tu devras m'apprivoiser

tu devras m'apprivoiser
On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi ! (St Exupery)

mardi 25 juin 2013

On va s'en débarrasser tout de suite....

Celui-ci d'article je le fais surtout pour moi.... vous pouvez zapper, c'est un peu un genre de message de moi pour moi


Non mais bon, y'a un moment où il faut que ça sorte. On va dire que c'est aujourd'hui. Parce qu'aujourd'hui il pleut... hein ? Oui je sais, pas de rapport. Mais on va considérer que ça en a un : temps dépressif et orageux, grassouillette qui a blues, ça colle parfaitement. De toute façon il n'est pas dit qu'après ça sortirait plus facilement....

C'est un peu comme ces trucs qu'on garde dans son placard et qu'on ne veut pas jeter jusqu'à ce que ça fasse exploser la porte, comme ces bidules qui remplisse notre sac et pour lesquels on se demande pourquoi on ne peut pas les mettre à la poubelle pourtant il est trop lourd au point que ah zut j'ai pété les anses, comme ces machins qu'on a envie de dire et qu'on garde pour soi et qu'on traîne comme des poids morts en somme....

Chez moi quand ça ne veut pas sortir, il faut un peu y aller aux forceps, sinon ça pourrit, ça me mine, ça me ronge. Je "furonclise" mes émotions en fait... (nan, ce n'est pas aujourd'hui que ce blog va devenir élégant et raffiné et c'est toujours mon blog mon vocabulaire), alors de temps en temps j'écris ce qui ne va pas. J'écris parce qu'à l'oral ça ne sort résolument pas, quand je ne vais pas bien je ne parle plus et là je vois bien que le silence est pesant (comme moi sur la balance) en ce moment. Alors j'écris. Et après je fais comme si j'avais tout mis à la poubelle et que fouloulou ça va mééééga mieux.... En réalité, dire que ça marche non ....ça fait vaguement illusion. Et comme je n'ai pas mieux sous le coude, je prends. Par défaut

En ce moment j'ai donc des "petits coups de mou"

Par exemple il n'y a pas longtemps de ça je lisais le blog d'un type qui me plaisait bien (qui plaisait bien à mon cerveau), je veux dire ce n'est pas souvent que je rencontre quelqu'un avec qui je peux parler de pangolins ou des tontons flingueurs ou autres... Alors forcément j'étais toute contente, un peu comme un pingouin dans un zoo qui est le seul de son espèce et s'ennuie ferme dans son enclos et voit soudain de l'autre côté de la vitre un manchot. C'est pas pareil, c'est pas la même espèce, mais c'est "un peu pareil quand même"... vu de loin si on ferme un œil et qu'on baisse la lumière... Et j'ai fait une bêtise, enfin plusieurs. J'ai répondu franchement à ses questions, j'ai ouvert mon cœur....c'est très crétin, je sais je sais il ne faut JAMAIS répondre la vérité à un mec. Il vous pose la question mais ne veut entendre que la réponse qui l'arrange...oui mais voilà je voulais lui montrer que tout n'est pas factice sur internet.
Puis j'ai voulu lui remonter le moral, alors j'ai tenté de faire de l'humour-tout-doux avec une photo. C'était encore + crétin. Au final ? Ben... au final tout ce que j'ai obtenu c'est : il s'est carrément moqué de moi avec le fait que j'ai voulu en finir (on en reparlera du suicide, hein, parce que y'a des trucs à éviter quand même, comme de vouloir mourir si possible, ou de vouloir en parler à quelqu'un vu que les gens ne sont jamais dispo pour vous écouter parler de ça, ou même de se payer la tête de quelqu'un qui vous en parle). Je n'ai rien dit même si ça a fait mal, j'ai mis ça sur le compte de la maladresse. Il m'a taclée assez méchamment ensuite par rapport à ma vie de femme. NB : ce n'est pas la peine de dire à une femme qui essaie de s'en sortir (n'y arrive pas, mais se bat avec tout ce qu'elle a de courage) qu'elle souffre du syndrome de Stockholm en insinuant au passage qu'elle est un peu conne de ne pas faire ses valises, je vous promets que ça ne l'aide pas du tout. Il en sait quoi ce type de pourquoi/comment je ne peux pas agir comme je le voudrais ? J'ai essayé de prendre la chose avec philosophie, j'ai mis ça sur le compte d'une vie trop facile sans avoir à affronter ce que moi j'ai vécu, et j'ai encore eu de la peine... Je lui ai raconté mes "epic fails" sentimentaux, en me disant que ça lui mettrait un peu de baume au cœur. Nan, pas mieux, il m'a dit "moi c'est pire" et a continué à chouiner au lieu de ... je n'en sais rien moi... me dire Ok on est tous les 2 de gros nuls essayons d'en rire en duo...ça aurait pu être marrant, et nous aider à digérer le truc chacun de notre côté.... Ou au pire que ça lui montre qu'il n'était pas tout seul et que -soyons fous- ça le console très vaguement. Je me suis fait mal pour lui raconter ça, je croyais qu'il serait touché. Même pas en rêves. Il a un peu chouiné encore m'a dit un truc assez moche, et je me suis dit mais quoi à la fin ??? ce n'est pas parce qu'il a choisi de ne plus y croire que je dois faire pareil. Je l'ai un peu envoyé dans les cordes (poliment) en lui disant que s'il veut obtenir ce qu'il me dit, il faudrait qu'il se bouge les fesses au lieu de pleurnicher, parce que là visiblement il veut quelque chose d'inaccessible et le sait alors quoi ?! Qu'il change de rêve pour un truc + accessible (le "virtuel parfait" c'est bien, mais il a déjà testé avec pertes et fracas et ça reste virtuel, ça ne tient pas chaud au cœur, ça ne prend pas dans les bras, etc etc) ou alors qu'il assume de rester seul dans son univers qui restera virtuel. Plus de nouvelles. En même temps, c'est un homme, et les hommes c'est tout pourri (façon sketch de Florence Foresti, c'est un peu moi en ce moment). J'en sais rien. Comment un type qui a l'air intelligent et plein d'humour sur son blog peut se transformer en type aussi ... ben j'en sais rien.... j'allais dire "tellement pas lui". Pourquoi j'ai insisté ? Pffff... non mais vraiment c'était tellement parfait sur le papier que je croyais que ça valait le coup de tisser un lien. Je suis conne, c'est tout. Le pire, je suis à peu près sûre qu'il ne s'est pas rendu compte qu'il m'avait fait autant de peine. Et que de toute façon il doit s'en ficher royalement...puisqu'il ne m'a plus jamais reparlé en privé

Leçon retenue : sur le web les gens ne se montrent pas comme ils sont. Il faut que je l'accepte et vite si possible. Moi je suis à l'identique en réel et virtuel, je ne me cache pas, mon pseudo est le même partout, et tous les gens qui me lisent depuis un minimum de temps ont mon adresse, ma photo, l'accès à mes albums privés pour tout voir de ma vie, savent avec combien d'argent j'essaie de survivre, etc. Quand je poste sur un blog par rapport à un avis critique sur quelque chose (ça va du blog musical à un message plus axé sociéto-politico-je-ne-sais-quoi) je laisse mon VRAI nom dessus. Il faut que j'accepte que les gens ne sont pas comme ça, que ces mêmes gens qui se plaignent de la "fausseté" du web y participent. Et ça, ça me complique la vie et ça me met le neurone en ébullition. Pour le blog en question ça m'a fait de la peine, mais vraiment beaucoup (parce que je suis une gourde incurable qui s'attache aux gens et qui ferait mieux de s'en tamponner comme tout le monde), surtout que j'y ai lu un truc dans les commentaires je crois (que j'ai pris un peu pour moi par ricochet) qui m'a renseignée sur le fait que non, vraiment, le vernis craquait vite, je m'étais certainement trompée dans les grandes largeurs. J'ai relu 2 ou 3 fois le message, j'ai accusé le coup et j'ai décidé de laisser tomber.... à contre cœur. Tant pis. C'est vraiment dommage, mais ce n'est visiblement pas la personne que je cherche pour compléter mon "univers de gens que j'aime", même si j'y ai cru très très fort pendant un moment tellement ça avait l'air d'être exactement ça. Je préfère avoir de la peine maintenant que m'en rendre compte encore + tard


Sinon je suis une tache en matière d'informatique comme vous le savez déjà, mais Orange ne m'aide pas du tout. Pendant des mois et des mois je n'ai pas pu me connecter à mon espace perso. De guerre lasse je suis passée par incredimail pour récupérer ma messagerie... sauf un compte dont j'avais oublié le mot de passe (j'ai un peu la mémoire du poisson rouge pour les mots de passe). Je viens de le retrouver, et donc de retrouver de vieux messages....
Il y a quelques temps, j'étais amie avec une fille. Je croyais que nous étions amies. Elle m'a raconté plein de choses, et moi je l'ai crue (gourde 9.0 record galactique vaincu, mondial ce n'était pas assez). J'ai tout cru, quand elle me parlait de son manque d'argent, de ses soucis de santé, de son mode de vie. J'ai accepté de devenir la marraine "virtuelle" de sa fille. Et ? Oh pareil, le vernis a craqué, pour quelqu'un en manque d'argent je trouve qu'il coule plutôt à flots chez elle (de très très gros bouillons même, le Niagara c'est du pipi de chat en comparaison, je me contenterais volontiers des miettes). Son mode de vie ? du pipeau ! Pour une fille qui m'avait dit ne pas boire d'alcool je découvre finalement sur un site que ses 2 boissons préférées sont 2 alcools forts, que pour une fille pudique et très coincée-religion-bible-au-pied-du-lit elle pose sur le web dans une tenue heu... bon... (même moi qui suis tout sauf coincée ça m'a coincée c'est dire, elle aussi a du se dire que ouh la et a fermé l'album...tu m'étonnes....), sa santé : des mensonges aussi (une vérité bien détournée). Pour sa fille les messages sont devenus des requêtes hyper précises, pour les cadeaux s'entend. Moi j'aurais aimé recevoir de jolis dessins, et quelque chose de personnalisé (au lieu d'avoir un lien web et à moi d'aller lire dessus, comme tout le monde, rien de spécial pour marquer que je suis la marraine). En fait je n'ai été qu'une vache à lait, quand il s'agissait d'offrir quelque chose il ne restait bizarrement que des choses hors de prix sur la liste. Alors j'achetais quand même, en me privant sauvagement et en subissant les foudres de Mr, parce que sa mère me disait à quel point la petite en rêvait. On m'a bien fait entendre que non, les choses faites main "on n'aime pas". J'ai fini par couper les ponts quand elle m'a prise pour vraiment trop conne. Même moi j'ai mes limites. Me dire que son mobilier a gelé dans le déménagement et qu'ils n'ont plus rien (vous le saviez vous que les chaises de cuisine ça gèle ? non parce que je l'ai appris comme ça... je dirais bien LOL mais je n'ai pas envie de rire), ça a été le "too much" du truc. Comme le blabla sur ses soucis de chauffage alors que j'apprends finalement dans un autre message qu'elle a 3 modes de chauffage chez elle (et que moi j'ai gelé tout un hiver sans chauffage du tout et qu'elle s'en tapait comme de l'an 40). Alors est-ce que je lui en veux de m'avoir menti et arnaquée ? Non pas vraiment, même pas, pas le temps pour ça, plus le temps, plus l'énergie non plus. Est-ce que je lui en veux de m'avoir laissé dépenser de l'argent que je n'ai pas pour essayer de lui remonter le moral et faire plaisir à sa fille ? Non plus, c'est bien fait pour moi. Je n'ai qu'à arrêter de croire les gens. Elle a profité de moi parce que j'ai été stupide. C'est à moi que j'en veux. Mais ce qui m'a fait le + mal c'est de voir dès la réception de mes derniers cadeaux pour sa fille (avec un merci tiède) qu'ils étaient revendus illico presto sur le bon coin (pourquoi avoir fait une liste alors ?) sans la moindre honte pour aller chez Mickey (sans se soucier du fait que du coup ben j'étais sévèrement dans le rouge, et que j'ai du revendre quelque chose que j'aimais très fort pour combler le trou abyssal).... J'avais juste tiré un trait mais pompon cette semaine en découvrant dans les messages que j'ai enfin pu récupérer (parce que j'ai retrouvé mon mot de passe ...14 mois après, je suis douée je vous ai dit) la dernière félonie. J'ai économisé des mois et des mois pour lui offrir une poupée qui m'a coûté un rein, un bras, et un œil. Elle la voulait, elle la voulait voulait voulait.... je la lui ai offerte. Pourtant j'en avais repérée une dont moi je rêvais. Même prix. Je l'ai faite passer avant moi, comme toujours. Et celle que je lui ai offert, j'aurais adoré l'avoir aussi... Le lendemain de la réception au lieu de me remercier elle me faisait un message que je viens de trouver, en me disant que oh non, finalement elle ne l'aime pas, elle l'a échangée pour une autre qu'elle aime mieux... et que "ça ne va pas te fâcher hein ? bon sinon tu peux maquiller les poupées de mes filles ?". Ben non. Non je ne suis pas fâchée, je suis fatiguée. Il y a des gens qui ont toujours eu tout ce qu'ils veulent dans la vie, et sont habitués à ce qu'on le leur donne, peu importe qui ou comment, peu importent les dégâts que ça fera autour. Il ne leur manque que 2 choses finalement à ces gens : un cœur et du tact. Un minimum. Et non je n'allais pas maquiller gratuitement les poupées de ses filles. Avec tout l'argent qu'elle a, elle peut payer quelqu'un, et les demandes à la chaîne, ça va bien. Stop. Heureusement que je n'avais pas eu ce message à l'époque, je me serais effondrée....  Je vais dire quelque chose que je ne dis pas souvent mais je n'ai pas regretté un seul instant d'avoir coupé les ponts. J'ai juste eu de la peine à cause de la petiote, mais en réalité je n'ai pas été sa marraine, juste une cagnotte.

En même temps pour enfoncer le clou il y avait aussi dans les messages un court mot du type qui m'a détruit le moral et la santé, message plein d'ironie avec le recul, où il m'assurait que nous serions toujours proches, peu importe la distance. Je voudrais pouvoir en rire, oh que oui. Encore que finalement je n'en suis pas si loin. Ma progression en la matière est fulgurante. J'ai fait mon deuil, peu importe ce que ça m'a coûté

Leçons retenues : j'ai bien sûr détruit les messages, je ne lui adresserai plus jamais la parole à cette fille, je ne peux pas parler avec quelqu'un qui m'a menti sur vraiment tout. Maintenant quand quelqu'un voudra entrer dans ma vie je vais faire ce que je n'ai jamais fait : un checking très poussé, sur le web et partout, pour voir si la personne est bien celle qu'elle me dit être. J'ai testé ça aussi avec un "ami" sur Toulouse, qui n'était pas celui qu'il prétendait être (je n'ai pas beaucoup de chance avec Toulouse en fait), j'ai fait un aller-retour pour rien et dans la douleur. Et surtout qu'on ne me demande plus jamais d'être la marraine d'un enfant. Je me demandais pourquoi toutes ses précédentes marraines avaient renoncé. Je vois mieux maintenant. Etre la marraine d'un enfant, c'est être la pour lui, dans la vie je veux dire, tout du long, enfant comme ado et adulte, ça rassure, ça console des chagrins d'amour, ça épaule, ça saute dans les flaques pieds nus, ça a les yeux qui piquent quand l'enfant devient adulte,.... j'en sais rien... mais c'est tout sauf une pompe à fric. J'ai testé 3 fois, 3 fois ça a été exactement la même chose. Et pas de la part de gens qui auraient "besoin" de me ponctionner (moi ou quelqu'un d'autre), non non, de gens qui ont déjà largement 10 fois + que les autres. Donc plus jamais je ne prendrai le risque, parce que très bêtement moi je m'y attache très fort à cet enfant, pendant que ses parents s'attachent à mon porte-monnaie. Le lien est aussi puissant, mais pas équitable du tout

J'étais déjà un peu fragilisée, je ne parlais pas beaucoup mais j'ai eu le coup de grâce il y a 3 jours. Je vous ai déjà parlé (sur ce blog ou le précédent, je ne sais plus) du type qui a partagé ma vie il y a trèèèès longtemps, et qui avait un petit garçon. Je m'étais très honnêtement + attachée à ce petit bout qu'à son père, mais j'étais prête à vivre ma vie avec lui et à le rendre heureux. Sauf qu'il est parti, comme on part chercher des cigarettes. Et puis j'ai retrouvé son fils (enfin on s'est croisés et oups il m'a reconnue) il y a quelques temps. J'ai eu le cœur qui a fait boooooum, j'ai pleuré, tout est un peu remonté d'un coup. J'ai pacifié la chose tellement bien que nous avons papoté assez régulièrement, et que quand j'ai recroisé son père totalement par hasard (le destin est "facétieux" en ce qui me concerne) ça a été comme sur des roulettes. J'étais contente, de temps à autres je recevais des nouvelles du "petit". Oui bon, ok, c'est un adulte qui ressemble à un gros videur de boite de nuit mais pour moi c'est toujours le bébé de 7 ans dont je consolais les chagrins (vous voulez qu'on reparle de ma stupide sentimentalité ou c'est bon ?). Et puis plus rien. Il allait se marier, visiblement elle attendait un enfant, et moi j'étais toute contente. C'est con, je sais. Sauf que plus rien de rien. Et puis ce mot, il y a peu. Un mot tout bizarre, un mot triste, un mot.... fatigué, au point que tous mes radars se mettent en alerte. Il n'est visiblement plus marié, et il n'y a pas de bébé. Il a l'air... je ne sais pas.... je dirais bien qu'il a l'air "loin" mais je ne pense pas que les gens comprendront. Je n'ai pas osé demander. Parce que je n'ose plus à cause de gens comme celui dont j'ai parlé au début. J'ai évité le très nul "ça va". Non, ça ne va pas c'est évident, on va zapper les politesses insipides. Il noie le poisson, et comme je ne sais pas quoi lui dire, je lui dis que je suis là, s'il a besoin de quoi que ce soit, de parler, d'une aide autre, je n'en sais rien. Juste de retenir que je suis là/dispo 24/24.... j'essaie désespérément de lui tenir la main parce que j'ai un peu peur. Plus rien à nouveau. Il y a 2 semaines il m'écrit à nouveau et j'arrête l'apnée, je fais ouf. Un ouf de courte durée, il me demande si je peux faire circuler un truc (une histoire de bougie pour les gens touchés par le cancer). Je dis oui, je dirais oui à n'importe quoi ou presque en fait pour le voir heureux. Il me dit que je ne peux pas comprendre ...si hélas, mais ça il ne le sait pas et n'a pas besoin de le savoir, je ne lui ai pas raconté ma vie juste les très grandes lignes (mais il sait que je donne beaucoup de mon temps pour accompagner des gens qui en ont besoin)... je lui demande s'il est touché de près par le sujet, j'ai peur... il me dit oui. J'ai cru que le ciel me tombait sur la tête. Je me suis obligée à lui demander avec un gros nœud au ventre "toi ?" et il me dit non. Je respire à nouveau, mais il y a un silence gêné. Je pense peut-être à celle qui est (a été/aurait du être ???) sa femme. Je lui dis quelqu'un de proche...mmm...ah.... que je connais ? Il me dit oui. Dans ce cas il n'y a que 3 solutions, il ne reste que sa mère, son père et sa sœur. Je lui demande si sa sœur va bien. Il me dit oui, on ne se parle plus mais elle va bien. Ah... un des tes parents ? Oui *très gêné, d'une toute petite voix*. J'ai compris. Il y a 3 jours il m'a demandé si je serais là si besoin. J'ai dit oui. Je serai là

Alors voilà... je sais bien que son père s'est comporté comme une merde (et je suis gentille) avec moi. Je sais que je devrais lui en vouloir et ne rien lui souhaiter de bon. Mais là je suis la fille tellement conne qu'elle a rendu des services à l'ex de ce type, même après qu'il m'ait laissée choir comme une bouse..Je serai garce une autre fois, pas là. Alors si pour une fois mon karma à 800.000 points pouvait me servir à quelque chose ben je voudrais juste qu'il guérisse, quitte à ce que mon karma retombe direct à zéro, parce que je n'ai même pas de haine pour lui. Je ne lui en veux plus depuis longtemps, j'ai juste des regrets sur ce qui aurait pu être et n'a pas été. Je ne veux pas que son fils subisse ça, il a déjà l'air d'avoir bien dégusté cette année. Alors je lui ai dit que je serai là et que ce ne sont pas des paroles en l'air, s'il a besoin d'un soutien moral ou autre. C'est tout. Il m'a dit merci. Depuis je n'ai plus de nouvelles. Je pense qu'il se disait que son père et moi, ça pourrait le faire à nouveau. Un rêve de bébé devenu grand. Sauf que non. JAMAIS. Quand quelqu'un sort de ma vie et veut y revenir, je sais que c'est pour une seule raison (la personne a besoin de moi, je suis une roue de secours) et dans un seul but au final (finir l'entreprise de démolition commencée la 1ère fois). Un ex porte bien son nom : EX. Pas de seconde chance

Donc bon, en ce moment je sors, j'essaie de m'occuper les doigts, le cerveau, j'essaie de meubler tout mon temps de façon anarchique et désespérée, mais c'est un peu (beaucoup, à la folie) pour tenter de court-circuiter mon cerveau qui a décidé de se mettre en accord avec mon cœur pour me torturer. Petit chagrin sur petit chagrin, ça finit par peser lourd. J'ai essayé de vider le sac, on verra si ça rend les choses + faciles. Ou pas. Sinon on remettra des photos de chats et de fleurs, en attendant que l'orage passe, s'il veut bien passer

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