Y'a des moments dans la vie où on ne sait pas trop quoi répondre... on a bien envie de dire un truc super intelligent, de tout résumer en 2 phrases... mais je ne sais pas faire...
Y'a une copine qui s'est manifestée. Un an que je n'avais pas de nouvelles. C'est marrant, elle se souvient de moi juste avant chaque Noël... sans doute une coïncidence...
Elle me demande si je fais toujours des loisirs créatifs, je lui dit que non. Pas des masses. Pas le temps. Elle me dit que c'est tellement dommage, que je faisais de si jolies choses... Je n'ai pas fait tel modèle de broderie ? Si ?! Non parce qu'à la limite si je n'en fais rien, elle adooooooooorerait l'avoir. Tout brodé. Je lui ai dit oui je l'ai fait, et non je ne te l'enverrai pas. Je préfère le voir pourrir dans un tiroir. Je crois qu'elle a compris que c'était mortibus pour son colis de Noël. En même temps ça fait 2 ans que je lui fais un colis de Noël, et un colis d'anniversaire, etc etc... et qu'elle "oublie" de m'envoyer quoi que ce soit en retour. Pas même un merci...
Et puis une autre, qui se souvient elle aussi miraculeusement de moi... juste avant Noël... ça fait siiiiii longtemps qu'elle n'a pas eu de mes nouvelles, elle voudrait savoir, vérifier si je ne suis pas morte (véridique !)... je lui ai répondu "si, morte pour toi en tous cas". Et puis cet ex ami qui a presque été un ex autre chose, mais en fait est resté un ex rien du tout. Qui voudrait savoir où j'en suis... ça te regarde en quoi ? En ne te souciant pas de savoir si j'allais bien pendant 17 mois, je pense que tu as perdu le droit de poser la moindre question me concernant....
Et puis il y a les gens, ceux qui me lisent depuis longtemps, ceux qui n'ont pas tous zappé sur le défunt blog privé (qui a trèèèès envie de renaître de ses cendres), et qui n'ont pas tout suivi de mes aventures. Ceux qui ont assez de tact pour ne pas oser poser de questions, ceux qui ont remarqué que les acteurs de ma vie ont changé, ceux qui se sont contentés de vérifier si j'étais toujours là, si ça allait, si éventuellement ils pouvaient faire quelque chose, ceux qui se sont inquiétés ... Alors à ceux-ci j'ai eu envie de répondre, parce qu'avec leurs petits mots ils ont été un vrai soutien pour moi.
Il m'arrive encore de m'arrêter en pleine rue, et de pleurer. Parce que. Et de sauter dans les flaques. Et parfois je trouve une consolation dans pas grand chose, et ça me rend heureuse
Nous sommes en 2015, toute ma vie n'a été qu'une longue série de dégringolades et d'échecs, j'ai survécu à tellement de choses que j'ai du mal à y croire. Je suis en vie. Pas si mal.

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