais il ne hausse les épaules, jamais il ne se moque de mes capacités, jamais il ne me dit que je n'y arriverai pas, au contraire, il me dit "si tu le sens, tente le !"...
En attendant, on ne se marche pas dessus, on ne s'encombre pas mutuellement, et quand on a envie de parler à quelqu'un, ben c'est facile, on l'a sous la main. J'ai eu des moments très difficiles côté santé et moral, il a été là. Quand il a découvert que côté santé c'était assez grave pour lui aussi, je l'ai soutenu. Sa présence est rassurante, il a fait des arts martiaux, de la boxe, de la lutte, il a de beaux restes même à son âge, je me sens en sécurité...
Il est aussi un excellent vecteur pour me booster, il ne me freine pas, si je lui dis que je vais faire des gros travaux, il me demande si j'ai besoin d'aide. Jamais il ne hausse les épaules, jamais il ne se moque de mes capacités, jamais il ne me dit que je n'y arriverai pas, au contraire, il me dit "si tu le sens, tente le !"...
Je ne cherche plus d'amis, je n'ai plus envie de risquer de nouvelles trahisons, j'ai trop donné.
Je ne veux pas me lancer dans une histoire amoureuse, j'en ai fait le tour.
Je ne veux pas me lancer dans une histoire amoureuse, j'en ai fait le tour.
En fait, je veux juste essayer de me construire, même pas REconstruire...
A bien y réfléchir, je ne crois pas que j'aurais tout simplement pas pu cohabiter avec quelqu'un d'autre...

Quand mes parents ont divorcés, je suis restée avec ma mère et mes 2 soeurs, on a perdu plein "d'amis" et de "famille" et en novembre dernier ma maman est morte d'un cancer, j'ai fait une croix sur le restant de la famille, c'est dans ses moments la qu'on se rend compte de la vraie nature des gens et j'ai décidé de ne plus me forcer ou de faire des efforts pour continuer à les voir.
RépondreSupprimerDu coup il me reste mes 2 soeurs et mon père avec qui on s'était réconcilié il y a environ 15 ans. Et c'est tout.
Mes amis vrais se comptent sur les doigts d'une main, après je considère certaines personnes connues sur internet comme des amis car pour certaines on discute depuis une dizaine d'année.
Des fois je me demande aussi ce que ça va donner quand je serai plus vieille, vu que je suis seule et sans enfants, je pense qu'on me retrouvera genre 1 an après ma mort en squelette, mais bon tant pis.
Si ça se passe bien avec François, tu as raison, peut-être que vous rencontrerez d'autres personnes sympas et vous pourrez agrandir votre "famille". Ce n'est pas évident, on fait ce qu'on peut, pas ce qu'on veut...
J'espère que tu auras du mieux dans ta vie, histoire d'être un peu plus tranquille. Bonne soirée
Merci pour ton message ça me touche beaucoup, je suis désolée pour ta maman. Tu as bien raison, parfois il faut savoir couper les ponts avec certains, pour se protéger, arrêter de se faire du mal, la vie est déjà trop courte et trop dure pour s'en rajouter...
SupprimerMerci encore pour ton message. J'espère que pour toi aussi il y aura plein de belles choses à venir
Bon dimanche